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Déjà essentiel pour Arsenal

Ce samedi (13h45) Arsenal reçoit Liverpool qui ne s'est plus imposé de ce côté de Londres depuis 2000. Mais bizarrement ces Reds revigorés seraient presque favoris. Car la confusion règne chez les Gunners.

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Le quartier d'Arsenal n'a pas tellement subi les affres des émeutes londoniennes. Ou alors de façon résiduelle. Pourtant, les violences se sont déroulées à quelques centaines de yards de là, du côté de Tottenham. Comme si le sentiment d'urgence qui habite Seven Sisters Road et ses alentours n'était pas de nature à secouer la quiétude qui semble bercer les environs de Finsbury Park. Et à bien y regarder, cela renvoie à un drôle de parallèle footballistique. Oui, la langueur doucerette des Gunners imperméables à la fièvre fébrile des Spurs. Pourtant, pour le bien des Canonniers, ce ne serait pas une mauvaise idée que le bouillonnement qui escorte la vie du club voisin soit quelque peu contagieux. Franchement, c'est peut-être bien cette placidité d'un autre âge qui empêche la nécessaire remise en cause dans toute activité de haut niveau. Car il ne faut pas s'y tromper : à l'heure de recevoir Liverpool, il y a déjà urgence à Arsenal.


La vie sans Gervinho


Évidemment, ce constat ne s'arrête pas à la situation comptable du club londonien en Premier League puisqu'il n'y a eu qu'une seule malheureuse journée de disputée, soldée par un nul (0-0) d'Arsenal à Newcastle où on veut bien prendre les paris que quelques gros bras vont tomber cette saison. Alors quoi ? Ben tout le reste. Cesc Fabregas s'en est allé et Samir Nasri n'est déjà plus tout à fait là, même si le transfert si longtemps annoncé vers Manchester City coince un peu depuis quelques heures. Il n'empêche, voilà Arsène Wenger mis en demeure de gérer les départ validés ou à venir de ses deux maîtres à jouer et en l'état c'est tout bonnement impossible. Sans doute pour ça que l'on a pu entendre des rumeurs a priori ubuesque mais au fond peut-être bien plausible comme un intérêt londonien pour Lucho ou encore Mathieu Valbuena. Quand on est désespéré... D'autant que le mentor alsacien devra aussi se passer des services de Gervinho, suspendu pour trois rencontres. Le prix à payer quand on croise pour la première fois la route de Joey Barton.

C'est con car Arsenal a bien besoin de la capacité de perforation de l'ancien Lillois et dans ce registre, actuellement, Walcott et Arshavin sont loin de lui arriver à la cheville. Et comme en plus, Alexandre Song est lui aussi suspendu tandis que Wilshere reste très incertain, ça sent le roussi pour le secteur traditionnellement majeur des Gunners, l'entrejeu. Dans ce contexte, que reste-t-il à Arsenal ? Sa défense ? Soyons sérieux... Et on n'oubliera pas qu'avec un tour préliminaire retour bien tendu à gérer face à Udinese mercredi prochain, les têtes ne seront peut-être pas tout à fait "focus" sur cette réception pourtant déjà essentielle de Liverpool.

Ces Reds rappellent quelque chose


Oui, tous ces soucis en cascade qui polluent l'existence des Londoniens résonnent comme autant d'invitations à venir faire comme chez soi pour Liverpool. Une idée excitante car le dernier qui a vu les Reds faire leur la pelouse des Canonniers n'est pas tout jeune. La dernière fois que le club des bords de la Mersey s'est imposé chez Arsenal c'était en 2000. Houllier était alors aux manettes, Gerrard n'était qu'un gamin et Titi Camara le buteur du jour (sur un service du futur capitaine d'ailleurs), comme pour mieux souligner le temps qui passe. En clair, c'était une autre époque. Et pudiquement, on évitera de qualifier le temps du dernier titre de champion d'Angleterre de la Maison Rouge en 1990, ça pourrait faire très mal. Mais bizarrement, l'équipe actuelle ressemble comme rarement depuis vingt ans à la dernière escouade couronnée. Moins de joueurs continentaux, davantage de Britanniques et un manager nommé Kenny Dalglish. De là à dire que Liverpool est de nouveau prêt à régner sur le royaume comme du temps de sa splendeur, il y a un gouffre que nous serions bien en peine de franchir.

Mais il faut bien le dire, malgré le nul concédé face à Sunderland la semaine passée (1-1), on a vu un souffle et parfois même une idée qui a pu rappeler quelque chose aux fans de la première heure : pass and move. Passer et bouger, longtemps une marque déposée chez les Reds mais aussi longtemps oubliée là-bas. Oh, bien entendu, la production dispensée face aux Black Cats n'était qu'une esquisse de ce à quoi les Reds doivent prétendre pour retrouver de leur splendeur. Mais la direction est là et c'est déjà pas si mal. Arsenal, lui, donnerait cher pour retrouver la sienne.


Dave Appadoo

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