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Deschamps, meilleur ouvrier de France ?

8 mois, 8 matchs et déjà, quelques enseignements. Arrivé à la tête des Bleus le 8 juillet 2012, Didier Deschamps a déjà imposé sa patte sur une équipe de France qui accueille l’Espagne ce soir, avec un bon espoir de se rapprocher du Mondial 2014 au Brésil. On fait le bilan, calmement.

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Il existe deux types d'ouvriers du bâtiment. Il y a ceux que l'on engage dès la fin de l'hiver, dans l'espoir d'avoir une terrasse toute fraîche pour l'été, mais qui, à cause d'une passion dévorante pour le retard et la procrastination, livrent la commande en même temps que le Père Noël livre ses cadeaux. Puis il y a les autres, ceux qui retapent une boutique en deux jours, dans l'urgence mais avec de belles finitions, parce qu'il le faut et parce que c'est mieux comme ça. Didier Deschamps est de ceux-là. « J’ai compris très tôt que je n’avais pas le niveau pour changer le cours d’un match. Mais dans le football, il n’y a pas que des architectes. Moi je n’avais pas la capacité d’être un architecte. Donc j’étais un maçon » confiait DD dans le So Foot n°100. Au milieu de terrain comme sur son banc de touche, le Basque est plutôt à l'aise lorsqu'il s'agit d'empiler les parpaings. Entamé il y a huit mois, le chantier du sélectionneur national prend une bonne tournure. L'inauguration prévue au Brésil en 2014 est toujours au programme.

A peine arrivé, déjà dans l’urgence


Un petit mois et un petit match amical face à l'Uruguay (0-0). Voilà à quoi Didier Deschamps, engagé par la FFF sur deux ans plus deux reconductibles, a eu droit pour préparer sa mission Coupe du Monde 2014. Au sortir de l'Euro 2012 qui, de son propre aveu, « n'était pas son aventure » , DD récupère une équipe sans génie et dont tout le monde s'accorde à dire qu'une défaite en quart de finale contre le futur vainqueur de la compétition n'est pas un mauvais résultat. Soit. Mais quelques mois plus tard, au moment de croiser une nouvelle fois le fer avec la Roja, la manière d'aborder le match est différente et la France sans complexe. Au menu, à Madrid, pas d'empilage de latéraux façon Laurent Blanc mais un onze hargneux et efficace venu vendre chèrement sa peau. Une équipe loin d'être souveraine mais bâtie dans la pire urgence : celle du résultat. En quête d'une osmose rapide, DD met ses joueurs dans les meilleures dispositions et donc, choisit de les faire jouer là où ils se sentent à l'aise. Mais plus que tactique, le premier pansement fixé par Deschamps sur les plaies de l'équipe de France concerne l'aspect mental. DD leur insuffle ce qu’il a su faire de mieux au cours de sa carrière d’entraîneur et de joueur : gagner.

Grâce monsieur Deschamps, vous êtes un winner


Car c’est aussi ça, Didier Deschamps : un champion. Un mec qui pèse une Coupe du Monde, un Euro, 2 C1 (cinq finales en tant que joueur, une de plus sur le banc de l'AS Monaco) et des championnats à la pelle. Pour Deschamps, gagner et ramasser des points sont une constante, encore plus dans les derniers instants - les amoureux de l'OM notamment le savent -, alors rien d’étonnant au moment de savourer ce match nul à l'arrachée aux airs de victoire fondatrice face à l’Espagne. Ces premiers obstacles passés, Deschamps peut se poser et commencer à dessiner les premiers traits d’un système-type plus qu’une équipe-type. Ce n’est un secret pour personne, le Basque a toujours aimé avoir un milieu de terrain fourni. « Il y a toujours besoin d’agressivité et de densité physique. Ce n’est pas ça qui fait gagner les matchs, mais il faut avoir de la présence athlétique, car le haut niveau, ce sont d’abord des duels » affirme t-il.

Comme béni par les dieux du ballon rond, Deschamps tombe sur un Matuidi exceptionnel – à défaut d’avoir ressuscité Abou Diaby, mais ça, même les Dieux n’y peuvent plus rien – fait de Cabaye l'un de ses hommes de base et alterne entre les hommes en forme, Capoue un temps, Gonalons et dernièrement Pogba pour blinder son secteur clé. Offensivement, il a réussi à caler Ribéry à gauche et à faire de son entende avec Mathieu Valbuena un élément clé du système tactique des Bleus. Tout n’a pas toujours été brillant, notamment avec Karim Benzema, muet avec le nouveau sélectionneur, mais Didier ne surjoue pas. Surtout, il ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas. « C’est magnifique Barcelone. Mais pour arriver à ces automatismes, il faut du temps et les joueurs : je n’ai ni l’un, ni l’autre. C’est bien d’être admiratif, de prendre Barcelone en exemple, mais est-ce qu’il existe ne serait-ce que des clubs capables de faire la même chose. Je n’ai pas envie de faire une mauvaise copie. » racontait-il dans le So Foot n°100. Au fond, Deschamps n’imite personne sauf Deschamps. Il danse, comme souvent, entre le 4-3-3 et le 4-2-3-1 et gagne de manière insolente, comme dans un jeu vidéo dont on maîtrise trop bien les codes. Une brique supplémentaire ce soir et DD pourra enfiler le col tricolore des meilleurs ouvriers de France. Et ça, ça ira parfaitement avec son teint rosé.

Swann Borsellino
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