1. // Coupe du monde 2014
  2. // Finale
  3. // Allemagne/Argentine

Des finales et des hommes

Les finales de Coupe du monde ont toujours eu leurs héros. Les heureux, les malheureux, les gagnants, les perdants, les magnifiques, les moins esthétiques. Bref, toutes sortes de héros qui ont contribué à écrire la splendide histoire de ces matchs à part. D'ailleurs, parfois, certaines finales n'appartiennent qu'à un seul homme.

Modififié
7 11

Marco Materazzi

Coupe du monde 2006 - France vs Italie (0-0) (5 tab à 3 pour l'Italie)
En 2006, Marco Materazzi fait partie des 23 Italiens sélectionnés pour aller disputer la Coupe du monde en Allemagne. Mais pour lui, la donne est claire, il sera remplaçant et sauf imprévu, il ne devrait pas traîner ses gambettes sur les prés allemands. Seulement voilà, lors du troisième match de poule, contre la République tchèque, l'imprévu a bien lieu : Alessandro Nesta se blesse, devant déclarer forfait pour le reste de la compétition. Saisissant sa chance, Materazzi entre en jeu et se permet même d'ouvrir le score peu de temps après son entrée. Joli. C'est donc dans la peau d'un titulaire, que quelques jours plus tard, il entre sur la pelouse de l'Olympiastadion de Berlin, pour cette finale France-Italie. Et après l'ouverture du score de Zidane sur penalty, qui est là pour placer une tête gagnante et remettre les deux équipes à égalité ? Materazzi, bien sûr. Qui est encore là en fin de match pour faire craquer Zidane et lui faire prendre un carton rouge ? Toujours Materazzi, bien sûr. La suite, tout le monde la connaît, l'Italie décroche sa quatrième étoile lors de la séance des tirs au but. Séance au cours de laquelle Materazzi transforme son penalty, bien entendu. Comme quoi, le destin tient à peu de choses, parfois. Il n'aurait pas dû jouer la Coupe du monde, et finalement il est celui qui l'offre à tout le peuple italien.

Geoffrey Hurst

Coupe du monde 1966 – Angleterre vs RFA (4-2 ap)
En 1966, Geoffrey Hurst n'était pas la star de l'équipe d'Angleterre. Loin de là. Ce rôle était plus attribué à Charlton, Moore ou Hunt. D'ailleurs, Geoff Hurst n'est pas titulaire lors des matchs de poule. Mais petit à petit, au fil de la compétition, il arrive à se faire une place au sein de l'effectif des Three Lions. C'est d'ailleurs lui qui met le but vainqueur, en quart de finale, contre l'Argentine. Lors de la finale, face à la RFA, Hurst est bien titulaire à la pointe de l'attaque anglaise, aux côtés de Roger Hunt. Une titularisation que ne regrettera jamais Alf Ramsey, le sélectionneur des Anglais, à l'époque. C'est tout d'abord lui qui égalise à la 18e minute de jeu, pour permettre aux Britanniques de revenir dans la partie. À la fin du temps réglementaire, les deux équipes étant à égalité, 2 buts partout, on dispute la prolongation. Et c'est là, à la 101e minute de jeu, que Hurst va définitivement entrer au panthéon du foot anglais en inscrivant le but le plus controversé de toute l'histoire de la Coupe du monde : sa frappe surpuissante vient heurter la transversale avant de rebondir derrière la ligne. Ou devant, on ne le saura jamais. En tout cas, le but est validé. Derrière, pour éviter les polémiques, Hurst s'offre un petit triplé, devenant ainsi le premier joueur, et encore aujourd'hui le seul, à inscrire trois buts dans une finale de Coupe du monde. Chapeau, donc.

