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Deschamps aurait-il perdu sa bonne étoile?

À deux doigts du plus grand fiasco du football français depuis vingt ans, Didier Deschamps semble avoir été abandonné par sa veine légendaire. C’est con : l’équipe de France n’en a jamais eu autant besoin.

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Le 16 octobre 2012, peu avant 23h, on s’était tous dit : « Putain, il a encore la baraka ! » . L’égalisation signée Olivier Giroud, au bout du temps additionnel d’un déplacement en Espagne qui semblait parti vers son implacable verdict, avait ressuscité une légende tenace, mainte fois vérifiée : Didier Deschamps est décidément le type le plus verni de l’histoire du football français. Enfin, on se doit d’être plus précis : depuis un soir de novembre 1993 quand une frappasse de Kostadinov avait privé son équipe de France de la World Cup aux États-Unis. Clin d’œil cruel du destin, vingt ans plus tard, quasiment jour pour jour, la Dèche pourrait bien de nouveau être privé avec les Bleus d’un grand périple sur le continent américain, au Brésil cette fois. Entre la plus grande catastrophe sportive de l’histoire tricolore et ce spectre de devenir le premier sélectionneur à ne pas qualifier la France pour une phase finale depuis cette funeste soirée d’automne au Parc, c’est peu dire que Deschamps aura fait bosser sa bonne étoile plus souvent qu’à son tour.

Bien évidemment, on ne parle pas d’un tocard décérébré qui aurait juste eu l’incroyable veine d’être à chaque fois au bon endroit au bon moment. Non, Deschamps s’est souvent distingué par ses bons choix et sa capacité à occuper un rôle central là où ça se passait. À l’OM, la Juve ou chez les Bleus. Avec toujours cette capacité à se sortir juste à temps et sans trop de casse de certaines situations. L’affaire VA-OM ? Aucune trace. France-Bulgarie ? Aucune conséquence sur sa responsabilité dans ce fiasco. Les histoires de dopage à la Juve ? Une esquive, dans le feutré. Le naufrage des Bleus en 2002 ? Un arrêt malin deux ans auparavant le soir même de la conquête de l’Euro. Et le bougre a conservé la même maestria durant sa carrière d’entraîneur où chacun se souvient plus volontiers de ses succès monégasques, turinois et marseillais que des fins systématiquement bazardées avec ses différents clubs. Alors oui, quand Giroud a placé son coup de tronche victorieux, sans que Deschamps y soit pour grand-chose puisqu’il venait de faire entrer le Gunner uniquement sur blessure de Benzema, on s’était dit que le talisman du Basque marchait encore à la Wonder.

Qu’est-ce que Domenech aurait pris à sa place…

Sauf que depuis ce nul rempli de promesses, Deschamps semble avoir perdu la formule. En multipliant les défaites, lui le soi-disant tenant de la fameuse « culture de la gagne  » , un lieu commun en forme de paresse intellectuelle pour expliquer ses innombrables succès comme s’il suffisait qu’il apparaisse pour que le V de la victoire sanctionne la fin du match. Bilan : la Dèche facture juste le plus mauvais bilan de l’Histoire pour un sélectionneur de l’équipe de France. Et puis surtout, il y a ce sentiment de ne pas avancer d’un iota. Évidemment, le constat vaut pour la vie sociale de cette équipe qui, plus que jamais, fonctionne de manière clanique quand, par exemple, il suffit à Franck Ribéry d’adresser un clin d’œil appuyé en direction de Samir Nasri pour que le Citizen soit titularisé à la place de Mathieu Valbuena, pourtant le joueur le plus fiable sous son mandat. Des choix qui brouillent fatalement la construction sportive où l’on en est encore à s’interroger sur le système de jeu. Ou quand Deschamps, le type le plus pragmatique de la planète, paraît totalement paumé.


Tellement perdu même que le sélectionneur a dispensé un coaching d’une fadeur sans nom, entre un Sissoko entré à la 62e comme prévu alors même qu’une minute avant, les Ukrainiens avaient ouvert la marque, et un Nasri laissé en errance durant quatre-vingt minutes. On imagine ce qu’aurait pris Domenech avec pareil gestion. Bien sûr, le succès ukrainien a reposé aussi sur une certaine forme de réussite mais de la même façon que la chance passée de Deschamps n’a jamais été déconnectée d’une excellence certaine, l’absence de veine un peu nouvelle est forcément corrélée à une réelle faiblesse du moment. Une preuve ? Il fallait voir le regard de loser et le verbe hésitant de Deschamps en conf’ de presse jeudi dernier à la veille du match aller, comme une bande-annonce de la prestation du lendemain. Oraison funèbre ? Peut-être oui. Mais ce lundi, au pied du mur, le même Deschamps nous a paru plus animé, plus déterminé à l’heure d’évoquer la mission quasi impossible au Stade de France. Avec une vraie lueur de défi dans le regard. Ce ne sera peut-être pas suffisant. Mais à quelques heures du match, c’est une condition essentielle pour convaincre les siens de l’exploit. Et convoquer sa légendaire bonne étoile. Il n’y aurait pas de meilleur soir pour ça.

Par Dave Appadoo
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