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Des Anglais flippants ?

Clairement dominés par des équipes françaises supérieures, Tottenham et Arsenal ont donné, à l’échelle européenne, des signes d’inquiétude quant au niveau des membres de la Premier League. City n’ayant pas gagné non plus, Leicester apparaît comme un moteur britannique bien pâle. Sauf que tout cela n’est que circonstanciel.

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Une défaite logique à Monaco (2-1) pour commencer. Une victoire à l’arrachée contre Bruges (2-1) à domicile pour tenter de rehausser le score. Puis deux nuls insipides face à Paris (2-2) et au Borussia Mönchengladbach (1-1) pour conclure le triste tableau. Six buts inscrits, six concédés en quatre rencontres. Vu comme ça, le bilan en Ligue des champions des membres de la Premier League, parfois présentée comme le meilleur championnat du monde, semble bien fade. Surtout si on l’observe de plus près.


Car 24 heures après la grosse chute des Spurs sur un Rocher bien trop solide pour eux, les Gunners buvaient la tasse devant un Paris Saint-Germain nettement supérieur, qui leur a offert deux gentils cadeaux pour exister. Pendant ce temps, les Sky Blues ne parvenaient pas à faire la différence en Allemagne, malgré un effectif qui coûtait à peu près cent fois le prix de celui de son adversaire sur le papier. En d’autres termes, les Anglais ont été plutôt nuls, et les locomotives que sont censés représenter City, Arsenal et Tottenham n’ont pas fait honneur à leur réputation.

Les Foxes comme chefs de file ?


Résultat : les hommes de Mauricio Pochettino sont purement et simplement éliminés, ceux de Pep Guardiola termineront deuxièmes de la poule et pourraient encore se coltiner un gros poisson en huitièmes, alors que ceux d’Arsène Wenger sont condamnés à la même sentence – pour espérer finir devant Paris, il faudrait que la troupe d’Unai Emery réalise un faux pas à domicile contre le modeste Ludogorets. C’est donc l’équipe de Claudio Ranieri qui s’en sort le mieux, avec treize points sur quinze, un seul pion encaissé et une place de leader incontestée. Leicester, le champion à la ramasse au niveau national, quatorzième à deux points de la zone de relégation, est ainsi devenu le moteur et la meilleure publicité à l’échelle européenne du football britannique.


Dès lors, une question se pose. Encore plus quand on assiste aux « chocs » de Premier League toujours plus affreux qu’on nous survend –Quel horrible Manchester United/Arsenal ! Quel immonde Tottenham/Leicester ! Quel dégueulasse Manchester United/Liverpool ! Faut-il d’ores et déjà s’inquiéter pour les clubs anglais ? Sont-il surestimés, eux qui ont pris deux leçons de jeu en deux jours par des équipes de Ligue 1 ? La réponse est non. Trois fois non. D’abord, l’Angleterre affiche trois candidats sur quatre en huitièmes de finale de la coupe aux grandes oreilles, avant même la dernière journée de phase de poules. Ce qui, après tout, est loin d’être catastrophique, et même un bon résultat, puisqu’aucun pays ne fait mieux (l’Espagne et l’Allemagne présentent la même statistique).

City répond présent


Ensuite, il ne faut pas oublier que Manchester City et Arsenal, contrairement à des Foxes ultra chanceux, ont hérité d’un tirage pas forcément favorable, avec le Barça et le PSG dans leur groupe. Ce qui justifie en partie leur deuxième place (ils sont d’ailleurs invaincus contre les autres membres de leur poule). Et enfin, les Anglais sont toujours capables de nous faire vibrer. La preuve avec Manchester City, qui a peut-être réussi le plus difficile retournement de situation de ce premier tour en trouvant les ressources pour exploser Barcelone lors d’une chouette deuxième période. Au vrai, seul Tottenham ressemble réellement à une déception, alors que Leicester correspond à l’inverse à la bonne surprise.


Reste la Ligue Europa pour préciser cet avis – toujours temporaire avant de tirer des conclusions plus sérieuses avec les tours à élimination directe. Là aussi, un certain paradoxe règne, avec Manchester United troisième, mais qui garde son avenir entre les pieds, et Southampton deuxième avec trois points d’avance, qui n’a donc plus qu’à gérer pour obtenir sa qualification. Donc non, la Premier League n’est pas morte. Même si la Ligue 1 lui a été supérieure le temps de deux soirées.

Par Florian Cadu
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