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Del Bosque va devoir battre son jeu

Si les sélectionneurs étaient des joueurs de poker, Del Bosque aurait dans ses mains le plus beau jeu du tour de table. Mais il ne suffit pas d'avoir les meilleures cartes, il faut aussi savoir les utiliser. L'Espagne stagne alors qu'elle abonde d'excellents joueurs prêts à donner un coup de neuf au onze de départ. La baffe brésilienne devrait permettre d'en relancer quelques-uns.

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« Nous avons de bons joueurs, un bon style de jeu, et nous n'avons pas à les changer à cause d'une défaite, même si elle est méritée. » Del Bosque ne croit certainement qu'à moitié à ce qu'il dit. La première moitié, pour être précis. Dominées de la tête et des épaules par un Brésil beaucoup plus frais, ses troupes sont, à l'image du Barça en Europe, tombées sur plus fort qu'elles. Une défaite nette et sans bavure qui a mis fin à leur domination totale sur le football mondial. Mais il ne s'agit pas que du Brésil. Bousculée en demi par cette Italie qu'elle avait baffé à Kiev, emmerdée par une équipe de France loin d'être au top, tenue en échec chez elle par la Finlande et sauvée par Soldado en Géorgie dans les éliminatoires, la Roja a baissé de rythme en compétition officielle depuis sa victoire à l'Euro. Depuis dimanche soir, elle n'est officiellement plus imbattable. Alors effectivement, Del Bosque a de bons joueurs. Il en a même un paquet. Dans un an, au Brésil, l'Espagne aura encore le plus bel effectif de la compétition, aucun doute là-dessus. Mais pour conserver son titre, redynamiser une équipe de moins en moins crainte par ses adversaires et au jeu de plus en plus lisible et « facile » à contrer, le sélectionneur à moustache va devoir prendre des décisions importantes et repenser son onze type.

Des remèdes contre la stagnation

En gros, il est peut-être temps pour certains élèves de prendre la place de leurs maîtres. D'injecter du sang neuf, de remettre la pression sur certains cadors, plus à leur niveau d'il y a un, trois ou cinq ans, ou du moins incapable de l'élever. Car depuis la victoire face à l'Allemagne, à Vienne, en 2008, début du plus long règne de l'histoire du football international, les visages de la Roja sont, à quelques exceptions près, toujours les mêmes. Busquets a remplacé Senna devant la défense, Jordi Alba a pris la place de Capdevilla à gauche, Piqué et Pedro ont fait leur apparition, mais c'est à peu près tout. Or, certains Espagnols peu ou pas utilisés ont des fourmis dans les jambes et d'autres arguments à faire valoir. Ces deux/trois dernières années, le Brésil, l'Italie, l'Allemagne, l'Argentine ou encore la Colombie ont intégré de nouveaux éléments et ont nettement progressé. L'Espagne, elle, a stagné. Stagné à un niveau incroyable, certes, mais stagné quand même. L'écart avec le reste de la concurrence s'est réduit, quand il n'a pas disparu, comme tout le monde a pu le constater au Maracanã.

Les nouveaux candidats


Alors, qui sont les nouveaux prétendants, dont le statut d'espoirs ou de remplaçants pourrait évoluer d'ici la prochaine Coupe du monde ? Derrière, il y en a deux. Dans les buts, Casillas, foutu sur le banc au Real Madrid, ne transmet plus la même sécurité. De Gea, l'avenir du poste, désormais installé à Manchester et vainqueur pour la deuxième fois de l'Euro Espoir cet été, est un candidat légitime. L'autre, c'est Azpilicueta, lui aussi bien en place en Premier League, et prêt à piquer tout de suite la place d'Arbeloa, sorti après 45 minutes catastrophiques dimanche soir. Au milieu, il y en a au moins trois. Acheté 40 millions l'été dernier, champion d'Allemagne et d'Europe et déjà pion essentiel du grand Bayern Munich, qui a fait passer le Barça pour une vulgaire équipe de seconde zone, Javi Martínez a de quoi remettre en question des patrons comme Busquets ou Xabi Alonso à la récupération. Xavi, de moins en moins en vue, devra se méfier de Thiago Alcántara, énorme avec les Espoirs en Israël et attendu avec impatience par le nouveau staff de MU. Autre pépite championne d'Europe Espoir, Isco, le néo-Madrilène, capable d'évoluer dans l'axe ou sur un côté. Enfin, deux joueurs plus expérimentés quitteront l'Espagne cet été dans l'optique de franchir un palier : Jesús Navas, le renfort citizen, plus vertical que toque, qui a déjà commencé à grappiller du temps de jeu en sélection, et Fernando Llorente, dont l'explosion est prévue cette saison à la Juve. Pour rebondir, Del Bosque ne manque pas d'alternatives. À lui de les exploiter.

Par Léo Ruiz
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