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  2. // 38ème journée

Dernières charges de la 2ème division blindée

Si la guerre de Troie n'aura pas lieu, celle de la troisième place déchire la L2. 38e journée ce soir avec un dernier ticket pour l'élite en jeu. Le combat promet aussi d'être acharné dans les lignes arrières : deux équipes tomberont sur le champ de bataille pour se réveiller en National.

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Pas question d'imiter l'humoriste Stéphane Guillon, qui avait eu la finesse de comparer Éric Besson à une fouine. Les blagues sur le physique sont trop faciles. Pourtant, pas de doute, Michel Der Zakarian a du nez. Certes, l'entraîneur de Clermont (5e) possède un appendice nasal à faire pâlir d'envie Cyrano de Bergerac. Mais surtout, l'ancien coach de Nantes (tu peux avoir des regrets Waldemar!) ne s'était pas trompé : début avril déjà, il annonçait que le match entre Arles-Avignon (3e) et son équipe serait décisif pour la montée. Et paf, le coup de pif qui tape en plein dans le mille ! Une victoire sous conditions et sa prédiction se réalise.


Quatre formations peuvent encore prétendre s'asseoir sur le dernier strapontin qualificatif. Enfin, 3+1. Il faudrait que le Pape fasse un détour par Angers (6e) en revenant de sa tournée du Portugal. Pour monter, les Angevins doivent espérer un miracle à la Fatima : que Metz s'incline contre Vannes, que Clermont tape les Provençaux et qu'ils réussissent à remonter leur diff' de buts par rapport aux Auvergnats... Soit pour l'instant 5 buts ! Sachant qu'ils affrontent une équipe de Dijon en forme, remontée à la 8e place du championnat. Après avoir vu la victoire lui échapper durant huit rencontres de suite, Metz (4e) pourrait finalement se hisser in extremis en L1. Deux succès de rang contre Angers et Caen ont relancé les Lorrains, qui doivent battre Vannes (16e et encore menacé de relégation) et espérer une défaite du promu arlésien. Un deuxième échec d'affilée dans la course à la montée, et les supporters messins passeront plus de temps dans la nouvelle antenne du centre Pompidou qu'à Saint-Symphorien la saison prochaine. C'est finalement le plus petit budget de L2 qui a le plus de chances d'affronter Marseille à la sortie de l'été. Une victoire d'Arles, voire un nul si Metz ne gagne pas, et la version 2009/2010 de la L2 aura réservé une des plus grandes surprises du foot français.


Pour en finir avec le suspense dans le haut tableau, rappelons qu'on ne connaît toujours pas l'identité du champion. Caen a archi-dominé ses sujets cette année mais peine à creuser le trou sur son dauphin Brest. Deux points séparent les Normands, qui vont à Nantes (14e), des Bretons, qui se déplacent à Laval (7e). Le titre se fêtera cette année à coups de calva ou de cidre.


La crainte d'un destin national


Si le trio de relégués est connu depuis des lustres à l'étage supérieur, seul Bastia (20e) a déjà déclaré sa flamme au National. Et encore, ces derniers mois, les Corses ont failli réussir la remontée de la décennie mais le handicap de douze points sur le 17e a été trop lourd. Deux prétendants à la L1 en début de saison sont concernés et il y a même de très fortes probabilités que l'un d'entre eux s'éclate sur la pelouse sableuse de Plabennec l'an prochain : Guingamp (19e) et Strasbourg (17e). Pour l'En Avant, un succès contre Ajaccio (13e) ne serait même pas suffisant. Il faudrait espérer que Vannes ne réalise pas un exploit à Metz et que la rencontre Châteauroux-Strasbourg accouche d'un vainqueur. C'est LE match de la peur. Celui qui scelle un destin en 90 minutes. Le perdant descend, le gagnant reste. Châteauroux (18e) reçoit des Alsaciens qui jouaient pourtant la montée l'année dernière lors de l'ultime journée à Montpellier... Le Racing devra aller chercher sa première victoire de la saison à l'extérieur pour se maintenir.


Terminons sur une note positive pour les cancres de cette L2. Ceux qui vont goûter aux joies de la troisième division pourront s'appuyer sur les exemples de Reims qui fait immédiatement le yoyo, voire de Troyes (à un succès de la montée en L2). Ceux qui vont se sauver rêveront tous d'imiter Boulogne-sur Mer. Lors de l'édition 2007-2008, les Nordistes s'étaient maintenus en battant Niort dans les arrêts de jeu de la dernière rencontre de la saison. Et l'année suivante, ils étaient montés en L1 à la surprise générale...

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