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Des Pays (très) Bas…

Semaine noire pour le Royaume d'Orange. Les Espoirs ont été éliminés en barrage de l'Euro 2015 par le Portugal (0-2 et 4-5). Et les A ont enregistré une série inédite de trois revers en quatre matchs, dont cette défaite infamante en Islande, en qualifs de l'Euro 2016 (0-2). C'est la crise, ma bonne dame. LA CRISE !

La crise…


Cillessen, Van der Wiel, De Vrij, Martins Indi, Blind – De Jong, Afellay, Sneijder – Robben, Van Persie, Lens… Pas mal, non ? En face, onze noms qui finissent tous en « sson » ou en « son » . Ces onze Oranje-là ont fini troisièmes et invaincus lors du dernier Mondial 2014. OK, il manquait Vlaar. Mais face aux Islandais, ça aurait dû le faire. Non pas que les Islandais soient médiocres. Au contraire, c'est le seul pays qui a sauvé l'honneur de la Scandinavie lors des dernières éliminatoires du Mondial 2014 en accédant aux barrages, contre la Croatie (0-0 puis 0-2). Les « Hollandais » étaient donc prévenus. Non, ce qui a cloché à Reykjavik, comme en début de ces éliminatoires, c'est qu'on n'a plus retrouvé la fameuse furia oranje qui balaie tout sur son passage en qualifs. En général, les Pays-Bas sont très expéditifs et très prolifiques, à l'image des qualifs pour la Coupe du monde 2014 (9 victoires et un petit nul, 34 buts). Des scores massacreurs à 4 pions ou presque en moyenne par match. Une bonne habitude prise depuis le fiasco en qualifs du Mondial 2002 où les NL (NederLand, en minéralogique) avaient fini troisièmes en poule derrière l'Éire et le Portugal. Une crise maousse à l'époque, qui avait coûté son poste au sélectionneur, un certain… Louis van Gaal !

Or, la crise, nous y sommes après cette défaite 0-2 en Islande. Pour qui sait compter, c'est le troisième revers depuis le Mondial brésilien : un amical en Italie (0-2), début septembre, puis deux sorties de route en qualifs d'Euro contre la République tchèque (1-2), puis en Islande (0-2). Entre Prague et Reykjavik, les hommes de Hiddink ont galéré comme des malades à Amsterdam pour battre le Kazakhstan (3-1). Bilan provisoire de ce groupe A : l'Islande et la Reptchèque mènent le bal en leaders avec 9 points quand les NL sont troisièmes avec 3 petits points et un infâme -1 à la différence de buts. La honte ! Shame ! L'ahchouma ! Pour la petite histoire, sur les onze dernières confrontations entre Pays-Bas et Islande, le bilan était de 10 victoires et un nul en faveur des Tulipes… Bien sûr, il faudrait un tsunami pour que la « Hollande » n'aille pas en France en 2016. On rappelle que les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés direct, que les meilleurs troisièmes aussi et que les moins bons troisièmes jouent des barrages. Sauf qu'un début de raz de marée a englouti pas mal de ses jokers. Imaginez désormais les adversaires des Oranje : il leur suffit de garer le bus devant leur cage et d'attendre un petit contre pendant 90 minutes. Les 6 points de retard font très mal. Alors il va falloir se ressaisir très vite et gagner un max de matchs dans cette poule à six.

Le malaise…


Aux Pays-Bas, le monde du foot se déchaîne depuis lundi soir contre la cible évidente, le sélectionneur Guus Hiddink. Consultant pour la TV nationale, le grand ancien Ronald de Boer s'est arraché les cheveux pendant le match face à l'Islande, puis il a sorti la sulfateuse, après : « À l'Ajax comme en sélection, j'ai toujours appris et progressé avec Van Gaal. Je ne peux pas en dire autant de Hiddink que j'ai croisé en équipe nationale (Guus a coaché les Oranje de 1994 à 1998, ndlr). » Le reste des médias a enfoncé le clou rouillé. Le quotidien De Telegraph a titré sur Hiddink : « Délivrez-le de ses souffrances » . Traduction : « Délivrez-nous de nos souffrances en le lourdant… » Le site AD.NL a lancé une large consultation façon Torquemada sur le thème : « Guus Hiddink est-il encore le sélectionneur adéquat ? » Car son pré-bilan perso est éloquent : déjà 3 revers en 4 matchs (dont 2 en qualifs d'Euro). Des stats qu'on compare férocement à celles de son prédécesseur Louis van Gaal : 2 défaites en 29 matchs de 2012 à 2014. On ne s'interroge même plus sur Guus, on le condamne. On l'exécute. On le trouve vieux, has been. À 67 ans, on se dit qu'il a perdu la main, notamment en ne coachant plus depuis son échec express à l'Anji, en Russie. On le juge inapte à gérer une nouvelle génération comme Van Gaal savait parfaitement le faire. Personne n'ignore que « Killer Louis » était attentif aux moindres détails en régentant avec autorité la vie du groupe : son souci maniaque de « tenir » ses gars tout en étant très proche d'eux, Guus ne sait pas faire… À Reykjavik, il était frappant de constater une apathie coupable de ses joueurs face à des Islandais très remontés et pile à l'heure, eux. Agressifs et en pleine cohésion tactique en défense. Preuve de l'apathie néerlandaise : le seul petit carton jaune récolté par le milieu Nigel de Jong (83e)… Surtout, l'attitude d'Hiddink a interloqué : constamment assis, le regard quasi perdu au fur et à mesure que son équipe perdait pied. Son manque de réactivité très visible n'a eu d'égal que son coaching apparemment dicté par l'incertitude, voire le manque de logique : Huntelaar pour Sneijder (46e), Fer pour Afellay (78e) et Promes pour Lens (68e).

