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Deschamps à perte de vue

L’entraîneur de l’OM que l’on décrit comme indéboulonnable pourrait bien en fait ne pas résister à une rouste distribuée ce soir par le PSG au Vélodrome.

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C’est un canard russe, du nom de Sport Express, qui sort l’info en ce début de week-end. L’Anzhi Makhachkala ne va pas faire toute la saison avec Roberto Carlos en entraîneur-joueur. Pour le remplacer du nom un peu ronflant. Guus Hiddink, jamais bien loin quand il s’agit de gros sous serait en pôle. Mais dans la short-list il y a tout de même Didier Deschamps. Il y a de grandes chances pour que ce ne soit que pur fantasme. Mais comme bien souvent dans le football, une rumeur, ne serait-ce que par la source de l’ébruitement, est une information. Même très relative. Car l’aventure de Didier Deschamps à l’OM touche peut-être à sa fin, mine de rien. En cas de rouste reçue contre le Paris Saint-Germain, un scénario pourrait germer dans la tête des dirigeants marseillais.

Celui de proposer à leur entraîneur un deal proche de celui que Rolland Courbis avait accepté pour mettre un terme à son aventure phocéenne : après un match de Ligue des Champions contre la Lazio, le consultant RMC avait démissionné. Mais il n’était pas parti les mains vides. Des indemnités devaient lui être versées en trois échéances, s’il acceptait notamment de ne pas s’exprimer publiquement, histoire de ne pas perturber d’avantage le club. Évidemment, cette clause n’a pas mis longtemps à sauter. Si ressortir ce gadget confidentialité ne botte pas spécialement Vincent Labrune, le reste du scénario, en revanche, n’est pas jeté à la poubelle. En juin, en prolongeant jusqu’en 2014 son entraîneur tout en lui accordant une augmentation, Vince Vega pensait faire définitivement de Deschamps un intouchable aux yeux des autres pontes marseillais. Sauf que Deschamps, de l’argent, il en a, et ce qui l’intéressait vraiment, c’était les pleins pouvoirs. Et ça, il ne les a jamais vraiment eus.

Guy Stephan pour le remplacer?

A son arrivée, il voulait se séparer de Valbuena. Mais sa direction lui a vite fait comprendre qu’il valait mieux que le meneur de jeu et sa rémunération en cascade restent à l’OM. Il a voulu ensuite se séparer de Ben Arfa, qui a remis en cause son autorité devant le groupe. Mais au dessus de lui, on a avant tout pensé revente et donc privilégié le départ de Niang. Maintenant, il y a Gignac. Juste avant, il y a eu la saillie d’Anigo… qui a été frappé de la plus faible des sanctions par Labrune. Comme s’il fallait pousser Deschamps à bout. Les limites du système. Licencier Deschamps, c’est se priver de trois recrues potentielles au mercato tant ses indemnités sont importantes. Mais si le groupe le « lâche » comme on dit traditionnellement, comment ça se passe ? Guy Stephan reprend son tablier d’entraîneur et la Dèche bascule directeur sportif ? Avec Anigo dans le même bureau ?

S’il y a rouste contre Paris, Deschamps pourrait donc accepter le deal démission + chèque. Car l’entraîneur cultive son image, sa cote. Il sait qu’être licencié ou démissionner, ça n’a pas le même écho dans les championnats étrangers. Et il veut toujours entraîner un gros club. En mai dernier, il était monté à Londres rencontrer le board de Chelsea pour défendre sa candidature. L’année d’avant, il aurait confié que si l’approche de Liverpool lui était parvenue quinze jours plus tôt, il aurait probablement quitté l’OM après une seule saison. Alors même si le meilleur moyen de s’en sortir, c’est de faire remonter les Marseillais sur le podium, l’ancien capitaine des Bleus sait très bien comment ça fonctionne : en cas de volée, personne ne voudra endosser la responsabilité du fiasco à sa place.

Par Mario Durante
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