1. // Les restes du monde

Délices d'Asie

Direction l'Asie cette semaine, avec le sacre du Nagoya de Stojkovic au Japon, la Chine en voie d'assainissement, le suspense en Corée, plus quelques autres joyeusetés.

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Japon – J-League

Après plus de quinze ans à naviguer entre les mauvaises marches du podium et le ventre bedonnant de la J-League, Nagoya Grampus est enfin sacré. Le championnat n'est pas encore totalement terminé mais l'avance prise en tête du classement par l'ancien club d'Arsène Wenger a permis d'officialiser ce titre à trois journées de la fin. C'est une vraie récompense pour l'entraîneur Dragan Stojkovic, sur le banc depuis trois ans après y avoir joué durant huit saisons dans les nineties, dont deux sous les ordres de l'actuel coach d'Arsenal, son mentor. Le jeune padawan, passé par l'OM avant son exil au Japon, a ainsi fait mieux que son maître, qui avait échoué à la deuxième place en 1996. Les cadres du nouveau champion sont le gardien vétéran Narazaki (77 sélections), le rugueux brésilo-japonais Tanaka (révélé lors de la Coupe du monde), et les attaquants Keiji Tamada et Joshua Kennedy (international australien), auteurs de plus de la moitié des buts de leur équipe. Derrière Nagoya, c'est la grosse bagarre pour la deuxième place entre trois équipes : les triples champions sortants Kashima Antlers (du mémorable Koji Nakata, éphémère marseillais époque Philippe Troussier) et les deux rivaux d'Osaka, le Gamba et Cerezo. Epilogue lors de la dernière journée, demain.

Chine – Super League

La saison est terminée depuis déjà près d'un mois en Chinese Super League, championnat réformé en 2004, longtemps gangréné par la corruption, et qui tente de gagner en crédibilité. Il y a encore du boulot, mais ça semble en bonne voie, puisqu'en début de saison, la fédé locale n'a pas hésité à arrêter son ancien président, soupçonné d'être mêlé à des histoires de matchs truqués, et à exclure deux équipes du championnat. Cette nouvelle politique d'assainissement semble avoir un premier effet bénéfique sur la sélection, en progrès (en mémoire le funeste France-Chine d'avant Coupe du monde...). Bon point également, des affluences en hausse en Super League. C'est finalement Shandong Luneng, l'équipe de la province du Shandong, qui l'emporte largement devant Tianjin Teda. A sa tête, le croate Branko Ivankovic. Dans l'effectif, peu d'internationaux locaux mais tout de même un certain Han Peng, actuel meilleur buteur de la sélection et atout offensif numéro un du club depuis plus de cinq ans. A signaler parmi la délégation étrangère, la présence du Français Mickaël Murcy, milieu de terrain formé au PSG et auteur notamment de deux bonnes saisons à Clermont en L2 de 2008 à 2010. Par le passé, c'est Nicolas Ouédec qui s'était fini à Shandong Luneng. Les Français restent tout de même rares en Chine, puisqu'en plus de Murcy, il n'y en a qu'un seul autre actuellement, Cédric Sabin (spécialiste es-Ligue 2), qui évolue à Shaanxi Zhongjian Chanba aux côtés de Mohamed Kallon.

Corée du Sud – K-League

Contrairement aux championnats des nations voisines, la K-League sud-coréenne est dure à suivre, avec un fonctionnement bâtard : d'abord un championnat régulier, puis des play-offs, puis une finale aller-retour entre le vainqueur des play-offs et le premier du championnat régulier. Cette année, c'est le FC Séoul qui a terminé en tête du classement. L'ancien club du monégasque Park Chu-Young est en quête d'un premier sacre depuis 2000. Plus surprenante encore, la présence de Jeju United dans cette finale, une équipe insulaire de l'île de Jeju, au sud du pays, plus habituée au bas de tableau ces dernières années. Le premier match, à Jeju, s'est soldé mercredi par un résultat nul, 2-2. Retour à Séoul dimanche. Par ailleurs le champion sortant, Jeonbuk Motors, qui appartient à Hyundai, s'est fait sortir lors des playoffs, tout comme Seongnam. Le club le plus titré de la K-League n'a pas raté pour autant sa saison, puisqu'il remporte pour la deuxième fois de son histoire la Ligue des champions asiatique, battant en finale, le 13 novembre, les champions d'Iran, Zob Ahan.

Australie – A-League

Il reste encore un tiers de championnat en A-League australienne (rattachée à l'Asie en football). C'est pour l'instant Brisbane Roar qui est en tête, avec une confortable avance de six points sur son dauphin, Adelaide United, grâce à une série en cours de quatorze matchs sans défaite. En bas de tableau, Perth Glory est à la peine, malgré un bon Robbie Fowler. A 35 ans, l'ancien international anglais est co-meilleur buteur du championnat.

Ouzbékistan – Oliy Liga

Le club de Bunyodkor, sulfureux partenaire du FC Barcelone, s'est encore baladé cette saison pour remporter le troisième titre consécutif de sa très courte histoire. Et ce malgré le départ de la colonie brésilienne que s'était offert le richissime président : Scolari est parti en juin dernier, Rivaldo deux mois plus tard. A noter qu'une enquête est actuellement en cours en Espagne concernant une présumée commission de trois millions d'euros qu'aurait empochée Joan Laporta à la signature du partenariat liant les deux clubs.

Qatar – Stars League

Alors que l'Emirat du Moyen-Orient vient d'être retenu par la Fifa pour l'organisation de la Coupe du monde 2022, le championnat local est actuellement dominé par le club de Lekhwiya, un surprenant promu, coaché par un certain Djamel Belmadi et où évolue une forte colonie d'anciens pensionnaires de L1 : Baky Koné, Ouaddou, Dindane, notamment. Juninho et Al-Gharafa sont en embuscades.

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