Carlos Alberto

Coupe du monde 1970 – Brésil vs Italie (4-1)
Carlos Alberto, pour beaucoup de Brésiliens, c'est toujours LE capitaine. Encore aujourd'hui. Le capitaine de la plus grande équipe du Brésil de tous les temps, celle de 1970. Bien sûr, en 1970, le joueur phare de la Seleção, c'est l'immense Pelé, qui s'apprête à remporter sa troisième Coupe du monde en quatre participations. Mais le vrai meneur d'hommes, celui que tous les joueurs écoutent, le second du sélectionneur, Zagallo, c'est lui, Carlos Alberto. Et comme un symbole, alors que la finale contre l'Italie est déjà pliée, puisque les Brésiliens mènent 3-1 à la 87e, c'est lui qui vient ajouter le quatrième but de la Seleção. Sur un amour de passe aveugle de Pelé, Alberto, lancé en pleine course, balance une frappe supersonique sans contrôle qui vient se loger dans le petit filet opposé. Score final, 4-1. Et Carlos Alberto soulève le trophée, pour l'éternité.

Jorge Burruchaga

Coupe du monde 1986 – Argentine vs RFA (3-2)
La Coupe du monde 1986 est celle d'un homme, Diego Maradona. Pas de doute là-dessus. C'est sa compétition, le doublé fou contre l'Angleterre, en quart, un autre en demi contre la Belgique. Bref, le génie argentin survole les débats. Mais la finale est celle d'un autre Argentin : Jorge Burruchaga. Alors que l'Argentine domine sa finale et mène même 2-0 à la 56e minute, après des buts de Brown et Valdano, l'Allemagne se met à réagir sur la fin. Et en huit minutes, Rummenigge et Völler remettent les deux équipes à égalité. On file donc droit vers la prolongation quand le sublime Burruchaga, lancé en profondeur par Maradona, s'en va crucifier ce salaud de Schumacher. L'Argentine prend définitivement les devants et remporte la deuxième Coupe du monde de son histoire.

Ronaldo

Coupe du monde 2002 – Brésil vs Allemagne (2-0)
En 2002, Ronaldo débarque en Corée du Sud tout juste remis d'une succession de blessures. Cela fait plusieurs mois maintenant que Ronaldo enchaîne les rechutes et il ne s'est remis à jouer que trois mois seulement avant le début de la compétition. Oui, mais voilà, Ronaldo n'est pas un joueur comme les autres, il est à part, avec les plus grands. Après une compétition qu'il survole en plantant six pions, dont celui qui qualifie le Brésil pour la finale, contre la Turquie, Ronaldo et les siens arrivent sur la dernière marche pour défier les Allemands. Malgré une coupe de cheveux immonde, le Brésilien s'offrira un doublé, permettant ainsi à sa nation de décrocher une cinquième étoile. Historique.

Franck Lebœuf

Coupe du monde 1998 – France vs Brésil (3-0)
Bien sûr, quand on pense 98, on pense Zidane. Mais le vrai fait marquant de cette finale s'appelle Franck Lebœuf. À la manière d'un Materazzi en 2006, Lebœuf est dans le groupe des 23 pour faire le nombre, pour compenser en cas d'éventuelles blessures ou suspensions de Desailly ou Blanc. Et la suspension viendra. À un moment rêvé, qui plus est. En demi-finale, contre la Croatie, Laurent Blanc gifle Bilić et voit l'arbitre lui infliger un carton rouge. Pas de finale pour Lolo, donc. Mais une pour Francky, en revanche. À l'époque, le chauve de Chelsea avait même déclaré, dans un élan d'honnêteté : «  Ma joie prime sur sa peine. » Mais Lebœuf ne fera pas que participer à la fête contre le Brésil, il fera son boulot. Et plutôt bien, même. Impérial en défense, le remplaçant devenu titulaire fait oublier Blanc dans la charnière centrale. Une sacrée performance. Et si aujourd'hui les deux sont champions du monde, l'un a joué la finale et l'autre non. Différence de taille, quand même.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Rha ouais j'avais 8 ans mais je me rappelle encore du match de patron de Leboeuf! Et c'était pas Fred qu'il avait en face l'enculé!
Je crois qu'un petit Mario Kempes n'aurait pas été de trop dans ce classement.
M.Manatane Niveau : CFA
Note : 2
En marquant le but du 4-1 en, 1970, Carlos Alberto a-t-il montré ses muscs à tout le monde ?

