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Del Bosque–Casillas : qui aime bien châtie très bien

Ils se connaissent depuis 25 ans, mais ça n'empêche pas les embrouilles. Vicente del Bosque et Iker Casillas, c'est une relation père-fils. Alors quand « El Marqués » s'est payé publiquement Monsieur Carbonero, l'Espagne n'a pas compris. Heureusement, la hache de guerre est déjà enterrée.

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« Avec ses coéquipiers, il a été correct, mais nettement moins avec le staff. C'est pour cela que le seul à qui je n'ai pas envoyé de message, c'est Casillas. » Au micro d'El Larguero, une institution radiophonique de la SER, Vicente del Bosque a lâché un bombazo. Peu coutumier des envolées lyriques véhémentes, celui qui n'était pas encore officiellement ex-sélectionneur de la Roja a surpris beaucoup de monde, preuve que, malgré les démentis en conférence de presse agrémentés d'accusations à l'égard de la presse, l'ambiance au sein de la Selección était délétère. Quatre jours plus tard, les deux hommes se sont retrouvés à la Casa del Futbol de Las Rozas et ont signé la paix. Posture ou pas ? Les tertulias espagnols n'ont pas définitivement tranché. En même temps, ce serait dommage de faire retomber l'alioli tout de suite...

La brouille daterait du match contre la Croatie, même si la tension était déjà palpable depuis le début de l'Euro - dans la mesure où VDB n'avait donné aucune explication sur son choix d'introniser David de Gea. Dans la presse, les avis divergent, mais comme dirait Desproges, « c'est énorme » . Pour les uns, le staff a envisagé d'offrir une dernière cape à la légende. Insatisfait de son rôle de suppléant, San Iker a fait savoir que si De Gea a été choisi, il doit rester titulaire. Ce n'était pas une manière d'adouber DDG, mais bien de manifester son mécontentement. Pour les autres, Casillas a cru comprendre qu'il serait titulaire et une radio l'a annoncé. Or, le staff technique a pris ça pour une fuite émanant du gardien de Porto et a véritablement puni le joueur. À partir de ce moment-là, la rupture a été consommée. Au lendemain de l'élimination contre l'Italie, Casillas a publié ce passage de Rambo, dont on ne sait toujours pas s'il annonçait sa retraite internationale ou s'il était un message subliminal à l'égard du staff, puisqu'il commence par « je m'en vais » et se poursuit par « je veux ce qu'ils veulent » , peut-être une allusion aux sondages populaires effectués avant le match contre la Croatie.


Après avoir vu Casillas prendre très à cœur son rôle de capitaine de route auprès de ses coéquipiers, les déclarations de Del Bosque ont choqué, à commencer par Xavi Hernández. Troisième élément du triumvirat qui a soudé la Roja, le Catalan a livré sa pensée dans les colonnes de AS mardi matin : « J'ai été surpris que Vicente rende cela public […]. J'ai vu la photo et tout s'est arrangé, comme cela devait l'être. Ce sont deux personnes très intelligentes qui ont toujours voulu le bien du football espagnol. Dans la tension inutile générée par la guerre Barça-Madrid, ils ont été deux des figures les plus importantes pour régler les problèmes. »


Clairement, il y avait du dépit dans les paroles de Del Bosque. Cependant, il n'aurait pas dû répondre à chaud et il s'en est excusé quatre jours plus tard, au micro d'Al Primer Toque, sur Onda Cero : « Je ne suis pas un saint, je suis comme tout le monde. Nous ne sommes pas parfaits et j'ai commis une erreur. » Et là où Casillas aurait pu passer pour un sale gosse incapable de comprendre qu'à 35 balais, il était bien en dessous du niveau de De Gea, il ressort absous par « El Bigote » : « Nous avons échangé nos opinions. Ce fut une réunion entre un père et un fils. Et le premier pas, c'est le fils qui l'a fait. » San Iker reste donc le maître de la communication. La relation qu'ils entretiennent depuis plus de deux décennies a fait le reste. Les histoires d'amour finissent mal en général, mais le couple Del Bosque et Casillas, c'est du solide. Ce n'est pas une petite dispute qui allait tout foutre en l'air.



Par François-Miguel Boudet
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