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  2. // Mozambique/Bénin (2-2)

Deux impairs partout

Trois buts pour les gardiens, un C.S.C. Mozambique-Bénin, match vraiment étrange. Un seul vainqueur ce soir, le goal-average.

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Mozambique - Bénin : 2-2


Buts : Lobo et Fumo pour le Mozambique - Omotoyossi et Khan pour le Bénin

Ni le match le plus sexy sur le papier, ni le plus beau sur le terrain. Normal pour le spectateur avisé, qui sait qu'il a affaire à deux bizuths. Ce soir, Mozambique et Bénin sont en quête de gratitude. 4ème participation pour les Mambas. 2ème seulement pour les Ecureuils du Bénin. Et jamais ils n'ont mieux fait que le premier tour. Colocataires de l'Egypte et du Nigéria dans le groupe C, rouges et jaunes jouent déjà leur va-tout.

Mais comme trop souvent dans cette CAN, les gardiens sont en soldes. Et ce soir, ça ne loupe pas. Sur l'une de ses premières sorties, le portier du Mozambique, Kapango, 100 kilos environ à la pesée, se troue à la vitesse d'un train de marchandises. Au lieu d'attraper la gonfle, il embarque le messin Omotoyossi. Qui se fait justice soi-même plein centre, après avoir arraché le ballon des mains de Sessegnon (13è). Le Mozambique ne faisant pas les choses à moitié, il en offre un deuxième au Bénin quelques minutes plus tard. Archi-dominateurs, le duo Sessegnon-Omotoyossi squatte la surface des Mozambicains. Sur un centre brouillon, Dario Khan veut dégager les siens, mais ne trouve que son petit filet. 0-2 logique.

La métamorphose des lusophones est venue de Djidonou. Yoann de son prénom. Footballeur béninois, il joue au poste de gardien. Et à lui tout seul, il permet aux Serpents de revenir de nulle part. Coup de pied de coin gauche. Djidonou se déchire. Le ballon revient sur par miracle sur la tête de Miro Lobo, qui la passe en force derrière la ligne. 2-1 inespéré qui mérite son pirouette arrière. Classique de la CAN effectué par Lobo. Jusqu'à la mi-temps, le scénario reste inchangé. En revanche, la deuxième est à l'avantage des revenants. Sur une énième banderille, ils poussent Djidonou à sortir de sa surface pour dégager en hâte en touche. Bien malin, le ramasseur de balle fait la diff'. Il rend la balle avant que le gardien n'ait le temps de rentrer à la maison. Centre élémentaire et frappe dans le but vide. 2-2. Circulez, il y a plus rien à voir. Ou presque. Quelques beaux mouvements mozambicains promesses d'un milieu de terrain potable, deux sauvetages inouïs, un pour Kapango, un pour Djidonou. Mais surtout le fait du match a lieu à quatre minutes du terme. Sur un ballon anodin-une passe en profondeur loupée- Kapango le mozambicain tente un soleil au dessus du ballon. Mais le poids du corps et l'attraction terrestre en décident autrement. La tête touche le ballon, les cervicales prennent et l'attaquant est à deux doigts de reprendre la balle dans les buts vides. Le résumé de la rencontre.



Egypte-Nigéria / 3-1 : Le sphinx renaît de ses cendres


Buts : Meteab, Hasssan, Naguy pour l'Egypte. Ogbuke pour le Nigeria.


Aucun round d'observation dans le groupe C. Dès la 1ère journée, les deux malabars le Nigéria et l'Egypte s'affrontent. Sur le terrain, même topo. A peine le temps de se jauger, de faire comme les grands, que le Nigéria décide de faire ce qu'elle fait de mieux : la frappe de mule. Chinedu Obasi hérite du ballon aux 35 mètres, avise le défenseur, le crochète et lâche un calot du gauche flashé à 100 kilomètres heure. Ca souffle sous la permanente de Hassan Shehata. 0-1 plutôt contre le cours du jeu. On est à la 12ème et le Nigéria essaye de saler la note. L'équipe s'étire, se tend, utilise les ailes à excès et ce qui devait arriver arriva. L'Egypte rend la pareille en égalisant en contre. Sortie à l'africaine du gardien des Super Eagles, Enyema. Meteeb plus rapide le met dans le vent sur sa première touche et marque dans le but vide. Puis plus rien à l'exception de quelques frappes rasantes de part et d'autre à l'entrée des surfaces de réparation. Mi-temps. Place aux vuvuzelas. Les tribunes sont deux fois plus garnies qu'au début de la rencontre. Journée porte ouverte à Benguela aujourd'hui. Les autorités ont enfin compris que déficitaire pour déficitaire, autant avoir du monde.

Sur ces considérations, la deuxième mi-temps reprend. Les deux onze ont retenu les leçons des 45 premières minutes. Dominer n'est pas marquer. A ce petit jeu, les Pharaons sont plus patients. Appliqués et plus expérimentés, ils défendent mieux que leur vis-à-vis et attaquent mieux aussi. Notamment côté droit grâce à Saïd et Fathi. C'est là que part le deuxième but qui finit par une passe de Zidan pour Ahmed Hassan, qui croit-on lâche un missile pleine lulu. En fait le ballon est contré par Taïwo. Le résultat est le même. Et jamais le Nigéria ne reviendra. Les doubles tenants du titre manquent l'occasion prendre les 3 points à plusieurs reprises. Paradoxalement, c'est au moment où Obi-Mikel et consorts en voyaient le bout qu'ils prennent le troisième. Sur une action assez similaire aux précédentes, l'entrant Naguy Gedo trouve la mire d'une frappe de loin à ceci près qu'elle est à ras de terre. La messe est dite dans le groupe C. L'Egypte terminera première du groupe C, le Nigéria second. Le Nigéria a opposé le physique à l'expérience. Pourtant les fables nous apprennent qu'entre la jeune poule et le vieux renard, c'est toujours le canidé qui gagne.



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"Comme trop souvent dans cette CAN" ? On veut nous faire croire que les défenses et les gardiens des équipes africaines ont déjà été bon un jour ou quoi ? Faut arrêter de se leurrer. La rigueur défensive des équipes de cette Coupe des proche du néant, les gardiens sont bidons, et c'est pas nouveau hein. Et puis même, le niveau d'ensemble est assez médiocre. Passes ratées, centres au troisième poteau, aucune tentative de construction, passes aveugles vers l'avant, bref, on s'en remet souvent à l'exploit individuel et la qualité technique de l'un ou l'autre. C'était déjà le cas en 2008, et d'après Egypte-Nigeria et les descriptifs de sofoot, c'est encore le cas cette année. Le fait de jouer à domicile pourra être un atout en juin, sinon je vois le tarif habituel pour les équipes africaines : un seul représentant en huitièmes.
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