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Deux ogres à l'agonie

Englués dans le ventre mou de la Primera depuis deux ans, les deux monstres sacrés du football argentin peinent à retrouver leur standing. Le Superclasico de ce soir n'aura d'ailleurs aucune influence sur la fin du championnat.

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Il est loin le temps où les papelitos rouge et blanc s'entremêlant avec ceux des ennemis bleu et or annonçaient un duel décisif entre les deux plus grandes équipes du pays. River Plate et Boca Juniors se retrouvent en fin d'après-midi sur la pelouse du Monumental pour un Superclasico édulcoré où la présence de vieilles gloires –Ortega et Almeyda d'un côté, Palermo et Riquelme de l'autre– ne suffit plus à panser les plaies de deux clubs qui n'ont plus atteint les sommets nationaux depuis deux ans. Le dernier coup d'éclat des Millonarios remonte à juin 2008, avec un trente-troisième titre de champion à la clé, les Bosteros se contentant de la place de dauphin. Lors du tournoi suivant, ces derniers s'emparent du titre, tandis que River Plate, qui achève le championnat à la... dernière place, a déjà entamé sa descente aux enfers. Depuis, en trois tournois, les deux formations n'ont jamais terminé au-dessus de la huitième place.

Chute libre entre ennemis

Absent des coupes continentales, Boca et River se sont empêtrés dans une crise dont ils semblent incapables de trouver l'issue. Changement de président (Daniel Passarella a remplacé le très contesté José Maria Aguilar, qui a légué une dette abyssale aux Millonarios), valse d'entraineurs (Simeone, Gorosito, Astrada, Cappa à River, Ischia, Basile, Alves, Borghi à Boca) et chamboulement dans l'organigramme (Bianchi, nommé manager de Boca début 2009, a renoncé à son poste en janvier 2010) n'y font rien : les résultats en dent de scie rythment inlassablement la vie des deux clubs porteños depuis plusieurs mois. Les dirigeants ont promis de redonner leurs lettres de noblesse à des centres de formation qui ont vu éclore les Saviola, Mascherano et Higuain du côté de Nuñez et les Riquelme, Tévez et autres Gago du côté de la Boca. Négligées voire bâclées ces dernières années, ces usines à champions ont perdu de leur superbe. L'avant-centre platense, parti fin 2006 au Real Madrid en compagnie du milieu boquense, successeur désigné –un peu vite– de Fernando Redondo, reste la dernière grande trouvaille du football gaucho. Formateurs en manque de moyens, détection moins poussée, joueurs vendus en Europe dès qu'ils sont cotés sur le marché, expliquent cette décadence formatrice, essence des deux clubs jusqu'à présent.

Une bouée de sauvetage dans un océan de tracas


Aujourd'hui, les deux géants se contentent d'observer impuissants des petits clubs comme Banfield ou encore Argentinos Juniors (les deux derniers champions) jouer les premiers rôles. La semaine dernière, le coach millonario, Angel Cappa, a été prié de quitter le club au cœur de la tempête et Claudio Borghi, son homologue xeneize, au bord du gouffre depuis plusieurs journées, ne devrait pas résister à une défaite face au rival éternel. Juan José Lopez, le responsable de la réserve, a été nommé à la place de Cappa et dirigera cet après-midi son premier match en première division... Actuellement dix-septième, avec une moyenne de 1,146 point engrangé sur les trois derniers tournois, dont celui en cours, River Plate, menacé de relégation (si le club ne remonte pas au classement d'ici cinq journées, il devra jouer un match de barrage contre le quatrième de deuxième division à l'issue de la saison) joue davantage que Boca Juniors (loin de la zone de relégation, malgré sa quinzième place, grâce à une moyenne de 1,404 point sur les trois derniers tournois) dans cette rencontre. Martin Palermo jure que même aujourd'hui, « gagner le Superclasico, ce n'est pas déterminant. Battre River ça ne va pas sauver notre année » . Néanmoins, les joueurs des deux institutions savent combien une victoire dans le Superclasico leur donnerait de l'air pour achever un peu plus sereinement une nouvelle saison chaotique. Et faire de nouveau briller, ne serait-ce que l'espace de quelques jours, les yeux de leurs supporters.

Alejandro Carbone, à Buenos Aires

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