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Des comptes à régler

Ce soir (21h), Manchester United reçoit Arsenal dans un match qui sent la poudre mais pas que. Car les Gunners semblent enfin de taille à clasher des Mancuniens peut-être un poil moins puissants.

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Patrice Evra a dû trouver que sir Alex Ferguson s'était un peu ramolli avec les années. Alors il a balancé les cartouches sur Arsenal lui-même. Mais il n'a rien compris, Patrice. Si Ferguson n'allume plus les Gunners, c'est qu'il n'en a plus besoin. Pas comme les huit premières saisons d'Arsène Wenger quand, de 1996 à 2004, l'Alsacien faisait régulièrement la nique à l'Ecossais (onze succès à six et sept nuls) et que celui-ci provoquait sans cesse ce Français décidément bien récalcitrant. Mais depuis le dernier sacre des Londoniens en 2004, les fameux Invincibles (invaincus toute la saison, ces cons), Manchester United a remporté onze succès face à son rival pour seulement trois défaites, toutes compétitions confondues. En clair, Arsenal ne boxe plus dans la même catégorie que les Red Devils depuis plus de six ans maintenant. Et forcément, la meilleure façon de souligner cette différence, c'est l'indifférence. Prends-en de la graine Pat.

La maestria de Ferguson

Il faut d'ailleurs prendre quelques minutes pour tirer un coup de chapeau à Fergie. Franchement, combien auraient sombré à sa place. On exagère ? Jugez plutôt : la perte luxueuse de Cristiano Ronaldo et Carlos Tevez avec seulement des soldes en contrepartie, le vrai-faux départ de Wayne Rooney, une défiance permanente du public vis-à-vis de sa direction et des blessures à répétition. Faites les comptes. Pourtant, MU est toujours en vie. Mieux : il est toujours invaincu et virtuellement leader (match en retard face à Blackpool, on a presque envie de rectifier : ils sont leaders, point), un bilan que l'impression chaotique a longtemps masqué. Alors quoi, Manchester is back ? L'affaire est peut-être un poil plus compliquée que ça. Car si les Fergies boys sont restés aux avant-postes, ils le doivent aussi au brutal arrêt de Chelsea depuis le mois de novembre. Certes, le championnat est une lutte au long cours, la Premier League plus encore, et les Blues n'avaient qu'à mieux gérer leur temps faible, comme MU a si bien contrôlé le sien en début de saison. Mais attention ! Chelsea ne restera pas éternellement au point mort et leur seconde période chez Tottenham (1-1) ressemblerait presque à un faire-part de retour prochain à la forme. De toute façon, le danger viendra de Londres. Car un peu plus au nord de la capitale, Arsenal, pour la première fois depuis six ans, affiche une bonne de tête de prétendant. Et qui sait, de vainqueur...

Wenger a changé...

Bien entendu, Arsenal continue de promener une certaine immaturité, au gré de quelques défaites bizarres notamment à l'Emirates. Et face aux meilleurs, les Canonniers n'ont pas encore tout à fait convaincu, hormis la facile victoire sur Manchester City (3-0) avec des Citizens réduits à dix dès la 5e minute, ce qui change considérablement les choses. Pour le reste ? Un nul arraché à la dernière seconde à Liverpool face à des Reds malades (1-1), une défaite attendue chez Chelsea (0-2), et une autre assez invraisemblable face à Tottenham pour le premier succès des Spurs sur la terre de l'ennemi juré depuis dix-sept ans (2-3). Dit comme ça, Arsenal continue donc de faire du Arsenal, avec une défense qui ne respire pas la complémentarité. Sauf que là encore, les choses sont plus nuancées. Pour la première fois depuis longtemps, l'équipe n'a pas perdu d'élément majeur et s'est même utilement renforcé avec un Chamakh qui apporte quelque chose de nouveau depuis une demi-douzaine d'années : de la hargne et de l'impact physique. « On s'est fait bouger malgré notre victoire, ils nous ont même fait mal et ça, on ne s'y attendait pas » , rappelait récemment Christophe Lollichon, l'entraîneur des gardiens de Chelsea. Surtout, Arsenal n'est désormais plus dépendant du seul Cesc Fabregas, fort notamment d'un Samir Nasri qui, disons-le tout net, est actuellement le meilleur joueur de Premier League. Enfin, et cela n'aurait pas échappé à Evra s'il passait autant de temps à observer ce qui se passe qu'à ouvrir son clapet, Wenger a changé de politique. Si, si. Auparavant, Arsène était en recherche permanente, utilisant par exemple la Carling Cup comme laboratoire. Cette saison, fini tout ça, Arsenal joue tout à bloc. Comme si Wenger estimait avoir désormais suffisamment de matière, avec une gestion qui ressemble à celle d'une équipe décidée à récolter les fruits et non plus à planter des graines.


Historiquement, Manchester-Arsenal est la promesse de spectacle, aux antipodes des duels Mu-Chelsea et, pire, Chelsea-Liverpool. Mais ces dernières saisons, le show était davantage une super exhibition dépourvue de suspense. Mais là, pour la première fois depuis longtemps, les Gunners viennent à Old Trafford en leaders. Pour la première depuis une éternité, Arsenal se pointe avec l'envie de regarder son adversaire dans les yeux. N'en déplaise à Evra, les enfants sont peut-être devenus grands.

Lire : Evra part en vrille

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