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Des Grenats loin du rouge

Maintenu tranquillement avant la dernière ligne droite alors qu’on lui promettait l’enfer en début d’exercice, le FC Metz a parfaitement géré son retour dans l’élite. En corrigeant les erreurs du passé avec un recrutement intelligent, malgré un budget limité et une défense catastrophique.

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Les dirigeants ont annoncé la nouvelle, déjà dans les tuyaux depuis quelques jours, le vendredi 19 mai dernier : les contrats de Philippe Hinschberger et de son adjoint, qui arrivaient à terme, ont été prolongés. Et faire signer un nouveau bail à son entraîneur, c’est souvent bon signe pour un club. Surtout quand cela arrive avant même la fin du championnat. Officiellement maintenu depuis la trente-sixième journée, le FC Metz a donc opté pour la continuité. Comment aurait-il pu en être autrement ? Quatorzième de Ligue 1 un an après l’avoir retrouvée, le promu a parfaitement débuté sa mission « Stop ascenseur » . Car le spécialiste des montées-descentes souhaite désormais « faire ce qu’il n’a pas su faire ces dernières années, à savoir s’implanter durablement dans l’élite » selon Sylvain Marchal, éducateur au centre de formation qui fait évidemment partie du projet.

La cible expérience


Mais avant de parler du futur, il convient d’observer le passé proche. Celui qui a vu les Grenats maîtriser discrètement et efficacement leur retour en première division. « C’est vrai qu’on a eu un maintien assez confortable. Même s’il faut reconnaître qu’il n’y avait pas besoin d’énormément de points pour se maintenir cette saison » , apprécie modestement l’ancien de la maison. Alors, quelle a été la recette choisie par les cuistots messins pour éviter d’observer des quiches lorraines indigestes sur le terrain ? « Force est de constater qu’on avait eu des manques lors de la dernière montée, donc on a transformé notre stratégie, notamment au niveau du mercato, répond celui qui a commencé et fini sa carrière à Metz. Les joueurs qui sont arrivés ont apporté une réelle plus-value. » Pourtant, avec trente millions d’euros dans les caisses, le quinzième budget de L1 n’a que peu de marge de manœuvre. L’erreur est donc quasi interdite lors des mercatos d’été ou d’hiver. Comme le SCO d’Angers, encore moins riche et qui opte depuis plusieurs années pour la dalle de jeunes pousses cachées en National ou en Ligue 2. « Nous, on a décidé de s’appuyer à l’inverse sur des éléments qui connaissent la Ligue 1, qui amènent des garanties en matière de rendus et de performances, rappelle Marchal. Bien entendu, il n’y a pas de recette magique. Ça ne marche pas toujours et les gens disent alors qu’il ne faut pas miser sur des joueurs trop vieux. On s’est donc efforcé de bien les cibler, d’éviter des joueurs étrangers, de prendre des recrues qui parlent la langue et qui n’avaient pas besoin de temps d’adaptation afin qu’on soit prêts dès le début de saison. »

Réparer la défense, pas l'ascenseur


Contrairement à Alou Diarra ou Christophe Mandanne qui n’ont pas réussi à guider Nancy, tombé dans l’échelon inférieur, Yann Jouffre (vingt matchs, quatre buts), Milan Biševac (21 matchs), Mevlüt Erdinç (24 matchs, six buts) et Cheikh Diabaté (quatorze matchs, huit buts) ont ainsi permis au club de bien démarrer avec quatre victoires en sept journées (même si Diabaté n’est arrivé qu’en janvier), montant même sur le podium au terme de la quatrième, et de ne pas trop flipper en regardant la zone rouge. Cet ajout d’expérience a également beaucoup apporté lors des périodes plus sensibles et des instants-clés. Marchal : « On a montré une faculté à bien négocier les tournants où il ne fallait pas se rater. Et puis, la force de ceux qui ont un peu de bouteille, c’est aussi de savoir gérer les mauvaises périodes, d’être moins dans l’instant présent pour relativiser certaines défaites et être capable de relever la tête après de gros échecs. » Résultat : à domicile, les Graoullys ont obtenu de bons résultats quand ils ont accueilli des concurrents directs (cinq victoires et deux nuls face à Nancy, Dijon, Montpellier, Angers, Bastia, Caen et Lorient) et n’ont perdu qu’à une seule reprise plus de deux fois d’affilée, malgré des raclées mangées à Lyon (5-0), à Nancy (4-0), à Lorient (5-1) ou contre Monaco (0-7 à l’aller, 5-0 au retour). Fondamental quand on sait comme il est difficile de se sortir d’une mauvaise série pour les équipes de bas de tableau. Voilà pourquoi Metz n’a fréquenté la position inconfortable du relégué qu'à quatre petites reprises (entre la 19e et la 22e journée) alors qu’il présente la plus mauvaise différence de buts (-33) et la pire défense du pays (72 buts encaissés). De quoi envisager une nouvelle panne d’ascenseur la saison prochaine.

Par Florian Cadu Propos de Sylvain Marchal recueillis par FC
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