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Derniers jours de vacances

Les champions du monde en ballade de fin d'été au Liechtenstein, les finalistes bataves chez le Pape, les débuts d'Hiddink avec la Turquie et des rencontres indigestes. Présentation de la première journée des éliminatoires à l'Euro 2012.

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Groupe A

Kazakhstan / Turquie


L'entrée en matière devrait être plutôt tranquille pour les Turcs, certes malades (absents du Mondial 2010) mais drivés désormais par Docteur Hiddink. En plus, la Turquie a pris l'habitude de coller une danse à chaque affrontement contre le Kazakhstan (4-0 en 2004 et 6-0 en 2005). Ben oui, dans le genre équipe punching-ball, vous trouvez en Europe, entre autres, Malte, les Féroé, Andorre ou le Liechtenstein et depuis son affiliation UEFA en 2002 le Kazakhstan. Des roustes en pagaille (même contre la Biélorussie), des joueurs inconnus évoluant tous au pays dans un championnat atroce et un sélectionneur allemand. Voilà le tableau. Tout est forcément plus compliqué sans Vinokourov ou Contador. Sans cador tout court d'ailleurs...



Belgique / Allemagne






Groupe B

Arménie / Irlande


L'Irlande de Trapattoni doit digérer son élimination scandaleuse en barrages du Mondial 2010 face à la France, avec un Shay Given qui n'est désormais plus titulaire à City. Normalement, le voyage à Erevan devrait être une formalité. Oui, normalement, parce que lors des derniers éliminatoires au Mondial 2010, les Arméniens ont réussi à perdre contre l'Estonie mais aussi perdre d'un pion face à l'Espagne ou taper la Belgique.



Andorre / Russie


La Russie reste dans la filière néerlandaise. Après Hiddink, place à Dick Advocaat qui a quitté comme un lâche la sélection belge en avril dernier. Et « pas du tout pour des raisons financières mais pour [se] donner une plus grande chance de terminer [sa] carrière en beauté avec peut-être un titre au bout. La Belgique peut arriver au même niveau, mais cela prendra beaucoup de temps » dixit le gros Dick. N'empêche que cet entraîneur proche de Poutine a pour mission d'effacer l'échec de la non-qualification à la dernière Coupe du Monde. L'Andorre, comme d'hab', va manger et la Russie se rassurer. Pour le moment.



Slovaquie / Macédoine


Les Slovaques ont surpris en Afrique du Sud. Qui aurait parié sur la bande de Vittek dans le groupe de l'Italie ? Pour cette nouvelle campagne, Hamsik et consorts se retrouvent dans un groupe compliqué mais pas insurmontable. Il leur faudra d'abord réussir à battre les petits, avec la Macédoine en entrée, peut-être la sélection des Balkans la plus chiante à jouer (une pelle de défaites étriquées lors des éliminatoires 2010).



Groupe C

Iles Féroé / Serbie


A bien y réfléchir, on était quand même dans un groupe faiblard avant de partir en Afrique du Sud. Moins pathétiques que nos Bleus, les Serbes, premiers de notre groupe, rappelons-le, ont raté leur Mondial. Radomir Antic n'a pas rendu son tablier, mais y a perdu une bonne partie de sa paye. S'il perd aux Féroé, il pourra pointer au chômage, à coup sûr. Côté Féroé, toujours la même histoire : des défaites, des moutons, un stade champêtre et un goal-average négatif à soigner.



Estonie / Italie


Comme la France, les Ritaux sont en opération rachat. Franchement, ne pas sortir d'un groupe avec la Nouvelle-Zélande et la Slovaquie... Marcello Lippi est parti, a mis une leçon de classe à Raymond et le non moins classe Cesare Prandelli a pris la suite. Il débutera cette campagne sans Buffon, blessé, avec une équipe rajeunie (ciao Gattuso, Cannavaro, Grosso, Camoranesi), mais toujours avec Andrea Pirlo. Devant, gros changement : le calvaire Iaquinta laisse place à Antonio Cassano. Enfin ! Côté Estonien, R.A.S : des lettres en doublons dans tous les noms, des K et des trémas.



Slovénie / Irlande du Nord


Outsider numéro 1 dans ce groupe, les Slovènes de Birsa, plutôt convaincants en Afrique du Sud, vont essayer de rester sur leur bonne dynamique. Mais les Nord-Irlandais, pas géniaux quand même, sont un bon poil à gratter. Ces deux équipes étaient déjà dans le même groupe lors des éliminatoires 2010 : 2-0 pour les Slovènes à l'aller, victoire britannique 1-0 au retour. Bref, il y a plus simple comme entrée, mais loin de leurs bases, les rouquins du nord manquent malgré tout de répondant.



Groupe D

Celui de la France, si vous lisez la presse, vous devez connaître...



