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Desabre : « Diriger une sélection, c’était mon ambition »

Depuis le 28 décembre dernier, Sébastien Desabre (41 ans) est le nouveau sélectionneur de l’Ouganda, devenant le premier Français à s’installer sur le banc des Cranes, qui disputent actuellement le Championnat d’Afrique des nations au Maroc. Le Valentinois, après avoir entraîné sept clubs en Afrique, va diriger une sélection, un objectif qu’il s’était fixé. Jeudi soir, contre la Namibie, l’Ouganda n’aura pas le droit à l’erreur.

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La défaite concédée dimanche contre la Zambie (1-3) oblige votre équipe à faire un résultat contre les Namibiens...
Oui, il faudra gagner si on veut espérer se qualifier pour les quarts de finale, car nous avons manqué notre entrée dans la compétition. Malgré une bonne première période, où nous avons laissé passer notre chance. À la pause, le score est de 1-1, alors que nous avions eu les occasions pour marquer d’autres buts. Ensuite, l’équipe a eu du mal à tenir physiquement.

Vous avez été nommé le 28 décembre. Cela ne laisse pas beaucoup de temps pour préparer une équipe...
En effet. Nous avons effectué un stage à Rabat, avec des matchs amicaux contre la Guinée (1-1) et le Congo (0-1), mais j’ai récupéré l’effectif tardivement, et je n’ai pas pu faire la préparation que je voulais. Mais il faut s’adapter. Si on bat la Namibie, qui vient tout de même de s’imposer contre la Côte d’Ivoire (1-0), nos chances seront intactes.


Que saviez-vous de l’Ouganda avant d’être choisi ?
C’est une équipe qui progresse. Elle a participé à la CAN au Gabon l’année dernière, elle a fait un bon parcours en qualifications pour la Coupe du monde, en terminant deuxième de son groupe derrière l’Égypte. L’Ouganda possède de bons joueurs, comme le gardien Dennis Onyango (Mamelodi Sundows, AFS) ou l’attaquant Farouk Miya (Standard Liège, BEL), qui sont les plus connus. Je vais apprendre à mieux connaître le pays et le championnat, puisque je vais m’installer à Kampala. L’Ouganda est un pays de plus de 41 millions d’habitants, il y a forcément un bon réservoir de joueurs. Je sais qu’il y a encore des choses à faire pour mieux structurer le football ougandais. Outre la sélection A et la sélection locale, j’aurai aussi en charge les moins de 23 ans, et un droit de regard sur les autres équipes.

Quelle est la durée de votre contrat ?
Trois ans. C’est ce qu’il faut pour mener à bien un projet. L’objectif, après le CHAN, sera de se qualifier pour la CAN 2019 et pour les Jeux olympiques de 2020.

« Il y a beaucoup plus de stabilité sur les bancs des sélections que sur ceux des clubs, où on veut des résultats tout de suite, où parfois, c’est la rue qui décide ! »

Cela faisait un certain temps que vous souhaitiez diriger une sélection. Votre nom avait circulé en Zambie, il y a deux ans...
Oui, c’était une ambition. Dans mon contrat à Ismaïly, j’avais fait insérer une clause stipulant que je pourrais partir en cas de proposition pour diriger une sélection nationale. Depuis que j’ai quitté la France pour entraîner l’ASEC en Côte d’Ivoire, je n’ai coaché que des clubs. Une sélection nationale, c’est autre chose, une autre façon de faire son métier. En Afrique, j’ai pu travailler dans des clubs soumis à une grosse pression : l’ASEC, Cotonsport Garoua au Cameroun, l’Espérance Tunis, le WAC Casablanca, Ismaïly où j’étais avant de signer en Ouganda. Cette pression, qui est souvent très forte, m’a fait progresser. J’ai beaucoup appris. J'avais besoin de cela.


La pression autour des sélections, notamment en Afrique, existe aussi...

Oui, mais elle est différente. Au WAC Casablanca, à l’Espérance, à l’ASEC, à Ismaïly, la pression est quotidienne, permanente. Un match nul est presque considéré comme une défaite. Avec une sélection, la pression est davantage étalée dans le temps. On a plus le temps de travailler en profondeur. Il y a beaucoup plus de stabilité sur les bancs des sélections que sur ceux des clubs, où on veut des résultats tout de suite, où parfois, c’est la rue qui décide !

Ces expériences dans des clubs exposés ont-elles fini par vous éprouver ?
Non, car c’est ce que je voulais quand j’ai quitté la France, en 2010. Je savais qu’en Afrique, j’apprendrais beaucoup. Ce n’est pas toujours facile, car j’ai entraîné des clubs qui sont très populaires. On n’a pas le temps de souffler. Je peux vous garantir que cela n’a pas grand-chose à voir avec la France...

Vous connaissez personnellement Hervé Renard, qui, lui aussi, a quitté la France pour l’Afrique, où il s’est vraiment fait connaître...
Hervé, avec qui j’échange régulièrement, a une expérience, un palmarès que je n’ai pas encore. Il a gagné deux CAN avec deux pays différents (Zambie en 2012, Côte d’Ivoire en 2015), il vient de qualifier le Maroc pour la Coupe du monde... C’est lui aussi un vrai passionné, qui a un relationnel fantastique, mais je suis encore assez loin de lui. On ne peut pas nous comparer.

Grâce à ses résultats africains, il a réussi à revenir entraîner en France, à Sochaux (2013-2014), puis à Lille (2015). Est-ce aussi un de vos objectifs ?
Oui. J'ai eu quelques contacts avec des équipes de Ligue 2, il y a quelques mois. Il est normal qu’en tant que français, j’ai envie de travailler un jour dans mon pays, au niveau professionnel.

Propos recueillis par Alexis Billebault
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