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Des Bleus tièdes face au Cameroun

Ni totalement chaude, ni totalement froide, l’équipe de France s’est imposée face au Cameroun (3-2) pour son premier match amical de préparation à l’Euro 2016. De retour à la Beaujoire, Payet a donné la victoire aux Bleus d’un nouveau coup franc décisif en toute fin de match devant le public nantais.

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France 3-2 Cameroun

Buts : Matuidi (20e), Giroud (41e) pour les Bleus // Aboubakar (22e), Choupo-Moting (88e), Payet (91e) pour les Lions indomptables

Revivez France - Cameroun (3 - 2)

Puisque les supporters camerounais n’occupaient, ce lundi à la Beaujoire, que la moitié d’un quart de virage, peut-on alors parler de huitième de virage ? À part celle-ci, deux autres questions essentielles se posaient à l’équipe de France à l’occasion de son premier match de préparation à l’Euro face aux Lions indomptables. D’abord, tester sa défense centrale, évidemment, meurtrie par la poupée vaudou piquée par Umtiti, et par les forfaits en série. Et, « entrer en mode compétition » , comme l’a affirmé Didier Deschamps avant de renvoyer les réservistes chez eux un peu plus tôt que prévu. Dans les deux cas, il faudra attendre encore un peu avant d’apporter une réponse rassurante.

Huile de coude et four chaud


Pas sûr, en effet, que l’on puisse parler de duo défensif serein lorsque celui-ci laisse Aboubakar égaliser sans pression en première période sur un débordement de Nyom. Ou quand Koscielny se fait marcher dessus par Choupo-Moting (pied haut ? pas pied haut ?) sur le but du 2-2 à deux minutes du coup de sifflet final. À défaut de rassurer ses coéquipiers ou les supporters, la charnière Rami-Koscielny aura donc juste profité de cette rencontre pour se rassurer sur son avenir. Didier Deschamps l’ayant laissée intacte jusqu’au coup de sifflet final, il est en effet probable qu’il prolonge son bail pendant l’Euro. Elle va néanmoins avoir besoin d’un petit coup d’huile supplémentaire samedi contre l’Écosse.

Pas certain non plus qu’on puisse parler d’une équipe rentrée dans son Euro après l’interminable temps de pré-chauffe du four bleu constaté ce lundi soir. Entre longues passes imprécises et pertes de balle nonchalantes, il aura fallu attendre une vingtaine de minutes avant qu’un premier Français entre en ébullition. En l’occurrence, Kingsley Coman, qui se met à enfiler les débordements sur les deux ailes comme de jolies perles. C’est sur l’un d’entre eux que le jeune Munichois transmet la balle de l’ouverture du score à Matuidi. Le deuxième à brûler la pelouse est Dimitri Payet. On voit l’ancien Nantais, acclamé à chaque prise de balle (tandis que le Rennais Costil est sifflé lors de l’annonce de la composition), déposer un ballon sur la tête de Pogba sur coup franc, s’offrir un grand pont à 20 mètres du but adverse ou claquer une petite passe aveugle pour le fun. Un apéritif pour le festin qu’il se prépare.

Un cadeau pour Payet


Mais les Bleus, si chiants à voir jouer il y a encore trois ou quatre ans, semblent parfois être tombés dans l’excès inverse. Beaucoup de chaleur, beaucoup de coups d’éclat, moins de sang-froid, de rigueur. Avant sa sortie à la 65e, Paul Pogba a assez bien symbolisé le syndrome, à la Beaujoire. Il a offert du beau (sa frappe enroulée à l’heure de jeu), voire du très beau (son centre qui survole la défense camerounaise pour Giroud sur le deuxième but français), mais a aussi envoyé des ballons directement en touche ou les a perdus sans trop se rebeller. Positionné derrière lui, Lassana Diarra n’a, lui, même pas eu le temps de se chauffer. Sorti à la mi-temps, il aura été à peine plus visible en première période qu’en seconde.

L’entrée à sa place de N’Golo Kanté, puis celles successives de Gignac, Sissoko et Cabaye, n’ont d’abord pas réchauffé un match devenu définitivement tiède en deuxième période. La nuit a beau tomber un peu plus tard à l’ouest de la France, elle finit par envelopper Nantes et par l’endormir… pour mieux la réveiller à grands coups de corne de brume au moment où plus personne ne s’y attend. Deux duels perdus par Cabaye avec le gardien (87e et 91e), et une égalisation camerounaise qui ressemble à un petit cadeau pour Dimitri Payet. De retour dans son jardin, Dim donne la victoire aux Bleus en enroulant un coup de pétard dans le petit filet du but situé sous la tribune Erdre. Juste devant le huitième de virage camerounais. Au moins une réponse de trouvée ce lundi soir.



Par Thomas Pitrel, à la Beaujoire
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