Bien sûr, le péno à la 10e sur faute de De Vrij était discutable (0-1, transformation de G. Sirgudsson), mais le manque de réaction collective a abouti au 0-2 juste avant la mi-temps, sur un corner où des Oranje endormis ont laissé encore un Sigurdsson plein de niaque reprendre rageusement sous la barre (42e). Dans le jeu, les Oranje ont été battus dans les duels, sont restés mous au pressing et maladroits devant le but, stériles. Il se dit que les joueurs voudraient rejouer selon le 5-3-2 de Van Gaal que Hiddink a appliqué au début de son règne, puis abandonné depuis le Kazakhstan, où il a opté pour un 4-3-3. Qui a raison : Hiddink ou l'équipe ? De toute façon, seul Van Gaal est capable de gérer ce système en 5-3-2. Il faut le maîtriser, bien savoir l'articuler et savoir le modifier en cours de match comme Louis le faisait si bien. Il y a aussi le rendement insuffisant des tauliers, notamment Van Persie, inoffensif et juste auteur d'un petit but depuis le Mondial (un péno face au Kazakhstan). Son geste méprisant à l'adresse de Huntelaar lors de ce match a révélé deux « troubles » redevenus récurrents en Orangie : des bisbilles au sein d'un groupe qui ne « vivrait pas si bien » et l'éternel débat au poste du n° 9. Huntelaar est constamment plébiscité, en lieu et place d'un Robin qui devient, par son inefficacité et son comportement de plus en plus irritant, illégitime au grade de capitaine de la sélection. Comme par hasard, le Mancunien a été quasiment le seul à défendre Hiddink après la trempe islandaise.

Le marasme…


Bizarrement, les joueurs ont été plutôt épargnés par rapport aux tombereaux de critiques subies par Hiddink. Même si Martins Indi et De Vrij ont quand même bien morflé. On s'interroge beaucoup sur Nigel de Jong, inapte à jouer 6 en sélection, incapable au milieu de tenir le ballon, d'orienter le jeu. Daley Blind positionné en latéral gauche en sélection achève cette impression de gâchis tant on sait qu'il joue en 6 à MU et qu'il ferait bien mieux l'affaire qu'un N. De Jong. Alors tout le pays attend désespérément le retour dans cette zone cruciale de Kevin Strootman, 24 ans, l'excellent milieu de la Roma (ex-PSV). Gravement blessé aux croisés en mars, il ne reviendra pas avant décembre. Attendu comme le sauveur tant il excelle en relayeur, organisateur et régulateur, c'est surtout le retour du taulier qu'on guette, plus légitime aussi pour récupérer le brassard de capitaine qu'il portait du temps de Van Gaal.

Côté management des Oranje, c'est bien évidemment l'agitation depuis le Waterloo islandais. Trois défaites, ce n'est pas une phase ponctuelle, mais bien un problème structurel au niveau du coaching général des Oranje. C'est pour ça que la KNVB (la fédé néerlandaise) a décidé de convoquer Guus Hiddink et Danny Blind - son adjoint - pour une « évaluation » … Hiddink est clairement menacé. Tout le pays réclame son départ. Problème : qui mettre à sa place ? C'est Ronald Koeman que la Hollande du foot voulait à la tête des Oranje pour l'après-Van Gaal. Ses qualités techniques et son très bon feeling auprès des jeunes avaient été plébiscités. D'autant plus qu'il était libre cet été après avoir annoncé très tôt son départ du Feyenoord (2e d'Eredivisie). Sauf que tout avait été décidé d'avance par la KNVB : Van Gaal de 2012 à 2014, Hiddink de 2014 à 2016, puis ce sera Danny Blind ! Du coup, Ronald est allé se faire mousser à Southampton ! Les Saints sont 3es de Premier League. On parle donc de Co Adriaanse comme éventuel successeur. À suivre… Faut-il introniser Danny Blind de suite ? Ce qui inquiète pour la suite, car Danny Blind (père de Daley) et ex-gloire de l'Ajax des années 80-90, ne jouit pas d'une super réputation au pays. Outre qu'il a très peu entraîné en solo (une saison médiocre à l'Ajax en 2005-2006, pour une 4e place), il est aussi raillé pour son manque de conviction, se rangeant trop souvent aux avis des autres. D'ici le match Pays-Bas/Lettonie du 16 novembre, il va se passer des choses. Juste après le match contre l'Islande, un Guus Hiddink défait n'a pas voulu répondre à la question de savoir s'il serait encore là en novembre. Mais lui au moins n'a pas demandé à sa concubine de l'épouser.

Par Chérif Ghemmour
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