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  2. // J25 -Man Utd/Liverpool

Derby of England

Ne cherchez pas, LE derby d'Europe, c'est celui-là. Manchester United - Liverpool. Les deux clubs les plus titrés du Royaume. Deux visions du football, deux entraîneurs et des mecs qui se détestent. Tout ce qu'on aime, donc.

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"Historiquement, ce sont les deux clubs les plus titrés du football anglais. Les deux villes ont également un fort lien en commun par rapport à l'ouverture du canal de navigation construit à la fin du XIXe siècle". Les mots sont de Sir Alex Ferguson sur le site officiel du club. MU-Liverpool, c'est quelque chose, donc. 19 titres pour les Red Devils, 18 pour les Reds. Et 50 bornes entre les deux villes. Le derby of England est encore pour beaucoup, le match de l'année en Prermier League. Il faut dire que tous les ingrédients sont réunis. Deux coaches mythiques (deux Ecossais, tiens), deux stades vénérés comme des temples de l'amour, deux palmarès, deux histoires et deux tragédies (Munich en 1958 pour les Mancunien, Hillsborough en 1989 pour les Reds). Manchester United et Liverpool se ressemblent, en fait. C'est je t'aime, moi non plus. Dernièrement, Kenny Dalglish a même envoyé son homologue de United à la tête de la sélection anglaise sous pretexte qu'il était "l'homme de la situation". C'est comme si José Anigo annonçait publiquement se palucher sur le brushing de Leonardo. Inconcevable.

Cet après-midi, pourtant, les deux anciens se serreront la pogne et s'enverront du bois pendant une heure trente sur la pelouse d'Old Trafford. A priori, United est favori, mais cette saison, tout peut arriver avec MU. Dimanche dernier, les ouailles de Fergie ont attendu d'être menés trois buts à zéro pour sortir de leur torpeur et arracher un match nul (3-3). Un point que David De Gea a conforté à coup de parades exceptionnelles, lui qui est pourtant si décrié depuis son arrivée au club. Vous l'aurez compris, United est entre deux eaux. D'un côté, le rajeunissement de l'effectif prend forme (De Gea, Smalling, Welbeck, Jones, Cleverley), de l'autre, les anciens sont toujours là (retour de Scholes, prolongation de Giggs). Fergie se donne le temps. Surtout, il essaie de cacher les erreurs de cet été. Car, pour la première fois depuis longtemps, "SAF" s'est un peu raté lors de la fenêtre de transferts (hormis pour Jones, véritable bonne pioche). Pour suivre le rythme fou dicté par City (deux points d'avance sur United), MU ne doit pas faire dans le détails face à son pire ennemi. Et pour ce faire, il faudra être solide et faire fi des provocations.

Evra-Suarez, round 2

Et de ce côté, la semaine a bien commencé avec l'annonce lancée par Luis Suarez après sa suspension de huit matches pour avoir sali la couleur de peau de Patrice Evra au match aller. Histoire d'apaiser les tensions entre les deux hommes mecs, Suarez a clamé haut et fort qu'il ne s'excuserait pas auprès du moustachu français. Sympa. Cela étant dit, tous les regards, les sifflets et les insultes prendront la direction du numéro 7 des Reds. C'est de bonne guerre. D'autant que les Reds ont dans leur besace des mecs idoines. Que ce soit Carroll et le prix de son transfert exorbitant pour un pilier de bar, ou encore Skrtel et sa tête de vampire. Les chants provocateurs fuseront des travées du théâtre des rêves.

Surtout dans une rivalité où les fans n'ont pas toujours été les plus intelligents du monde. Et ce n'est pas Fergie qui va le nier: "Ca ne changera jamais. Je pense que les deux clubs ont besoin l'un de l'autre. Les fans de des clubs devraient respecter l'histoire du club rival et c'est parfois triste d'entendre des chants stupides sur Munich et Hillsborough. Je pense que cela est dommageable pour chacune des deux équipes car le football anglais ne serait pas ce qu'il est sans Liverpool et MU". Difficile de ne pas abonder dans son sens. Même si aucun transfert n'a été directement réalisé entre les deux clubs depuis 1964, il existe un certain respect entre les deux entités. Comme entre deux vieux ennemis. Un respect qui n'empêchera pas les mecs de se foutre sur la tronche sur le pré devant une chiée de téléspectateurs en début d'après-midi. Parce qu'un derby d'Angleterre, c'est avant tout une histoire d'homme. Avec des couilles. Et à ce jeu-là, on sait qu'on va en avoir pour notre argent...

Par Mathieu Faure
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Vivement le retour de Leeds en premier league car des Manchester-Leeds serait aussi pas mal dans le genre "on se déteste et on veut s'en foutre sur la geule"
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