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Défenseur de pointe, le nec le plus ultra ?

Dimanche dernier à Saint-Étienne, Stéphane Moulin a eu l’audace de titulariser son stoppeur Mateo Pavlović en attaque. Un choix par défaut, à la suite de la désertion de ses joueurs offensifs, mais qui n’a pourtant rien de l’improvisation.

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Un catogan serré à l’arrière du crâne, un blase venu tout droit des Balkans, des déplacements puissants, un point d’appui constamment recherché par ses partenaires, des gestes décisifs. Non, Zlatan Ibrahimović n’a pas signé à Angers. Ce week-end contre Saint-Étienne, c’est Mateo Pavlović qui était l’avant-centre titulaire du SCO. Une petite surprise, même si la semaine précédente contre Bordeaux (1-1), le Croato-Bosniaque était entré à l’heure de jeu à ce même poste. Le repositionnement du numéro quatre angevin, recruté l’été dernier pour ses qualités de défenseur central, est un pari aussi osé qu’inédit. Mais face à la pénurie d’attaquants, les uns à la CAN (Nicolas Pépé, Karl Toko-Ekambi et Famara Diédhiou), les autres à l’infirmerie (Gilles Sunu, Billy Ketkeophomphone et Dickson Nwakaeme), Stéphane Moulin a dû faire avec ce qu’il avait en stock pour colmater les trous.


Force est de constater que les 194 centimètres de Pavlović étaient la solution idoine pour un rafistolage efficace. C’est lui qui a ouvert le score à Geoffroy-Guichard d’une jolie tête croisée, après que le centre de Bérigaud a trouvé sa cible. Alors non, culminer à ces hauteurs et porter le chignon ne sont pas des critères suffisants pour postuler une place d’attaquant. Sinon Guido Milan aurait déjà été envoyé sur le front de l’attaque messine. Si Pavlović s’est retrouvé là, c’est aussi parce que le staff angevin connaît bien les caractéristiques de ses joueurs. Le garçon a été formé comme avant-centre au Dinamo Zagreb avant de redescendre au début de sa carrière professionnelle au NK Zagreb. Le transfuge du Werder Brême avait déjà quelques prédispositions pour être dangereux devant les buts. S’il faudra repasser pour des appels tranchants dans la profondeur, le job requiert tout de même d'avoir une certaine aisance technique balle au pied, une science du déplacement et un bon timing dans le jeu aérien. Manifestement, le coach Moulin a dû estimer que le profil de Pavlović présentait suffisamment de garanties pour réussir cette mission, après avoir testé cette option à l’entraînement depuis le retour de la trêve.


Faire monter la grande carcasse d’un défenseur central n’est pas une révolution en soi. Gerard Piqué, Daniel Van Buyten, John O’Shea ou encore Sammy Traoré se sont souvent retrouvés dans les 20 derniers mètres adverses pour peser de tout leur poids et leur taille sur le destin d’une fin de match. Mieux, certains stoppeurs possèdent des caractéristiques qui sont autant d’arguments pour endosser le costume de goleador, Sergio Ramos en tête. Mais les cas de centraux titularisés délibérément en neuf ne foisonnent pas dans les archives. La plupart des arrières reconvertis à des rôles offensifs sont généralement des latéraux de formation, à l’image de Gareth Bale.

Vis ma vie d'attaquant


Il faut se tourner vers l’Angleterre, pays du box-to-box, où les qualités d’un défenseur peuvent aussi bien servir dans l’autre surface, pour trouver trace de cette espèce rare du défenseur muté en attaquant de pointe. Chris Sutton avait entamé sa jeune carrière en tant que libéro à Norwich City avant de devenir un bon attaquant de Premier League. Dion Dublin, au départ rugueux défenseur de Cambridge United, a fait plusieurs piges en attaque lors de son passage à Coventry entre 1994 et 1998, un peu comme Gary Doherty, surnommé le « Ginger Pelé » , avec Tottenham au début des années 2000. Brian Little, coach de Leicester en 1991, a même repositionné en attaque Steven Walsh, le recordman des expulsions en ligue anglaise, pour lui éviter d’accumuler les cartons rouges. En 2009, alors à la tête des Blackburn Rovers, Sam Allardyce n’avait pas hésité à dégainer son arme secrète contre Tottenham. Voyageant sans attaquant de métier, Big Sam a tout misé sur la force de Christopher Samba, puissant défenseur central franco-congolais de 1,94 m, qui lui avait confié trois semaines plus tôt avoir joué attaquant jusqu’à ses dix-sept ans. « J'ai senti ses coudes une ou deux fois à l’entraînement, alors maintenant je comprends la douleur de ceux qui essayeront de le marquer » , témoignait son capitaine Ryan Nelsen au Telegraph. Samba avait finalement semé la panique dans la défense des Spurs et provoqué l’égalisation de son équipe.

Le « défenseur de pointe » , une solution de dépannage certes, mais pas dénuée d’intérêt tactique. Au handball et au basket, les pivots sont souvent les meilleurs défenseurs de leur équipe, mais aussi de vrais poisons en attaque où ils servent de point de fixation et créent des brèches pour leurs coéquipiers. C’est le même travail que peuvent accomplir les « DC/AC » au football, si ce n’est qu’ils doivent en plus alimenter de seconds ballons et de déviations leurs milieux offensifs et leurs ailiers. Rien de plus que ce que fait Olivier Giroud, si on écoute ses détracteurs. Autre avantage par rapport aux attaquants de métier : ils savent parfois mieux analyser et se jouer du placement de ceux qui sont habituellement leurs pairs, tels des infiltrés dans les lignes adverses. Mais penser que le futur de l’attaque passe par les défenseurs, ce serait oublier ce qui fait la force des vrais neuf : le sens du but. Et difficile de croire qu’un défenseur pas assez bon pour être un titulaire indispensable derrière et dépanner devant, ait suffisamment de sang-froid et de vista pour s’improviser buteur en série. Dommage pour Dória, lui qui pouvait rêver de devenir le remplaçant de Bafé Gomis, après son but ce week-end à Lyon.

Par Mathieu Rollinger
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