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Deschamps lexical

Ce match contre l’Uruguay est le premier d’un nouveau sélectionneur, Didier Deschamps, donc d’un nouveau discours. Enfin...

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Il est tout nouveau, tout beau, Didier Deschamps, et pourtant, il donne l’impression d’avoir toujours été là. Sélectionneur de l’Equipe de France, le costume lui va à ravir, et paraît même avoir été confectionné pour lui, sur lui. Deschamps à la tête des Bleus, c’est plus qu’une évidence. Et si ce n’est pas non plus la providence, Didier donnait l’impression de l’être sans y toucher depuis 1998 et son rôle de relais préféré d’Aimé Jacquet. Mais c’est bien aujourd’hui, ici et maintenant, qu’il est assis sur le fauteuil de ses responsabilités. Lui, et personne d’autre. Car non, ce n’est plus son pote Laurent Blanc et toute la France 98 qui va avec, et encore moins Raymond Domenech, et toute la France qui allait contre. Non, le patron, aujourd’hui, c’est Didier. Super.

Pour la France du football, avoir un nouveau sélectionneur, c’est un peu comme avoir un nouveau Président, et on ne dit pas ça uniquement parce que Dédé succède à Lolo. C’est un peu comme avoir un nouveau Président parce qu’on est là aussi élu sur un programme, des idées, une campagne et une carrière. Tout cela ne pouvait qu’amener Didier Deschamps à monter un jour sur la plus haute marche du trône. Ses idées, son palmarès et sa carrière, on les connait. Et sa campagne, elle, consistait surtout à faire en sorte d’être disponible après cet Euro. Pas très compliqué, en tout cas moins que de mettre justement cet Euro derrière nous ; il est décidément difficile d’oublier certaines choses aussi vite que l’on aimerait. Parce que tout Didier (son palmarès, son réseau et son gel) que puisse être Deschamps, sa première mission consiste avant tout à faire ce que doit se coltiner tout sélectionneur des Bleus depuis un trop long moment : effacer des mémoires ce qu’il s’est passé sous le précédent.

Pansements sur une jambe cassée

Sa manière de gouverner est ainsi dictée par la force des évènements passés et par la conviction d’être l’homme qui peut maintenant nous éviter de les revivre. Plus jamais ça. Ou le devoir d’être celui sous lequel l’Equipe de France va filer à la brosse, et l’espoir d’être celui qui sauvera le football d’une crise encore plus critique que la crise, puisque morale au lieu de financière. Pour ses premiers jours à Clairefontaine, Didier Deschamps a donc exposé de quoi sera fait son mandat, avec un slogan, un programme, et des mesures. Un slogan donc, sous la forme de trois mots clés : « Respect, humilité, plaisir » . un programme, exposé comme tel : « Mon objectif, entrainer pour gagner. Gagner au niveau international est très difficile. Pour cela, il faut des joueurs qui aient cet esprit-là. Il s’agit d’avoir beaucoup d’exigence, haïr la défaite, tout donner à chaque fois pour obtenir le meilleur résultat et se donner les moyens. Chaque fois qu’ils viendront ici, ils devront se mettre dans les meilleures conditions possibles, dans le corps et dans la tête » .


Des mesures qui ont pris effet aussitôt prononcées : amendes doublées et appliquées dès la première minute de retard, plus de téléphone autorisé dans les lieux de vie commune, et bien sûr, pas de casque en public. Bien entendu, au fond de lui, Didier sait bien qu’il s’agit ici d’effets d’annonce, et peut-être même de pansements sur une jambe cassée, mais le but est d’afficher ses idées, de trouver les mots et les symboles pour les représenter et surtout, surtout, de donner l’impression d’y croire. Car ce France-Uruguay a beau être un match du 15 aout, il est grand temps de faire comprendre à tout le monde, et en particulier aux joueurs, que maintenant les conneries de bus et tout ça, c’est fini. Voilà, tout le monde Deschamps.


Par Simon Capelli-Welter
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