Non, juste comme ça...
faut arreter avec Leboeuf ce n'etait pas un peintre (sauf par moment lors de son passage a marseille) mais en equipe de France il n'etait pas catastrophique non plus il a était un joueur honnête comme ont dit
@jacadi; non en effet, ce n'était pas un fantôme comme fred qu'il avait en face de lui mais un joueur tenant à peine sur ses jambes suite à une crise d'épilepsie (ou d'autre chose...) quelques heures avant cette finale.
VaeVictis Niveau : DHR
« Ronaldo (…) Malgré une coupe de cheveux immonde »

Je m'insurge, ce n'était pas sa coupe de cheveux originelle, mais les restes d'un « dick sitting » sur son front avec un trans non épilé.
Lorenzaccio Niveau : DHR
Message posté par M.Manatane
En marquant le but du 4-1 en, 1970, Carlos Alberto a-t-il montré ses muscs à tout le monde ?

Non, juste comme ça...


Cette obsession que tu fais sur ceux qui montrent leurs muscles c'est un réflexe pour évacuer ta frustration née de tes propres insuffisances en la matière ?

Non, juste comme ça ...
Je me souviens de Wenger déclarant lorsque Materazzi s'avançait pour tirer son TAB : " Là on a une chance".

J'avais été étonné de sa part de ne pas savoir que Materazzi était très fort aux pénalty.

Il avait atteint d'ailleurs les 12 buts en une saison à Perugia avec pas mal de pénalty à son actif.
bullrogg77 Niveau : CFA2
Marco MaterazziCoupe du monde 2006 - France vs Italie (0-0) (5 tab à 3 pour l'Italie)

Moi qui pensais qu'il y avait 1-1 avant les pénos . Saleté de mémoire qui me joue des tours !!!!
En plus c'est Materazzi qui concède le penalty marqué par Zidane. Il aura vraiment tout connu dans cette finale...
Hier à 16:34 Coup du foulard de l'espace chez les U15 de Wigan Hier à 16:10 Le golazo d'Insigne face au Chievo Hier à 14:59 Le tifo gigantesque des fans du Standard Hier à 14:33 Le golazo de Rudy Gestede
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Hier à 14:32 Les supporters de Millwall envahissent la pelouse Hier à 12:50 Ancelotti, un homme (de doigt) d'honneur Hier à 12:03 Ribéry rend visite à Théo Hier à 11:30 Favre en colère contre Letizi Hier à 08:34 Chamakh va rebondir en Serie B Hier à 08:13 Thibaut Courtois chanté par Shay Hier à 08:13 Pronostic PSG Toulouse : jusqu'à 390€ à gagner sur l'affiche de Ligue 1 ce week-end !
samedi 18 février La virgule petit pont de CR7 samedi 18 février Le but somptueux de Thauvin samedi 18 février Ronaldo explique son départ du Barça samedi 18 février Dwight Yorke refoulé des États-Unis samedi 18 février Suspendu six matchs pour avoir bousculé un ramasseur de balle samedi 18 février Cyril Hanouna veut racheter Guingamp samedi 18 février Un club norvégien signe un défenseur grâce au crowdfunding samedi 18 février Momo Sissoko de retour en Europe, en Serie B samedi 18 février CR7 à la télé turque avec Angelina Jolie samedi 18 février André-Pierre Gignac marque enfin samedi 18 février Suspendu 47 matchs pour avoir frappé l'arbitre vendredi 17 février Le coup franc soyeux de Dybala vendredi 17 février Des Iraniens copient Messi et Suárez vendredi 17 février Ronaldinho publie son deuxième clip vendredi 17 février But contre son camp... du milieu de terrain vendredi 17 février Les Ultramarines à l'honneur sur le maillot girondin vendredi 17 février Chabal avec les Chamois niortais vendredi 17 février Lutz Pfannenstiel et les pingouins vendredi 17 février La banderole provocatrice des fans de Thessalonique vendredi 17 février SO FOOT & Mon Petit Gazon vendredi 17 février Les clubs de Championship donnent leur accord pour la goal-line technology vendredi 17 février Les hooligans du Legia se déchaînent contre l'Ajax vendredi 17 février Les Pogba à Manchester jeudi 16 février La merveille de Bernardeschi jeudi 16 février 203€ à gagner avec Chelsea, Atalanta Bergame & Burnley jeudi 16 février Mark Clattenburg file en Arabie saoudite jeudi 16 février Dégoûtés, les fans d'Arsenal revendent leurs tickets
7 11