Groupe E

Moldavie / Finlande


La Finlande aurait pu jouer son barrage pour partir en Afrique du Sud. Malgré aucune défaite contre les Allemands, les Finlandais s'étaient tiré trois balles dans le pied en chutant deux fois contre la Russie et en rapportant un nul du Liechtenstein, pour mourir finalement à 4 points du barrage (3ème de son groupe). Tout ça, avec Litmanen en meneur (38 berges) accompagné du gentil Tainio, Hyypia derrière et le mauvais Jaaskelainen dans les cages. Pas mal. Mêmes hommes pour cette campagne 2012. Pour la Moldavie, l'objectif est simple : ne pas terminer dernier. Merci Saint-Marin.



Suède / Hongrie


Un temps auto-proclamé retraité international, Ibrahimovic est finalement de retour avec la sélection suédoise. La population peut remercier le nouveau sélectionneur, Erik Hamren. « L'entraîneur a su réveiller ma motivation. Il a la même mentalité que moi. Il m'a promis une médaille » balance Ibra en juillet dernier. A part ça, les deux équipes squattaient déjà ensemble pour les éliminatoires 2010 avec deux victoires ric-rac suédoises (2-1 à l'aller, idem au retour).



Saint-Marin / Pays-Bas


A priori, les Bataves n'auront pas besoin de sortir la boîte à tacles ou à crampons comme lors de la finale contre l'Espagne. Saint-Marin, c'est frisette, au moins 5 buts dans la musette, même à domicile. Qu'ils en profitent pour faire du tourisme, il y a moins de monde en septembre.



Groupe F

Lettonie / Croatie


Absente du Mondial, la Croatie entame sa campagne 2012 en Lettonie, invaincue chez elle depuis 5 rencontres. La rencontre est casse-gueule certes, mais comme d'habitude, les Croates s'en sortiront s'ils décident de se bouger un peu. Parce qu'avec des Modric, Kranjcar ou Eduardo, ça doit passer. A Slaven Bilic le rockeur de trouver les mots.



Grèce / Géorgie


Comment la Grèce va-t-elle se relever suite au départ du roi Otto Rehhagel ? Après 9 ans à la tête de la sélection hellène et une dernière Coupe du Monde plutôt vilaine de la part de ses troupes, l'Allemand a laissé son poste à Fernando Santos, fin connaisseur du pays (ancien coach de l'AEK, du Pana et du PAOK). Et mine de rien, la pression doit se faire sentir : pas facile de passer après un titre de champion d'Europe, une participation aux deux dernières compétitions majeures (Euro 2008 et Mondial 2010). Qualif' obligatoire dans un groupe bien faible.





Groupe G

Monténégro / Galles


Le match des sans-grades. Le genre de sélections où tu dois te demander pourquoi tu joues ? Jamais qualifiées pour quoi que ce soit (ah si, le Mondial 58 pour les Gallois, une autre époque), ces deux équipes seront sans doute de bons sparring-partners pour l'Angleterre et la Suisse. En attendant, ce sera l'occasion de voir du Branko Boskovic, Marko Basa et Mirko Vucinic. Pas le chevelu Jovetic en revanche, genou complètement pété. Au Pays de Galles, John Toshak va faire ce qu'il peut avec les seuls Bellamy et Gareth Bale.



Angleterre / Bulgarie


Opération rachat pour Don Fabio. Suite à une Coupe du Monde indigne et à un léger vol arbitral (comme quoi, tout s'équilibre), les Three Lions sont attendus au tournant, malgré deux grosses épines : les absences de Rio Ferdinand et John Terry. Les débuts se feront donc avec une charnière centrale expérimentale Upson-Dawson ou Upson-Jagielka ou Upson-Lescott. Pas joli joli. En Bulgarie, on pleure sans doute la retraite internationale de Dimitar Berbatov.



Groupe H

Islande / Norvège


Le voici le match le plus indigeste de cette 1ère journée. Deux équipes qui oublient le milieu de terrain, des types qui courent devant et puis voilà. Peut-être que les Norvégiens vont arriver avec le cigare, après leur victoire contre France A'. L'occasion à saisir pour les Islandais. Ça nous fera oublier cette histoire de nuage volcanique... ou pas.



Portugal / Chypre


Vraiment décevants, volée contre la Corée du Nord exceptée, au Mondial, les Tug' doivent se refaire la cerise. Ce sera sans Queiroz, suspendu 6 mois par l'Autorité antidopage portugaise, pour avoir lancé quelques insultes et perturber un contrôle antidopage pré-Mondial. Et si c'était la meilleure des nouvelles pour le Portugal ?



Groupe I

Lituanie/Écosse


Dépucelage en vue pour le nouveau sélectionneur scottish Craig Levein. L'ancien coach de Dundee va ouvrir son compteur avec une action caritative : le rappel en défense centrale du David Weir, 40 ans. Il devra surtout remettre en selle une sélection déclarée sinistrée depuis 1998. Oui, le but de McFadden sur Landreau en 2007 n'était qu'un leurre.



Liechtenstein/Espagne


Comme pour les Pays-Bas, l'Espagne de Del Bosque débute son parcours avec ce déplacement sympathique au Liechtenstein. Groupe de joueurs classique, celui des champions du monde quasi au complet (il manque juste Puyol) et un Fernando Torres physiquement enfin au point. Souffrances multiples en perspective pour les Liechtensteinois (si si, c'est comme ça qu'on dit !).


Par Ronan Boscher

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