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Derby'll be blood

Le plus grand, le plus beau, le plus intense. De tous les derbys londoniens, celui qui oppose les Gunners aux Spurs est de loin le plus sexy. D'autant que ce samedi, ce n'est pas que trois points que se disputeront Arsenal et Tottenham : c'est le maintien en vie de leurs espoirs de titre.

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Les rues se gonflent alternativement de vagues rouges et blanches qui déferlent jusqu'à l'Emirates d'un côté, jusqu'à White Hart Lane de l'autre. Des colonnes entières de supporters impatients se forment sur Seven Sisters Road, et avancent lentement, s'éparpillant dans tous les pubs alentour, de Finsbury Park jusque sur la High Road. À chaque confrontation entre Arsenal et Tottenham, c'est la même scène qui se répète. Les habitants alentour tendent l'oreille et peuvent entendre les clameurs monter des rues adjacentes : « Whaddya think of Tottenham ? SHIT ! » ; « Oh Jack Wilshere, you're a fuckingg prick » ; « His eyes are offside, his eyes are offside, Mesut Özil, his eyes are offside. » Jamais Londres ne vibre autant que lors de ces derbys du Nord. Parce que tout oppose Arsenal et Tottenham, parce que cette rivalité est exacerbée par la proximité des deux stades, et parce que, cette fois-ci, Gunners et Spurs sont au coude à coude en haut du classement. Assurément, le perdant y laissera ce samedi plus que des plumes. There will be blood.

Le derby sexuel


Tout fan de football doit au moins une fois dans sa vie vivre ce derby depuis Londres. Surtout un fan des Gunners proclamé. Pierre a vécu à Londres un bon bout de temps, mais avant d'y mettre les pieds pour la première fois, en 2007, il sous-estimait – comme beaucoup – ce derby : « Je n'avais jamais mis les pieds en Angleterre. Le Derby du Nord de Londres, même si je connaissais son existence, me semblait secondaire comparé aux rivaux directs en C1 et en PL comme Manchester United, Chelsea ou Liverpool. Ce n'est que lorsque j'ai emménagé à Londres que j'ai compris l'importance de ce derby dû à la rivalité historique et à la proximité géographique. » Club ouvert sur le monde s'il en est, Arsenal doit apprendre à chaque fan autour du monde à détester les Spurs. Et inversement. « C'est plutôt important d'être la meilleure équipe dans le Nord de Londres. Je veux dire, on est voisins, on va à l'école, au travail entre rivaux. On ne peut pas perdre » , confirme Tomé, Londonien et supporter des Gunners depuis son plus jeune âge.


Au-delà des chants concoctés par les supporters des deux camps à l'égard des adversaires ( « We won the league at Shite Hart Lane » , par exemple), ce sont les avant et après-matchs qui témoignent de l'intensité de ces rencontres. « Je me souviens du derby en League Cup que nous avons gagné en septembre dernier (2-1) » , propose Tomé. « Le match était extraordinaire – surtout parce qu'on l'a gagné – l'atmosphère était exceptionnelle des deux côtés, rien de comparable avec ce qu'on peut voir dans les autres matchs de Premier League aujourd'hui malheureusement. » La suite, il s'en souvient également très bien. « Dehors, la police nous a gardés enfermés dans une rue pendant 40 minutes. À 50 mètres de nous, on voyait des centaines de supporters des Spurs qui nous attendaient pour se battre. On a mis une heure à rejoindre le métro, alors qu'il était au bout de la rue. À chaque pub qu'on croisait, des fans sortaient pour nous jeter des pièces et d'autres trucs. On m'a dit que les choses n'avaient jamais été aussi tendues depuis 2004 et notre victoire en Premier League à White Hart Lane. »

Le derby bi Alli


Ce samedi, il ne s'agit pas encore de gagner le titre, mais de s'en rapprocher ou de définitivement s'en détourner. D'autant que cette saison, les supporters des Gunners doivent en plus admettre que les Spurs réalisent une excellente saison et se montrent convaincants dans le jeu. « Je pense que ça va être très difficile pour les fans d'Arsenal d'accepter le bon niveau de jeu des Spurs. Si, en plus, ils gagnent le championnat cette année... » , analyse Tomé. « Rares ont été les occasions où Arsenal et Tottenham ont réellement été des rivaux directs pour le titre et le match de samedi prochain à White Hart Lane s'annonce des plus intéressants et je paierais cher pour pouvoir y être » , poursuit Pierre. Avec son buteur international Harry Kane et ses révélations, comme le jeune Dele Alli, Tottenham a de quoi inquiéter Arsenal qui, à l'inverse, souffre d'un manque crucial de réussite devant le but dernièrement. La preuve, Olivier Giroud n'a plus marqué depuis dix rencontres. Arsenal a jusqu'à aujourd'hui manqué tous ses rendez-vous pour repasser devant Leicester...


Quoi qu'il arrive, la bière commencera à couler très tôt dans les pintes ce samedi. Avec un coup d'envoi à 13h45, les supporters devront être prêts dès l'aube. Et aux abord du Finsbury Park, à mi-chemin entre l'Emirates et White Hart Lane, tous chanteront d'une seule voix. « Je me souviens être allé dans un pub, le World Ends, réservé aux fans d'Arsenal, et je crois n'avoir jamais vécu une ambiance aussi folle dans un bar. Le score fleuve de 5-2 était en partie responsable des pintes qui volaient dans la salle et des gens qui n'arrêtaient pas de sauter partout » , se souvient Pierre, déçu de ne pouvoir être de la partie ce samedi. Pour Tomé, il est important de rappeler encore que seul le match contre Tottenham peut engendrer de telles tensions : « Beaucoup de supporters étrangers détestent plus Chelsea que Tottenham, mais c'est absurde. Le véritable rival, c'est Tottenham. » Un rival historique, mais un rival ponctuel ce samedi : les deux équipes se tiennent dans un mouchoir de poche. Derby'll be blood.

Par Gabriel Cnudde Tous propos recueillis par Gabriel Cnudde
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