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Denis Renaud veut enfin marcher sur Paris

Neuf ans après que le PSG a stoppé son épopée avec les amateurs de Carquefou et quinze mois après une expérience catastrophique à la tête du Paris FC, l’entraîneur de Niort a l’occasion de régler de vieux comptes avec la capitale. Cette ville qui s’est amusée par deux fois à briser ses rêves.

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Paris peut être une jungle cruelle. La preuve en est , les 13 600 habitants qui l’ont fuie entre 2009 et 2014 et qui participent au phénomène d’exode urbain en cours. Et s’il y en a un qui aurait de bonnes raisons d’être fâché avec la capitale, c’est bien Denis Renaud. Car celle-ci ne lui a pas vraiment fait de cadeau. Au moment d’accueillir les doubles tenants du titre au stade René-Gaillard de Niort pour les huitièmes de Coupe de France, plusieurs souvenirs referont probablement surface dans la tête du coach des Chamois. Car neuf ans plus tôt, le technicien emmenait le club de CFA2 de la banlieue nantaise dans un parcours héroïque, enchaînant les prouesses. Le FC Gueugnon, l’AS Nancy-Lorraine et l’Olympique de Marseille et ses maillots orange fluo tombèrent successivement face à la furia blanc et vert. En quarts de finale, c’est le Paris Saint-Germain qui fut proposé aux amateurs. « Quand j’ai vu qu’on tombait sur le PSG cette année, j’ai évidemment repensé à 2008 avec Carquefou et cette grande fête à la Beaujoire » , raconte Denis Renaud. Mais plutôt que ressasser les déconvenues, il préfère prendre ces retrouvailles comme « un magnifique clin d’œil du destin » .


D’autant plus que Denis Renaud n’a pas eu le temps de vivre ce genre de matchs en tant que joueur, lui qui est passé de l’autre côté de la ligne de touche à vingt-deux ans seulement. Défenseur formé au FC Nantes et intégré à la réserve en 1990-1991, il n’arrivera pas à pousser les portes du professionnalisme. « Il est venu me voir en me disant qu'il voulait devenir entraîneur. Je sentais qu'il avait la fibre. Je ne sais pas jusqu'où il ira, mais il possède dix à quinze ans d'avance sur les autres » , rapportait Raynald Denoueix, son mentor chez les Canaris, au Parisien en 2008. Dès 1996, ce jeune homme aux airs de prof de maths endosse la fonction d’entraîneur au club de Haye Fouassière, puis à l’US Sainte-Anne de Vertou, avant d’arriver à l’US Jeanne d’Arc de Carquefou en 2002. À défaut de percer au haut niveau, le natif de Nantes deviendra d’abord une figure du foot local.

Un bourreau nommé Pedro


Alors en ce 16 avril 2008, cette affiche de gala contre les Parisiens de Paul Le Guen sonne comme un petit challenge personnel pour le coach. D’autant plus que le PSG version 2008 est loin d’être le club ultra-dominant d’aujourd’hui, embourbé dans l'une des saisons les plus laborieuses de son histoire. Mais si, vous savez, celle où ils n’ont dû leur maintien qu’à un doublé d’Amara Diané à Sochaux. Pourtant, Carquefou n’arrivera pas à rééditer l’exploit. Buteur à la 77e minute de jeu, Pedro Miguel Pauleta viendra mettre fin à l’épopée des valeureux amateurs. « C’est difficile de comparer 2008 et 2017 » , réfléchit Denis Renaud. « À l’époque on était le Petit Poucet, avec un soutien médiatique et populaire incroyable, face à une des plus grosses écuries françaises, mais pas encore aussi brillante. Aujourd’hui, c’est une confrontation Ligue 2 - Ligue 1, mais Paris est depuis devenu un grand d’Europe. En fait, l’écart est sûrement aussi important qu’en 2008, même si de l’extérieur, ça se voit moins. »

Cette performance de 2008 servira de rampe de lancement pour le club et le technicien carquefolien. « Jouer ce genre d’équipe, quand tu sais que tu as plus de chances de sortir que de continuer, ça nous a tous fait grandir » , assure rétrospectivement Renaud. Proposant une philosophie de jeu inspirée de l’école nantaise, celle de Coco Suaudeau et Raynald Denoueix, son travail finit par payer. « J’ai toujours considéré la Coupe comme une parenthèse dans l’évolution de ma carrière, mais il faut avouer que ça m’a bien profité. » L’USJA valide une promotion en CFA en 2009, s’y stabilise et arrive à se hisser en National en 2012. Après avoir gratté deux top huit consécutifs dans la troisième division, le club fait face en 2014 à une baisse drastique des subventions de la municipalité. Les Ligériens sont contraints de retomber en Division d’Honneur. Un coup dur qui met fin par la même occasion au mandat de Denis Renaud, long de douze années dorées. Un an plus tard, il s’en va tenter sa chance à la capitale, comme s’il avait une revanche à y prendre.

Terminus porte de Gentilly


À l’été 2015, c’est lui que le Paris FC installe sur le banc pour son retour en deuxième division, trente-deux ans après l’avoir quittée. Mais dès le mois de novembre et dix-huit matchs disputés, le PFC est 17e de Ligue 2 avec une seule victoire, cinq défaites et dix matchs nuls. La collaboration s’arrête net. Une mésaventure que Denis Renaud a toujours du mal à évoquer. « Je sais que pour réussir dans ce type de projet, il faut que plusieurs conditions soient réunies, ce qui n’était pas le cas au Paris FC » , lâche-t-il laconiquement. Derrière, suivront plusieurs mois de chômage et de galères. À peine débarqué dans la capitale, Paris l’avait déjà bouté hors du périph'. Au début de cette saison, il atterrit finalement aux Chamois niortais, où il remplace un autre coach-hero de la Coupe de France, Régis Brouard. Si ses débuts ont été poussifs, sa méthode commence à porter ses fruits, calant confortablement le club des Deux-Sèvres au milieu du tableau, grâce à plusieurs séries de matchs sans défaite, et un joli parcours en Coupe de France. Et quel que soit le résultat de ce mercredi, Denis Renaud, l’ancien Petit Poucet, pourra toujours se dire qu’il a réussi à retrouver son chemin grâce aux petits morceaux de pain semés pendant toutes ces années.



Par Mathieu Rollinger Propos de Denis Renaud recueillis par MR
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