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  3. // Valenciennes/Lille (0-0)

Des regrets pour Valenciennes

Auteurs d’une excellente prestation, les joueurs de Valenciennes ont dû concéder le match nul 0-0 face à des voisins lillois pas au mieux de leur football. Premiers relégables, les joueurs de Daniel Sanchez passent à côté d’une belle occasion de se donner de l’air.

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Dimanche soir, 21 heures. Fin de la douzième journée de Ligue 1, celle des derbys. Après celui du Rhône, remporté par Lyon, son frère breton, lors duquel Brest a triomphé pour la première fois de la saison, c’était à celui du Nord que revenait la lourde tâche de faire péter l’audience sur Canal+. Valenciennes versus Lille, rien de très fou, surtout si les joueurs de Rudi Garcia ont la mauvaise idée de penser trop tôt au match de Ligue des Champions face à l’Inter Milan. Ce derby, c’est aussi celui du mauvais goût. « Chtitanesque » pour la PQR, « Chtitico » pour la chaîne cryptée, des surnoms à la con, à la hauteur de la tenue de soirée de Daniel Sanchez, entraîneur du VAFC, qui a dégainé pour l’occasion sa cravate noir sur chemise rouge, façon Jeanne Mas au printemps 1986.

Hazard oublie Payet

Au final, même pas le temps d’admirer le déguisement. 2e minute et premier fait de jeu : une mauvaise réception de Basa qui fait lâcher un « Aie » à Rudi Garcia. Obligé de faire appel à Laurent Bonnart et voir Franck Béria coulisser dans l’axe, le technicien lillois sera privé de son défenseur central face à l’Inter. L’urgence elle, se situe ailleurs. Car contre toute attente, Lille prend un sacré bouillon au Hainaut. 3ème minute, Bong, seul au deuxième poteau suite à un corner de Danic, vient taquiner le poteau droit de Landreau et symboliser le désir de révolte des joueurs de VA. Après un gros quart d’heure abouti, les coéquipiers de Rudy Mater s’exposent aux contres lillois. Balmont, très inspiré ce soir, lance Hazard dans la profondeur. Après un joli sprint, le Belge se retrouve seul face au portier et opte pour la force plutôt que la finesse, pour l’égoïsme plutôt que l’altruisme. Seul au point de pénalty, Payet ne peut que regarder son partenaire gâcher une belle occasion.

Dans la foulée, Debuchy profite de son premier débordement de la soirée pour semer la zizanie dans la défense valenciennoise, et si le latéral droit s’écroule dans la surface, Pedretti récupère le ballon et sert magnifiquement Payet, dont la reprise vient mourir sur le poteau droit de Penneteau. Et si, quelques minutes plus tard, l’ancien stéphanois, magnifiquement décalé par Sow, manque un but qui semblait tout fait, ce sont bien les Valenciennois qui dominent cette première période. Bien seul aux 25 mètres, Cohade croit d’ailleurs donner l’avantage aux siens d’une superbe demi-volée, mais sa tentative vient mourir sur la barre de Landreau. Un Landreau impérial et chanceux jusqu’à la fin du premier acte, d’abord face à Kadir, puis face à l’omniprésent Aboubakar, dont le magnifique lob vient s’écraser sur la tranversale d’un portier battu. La mi-temps arrive à temps pour le LOSC.

Landreau, la baraka

Alarmiste, Rudi Garcia n’épargne pas ses joueurs à la pause : « on mérite de perdre. Si on continue comme ça, nous allons y avoir droit » . Tentative d’électrochoc, certainement. En vain. Le début de seconde période est un parfait remake de la première. Kadir décale Mater qui centre pour la tête d’Aboubakar que Landreau repousse à nouveau. Dans la foulée, Danic, seul au second poteau, envoie un nouveau caramel sur le poteau droit d’un portier lillois vernis. Balmont blessé, cède sa place à De Melo. Un changement tactique qui n’influe pas sur le scénario de la rencontre. Pour la première fois depuis un bon bout de temps, les joueurs du LOSC semblent se contenter du point du nul. Les Valenciennois ont beau faiblir en fin de seconde période, les regrets sont bel et bien de leur côté ce soir. Car si ce soir, Lille peut se consoler avec une troisième place prometteuse, les joueurs de Daniel Sanchez eux, sont, malgré cette prestation majuscule, premiers relégables. Fini le derby, place à la dure réalité du championnat.

Swann Borsellino
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