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Des épices sur les Bleus

Face au Chili (20h45), l'équipe de France va jouer un match dont tout le monde semble se foutre. Sauf que c'est la dernière révision avant les exams de septembre. Et que ces Bleus, sans certitude, n'ont pas le luxe de faire l'impasse.

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Il est sympa Laurent Blanc mais il faut bien le dire, il n'est pas à une contradiction près. Des exemples ? Y'a qu'à se servir. Au hasard, quand il critique les rencontres amicales du mois d'août. «  C'est toute l'imbécibilité de ce match à cette date. Il y a des joueurs qui n'ont pas repris la compétition, il y a des joueurs que je voulais appeler et qui sont en conflit avec leur club et qui n'ont pratiquement pas fait de match de compétition. Ce n'est pas la meilleure manière de préparer un match international » . Pourtant, ce n'est pas parce que la Fifa libère une date internationale qu'une sélection est obligée de l'utiliser. Donc si cette partie au cœur de l'été était aussi imbécile, il suffisait de le faire savoir à la FFF. Mais il faut croire que parfois les couloirs fédéraux sont plus propices aux conciliabules sur les quotas que sur les discussions de calendriers.

Un autre exemple ? Ben, le cas Eric Abidal. La règle édictée par le Président se voulait pourtant claire : prière d'évoluer à son poste en club pour prétendre jouer en équipe de France. Un Jérémy Toulalan a payé pour apprendre que les expérimentations au sein de la défense lyonnaise pouvaient coûter une place de milieu récupérateur en Bleu. Et Abidal lui-même avait été vivement conseillé de vite reprendre son poste de latéral gauche à Barcelone, le Blaugrana n'étant pas un défenseur central dans l'esprit de Blanc. Mais voilà qu'aujourd'hui, Abidal pourrait être utilisé au sein de la charnière en l'absence de Philippe Mexès (convalescent) et Adil Rami (suspendu). Souvent nécessité fait loi... «  J'avais dit qu'Eric Abidal est un arrière gauche, confirme Lolo. Là où j'ai évolué, c'est que ponctuellement, il peut nous rendre de grands services dans l'axe. Car il est très bon défensivement, il a une bonne relance et a une grande expérience. Ce qui nous a fait défaut en Biélorussie. J'espère que le match nous servira pour avoir plus de sécurité et de certitudes dans ce que l'on veut faire » . Hé, mais on dirait que finalement ce match face au Chili a bel et bien son utilité : s'offrir une ultime répétition avant les matches de septembre en Albanie (le 2) puis en Roumanie (le 6).


Sakho le grand perdant


C'est une drôle de sarabande qui a animé la défense tricolore ces derniers jours. Abidal, on l'a dit, va compenser en défense centrale les absences de Mexès et Rami. Un dépannage qui aurait dû profiter à Patrice Evra mais le Red Devil a dû déclarer forfait, touché au genou gauche. Résultat : Gaël Clichy, qui semblait bien partir pour moisir au placard fait son grand retour dans le couloir gauche. Conséquence : le grand perdant dans l'affaire s'appelle Mamadou Sakho. Car c'est bel et bien Younes Kaboul qui sera associé à l'expérience d'Abidal, selon le double principe axe droit-axe gauche et stoppeur-relanceur. Sur ces deux critères, le Parisien n'avait aucune chance face au Barcelonais et actuellement moins que jamais. Fébrile en juin avec les Bleus (en Biélorussie et en Ukraine), carrément inquiétant avec le PSG lors de la première journée de championnat face à Lorient, le meilleur espoir L1 de la saison passée traverse un petit passage à vide. Mais il n'y a pas qu'en défense que les lignes semblent bouger.

Au milieu, si Alou Diarra (plutôt bon avec l'OM pour la reprise) conserve la confiance de Blanc et que Yann M'Vila devient de plus en plus essentiel, Samir Nasri est désormais clairement sous la menace de Marvin Martin. Et on ne jurerait pas qu'entre les faiblesses internationales du Londonien, explicitement allumé par son sélectionneur, et la montée en puissance du Sochalien, encore auteur d'un but frappé du sceau de la classe au Vélodrome, Blanc n'ait pas dans l'idée de bouleverser la hiérarchie. Et pendant ce temps, toujours en convalescence, Yoann Gourcuff ressemble de plus en plus à un souvenir. Ou à un rêve, pour les optimistes et autres fans de la première heure. Enfin devant, aux côtés de Karim Benzema, définitivement incontournable, les places sur les flancs sont aussi chères qu'ouvertes. Malouda ? Expérimenté mais vraiment pas tranchant en sélection. Menez ? Plusieurs fois convaincant en Bleu mais tellement irrégulier par ailleurs. Rémy ? Rarement transcendant sous le maillot tricolore mais supersonique avec l'OM. Bref, il y a un vrai coup à jouer pour ceux qui auront leur chance en attendant que Ribéry ne se mêle lui aussi à la bataille. Ca fait beaucoup d'interrogations ? Vrai. C'est aussi pour ça que contrairement à Laurent Blanc, on ne fera pas la fine bouche sur ce match face au Chili. Il y a tant d'équations dans tous les secteurs. Et si peu de temps pour les résoudre. Alors, autant commencer dès ce mercredi...

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