Deschamps : « Le bilan n'est pas bon »

La trêve internationale prend fin. L'OM va retrouver une cadence d'un match tous les trois jours. Si l'on rajoute les polémiques du PSG-OM, on obtient un calendrier bien chargé. Didier Deschamps et Loïc Rémy sont prêts à y faire face.

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Si Didier Deschamps peut enfin compter sur un groupe au complet, il ne peut lui demander grand-chose à 48 heures du prochain match. Les joueurs de l'OM ont donc droit à une séance à la carte, où chacun peut choisir son atelier. Brandao opte pour l'adresse avec un panier à la verticale dans lequel il doit essayer de faire rentrer le ballon. Ce n'est pas évident certes, mais tout de même, Guy Stephan en rentre plus que lui. Remarque, l'instinct du buteur, c'est peut-être une affaire pour le staff de l'OM. Avec le variété club France mercredi, Didier Deschamps aussi a fait trembler les filets. Mais lorsqu'on évoque le sujet en salle de presse, il minimise : « La rencontre n'était pas télévisée, mes joueurs n'ont rien vu et c'est tant mieux » . C'est vrai qu'il y avait peut-être de quoi chambrer. Laurent Blanc et Alain Boghossian ont également participé à ce match amical. De quoi discuter dans le vestiaire ? «  On a parlé oui, mais pas de Gignac. Déjà que les journalistes ne font parler le sélectionneur que sur les joueurs qui ne sont pas sur sa liste, je ne vais pas m'y mettre aussi » .

Même s'il est souriant, Didier Deschamps n'est pas forcément heureux. Avec la trêve, il a eu l'occasion de faire un premier bilan de la saison de l'OM. «  Et il n'est pas bon. On a deux points de moins que l'an dernier, et même si l'on a aussi beaucoup moins de critiques – ça, je ne m'en plains pas - le compte n'y est pas. On traîne comme un boulet nos deux défaites inaugurales » avertit le double D. Le fameux PSG-OM vient alors sur le tapis. Le coach phocéen tape son pupitre en bois comme pour signifier dans quelle langue il allait parler. Les plumitifs ont beau tenter de lui tirer les vers du nez avec des questions détournées, rien ne le fera sortir du discours policé : « Mon sentiment, c'est que je trouve ça très regrettable, très triste, qu'un match de gala comme PSG-OM se déroule sans les supporters. C'est important qu'il y ait des supporters. C'est un spectacle, il faut des spectateurs. Maintenant on va voir ce qui va se passer. Mais je ne veux pas anticiper les choses, j'ai 6 matchs à disputer avant » . Oui, mais est-ce qu'au moins, il sera consulté ? « On peut me demander mon avis ou pas. C'est une décision qui appartient à mes dirigeants » . Malgré tout, il reste de bonne humeur, trouvant une jolie formule pour parler de la concurrence ( «  les joueurs peuvent signer ailleurs s'ils en veulent moins » ) et doutant poliment de la capacité de Fabrice Abriel à jouer en sentinelle devant la défense.


Fort logiquement, le club a demandé à Loïc Rémy, l'homme qui a délivré la France contre la Roumanie, de venir également parler aux médias avant le match face à Nancy. Mais l'attaquant se fait attendre. Certains redoutent même qu'il (re)fasse le coup du report, comme pour lors de sa présentation à la presse cet été. Pendant l'entracte, le ton monte entre le journaliste du Canal Football Club et l'attaché de presse du club. Le premier est allé trouver André Ayew pour faire lui faire dire « c'est tout pour cette semaine, et c'est déjà pas mal » de la Grande Surface. Trop pour l'homme du club, qui se doit de tout contrôler. Bref, pas le temps de réagir, le numéro 11 débarque. Pour commencer, il évoque bien évidemment sa joie du but au stade de France : « J'ai juste laissé exploser ma joie. C'était aussi pour montrer que le groupe vit bien (sic). Par rapport à ma marge de progression, ce n'est qu'une étape » . Bien évidemment, il est solidaire des supporters pour le prochain PSG-OM. Mais « de là à ne pas le jouer ... Ca dépend, si on ne nous enlève pas de points ... » . Avant de partir, la responsable de Panini France lui remet sa vignette en format tableau. Le joueur en serait presque ému, même si la mode des stickers semble appartenir à une époque révolue : «  Petit, je collectionnais les vignettes et maintenant je me retrouve dessus. Ca fait drôle. Mais franchement, c'est encore plus gratifiant de se voir dans un jeu vidéo. A chaque fois, je prends l'équipe dans laquelle je suis, je fais attention à mes stats. Cette année, j'ai vu qu'ils m'ont vraiment modélisé, que je n'ai pas le physique d'un joueur standard » . Une autre étape de franchie après le but décisif en équipe de France. Reste à confirmer contre Nancy samedi, puis en Champion's League.

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