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  1. // Interdiction des crêtes à l'OM
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Décrêter pour mieux briller

Que ce soit par stratégie sportive, conviction gustative ou simple jalousie, peu importe, José Anigo aurait apparemment pris la première grosse décision depuis l’annonce du départ de Didier Deschamps : supprimer les crêtes à l’OM. Pas con. D’autres suggestions ?

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Pendant que les marques de luxe chinoises se demandent comment revaloriser le «  made in China » , José Anigo, lui, aurait trouvé un moyen de redorer le blason de l’Olympique de Marseille après une saison que d’aucuns qualifieraient de « pas terrible » . La solution : interdire les crêtes. La coiffure, oui. Une décision presque comme une autre, même s’il aurait peut-être mieux valu, pour l’image de l’OM, interdire aux joueurs de perdre des matchs, mais bon, on y viendra sûrement. C’est une sorte de bon début. D’ailleurs, plusieurs autres condamnations devraient faire leur apparition dans le milieu souvent problématique du ballon rond. Pour rester dans la coiffure, par exemple, on pourrait également proscrire les gravures tribales faites au rasoir à l’arrière du crâne. Ce seraient les coiffeurs de PACA qui feraient la gueule, mais tant pis. Et puis Footballer’s haircuts de James Chambers ayant déjà été publié, ce serait moins grave. Penser aussi à censurer certains goûts musicaux. Sans ça, certaines playlists de joueurs se retrouvent sur le net et ça ne rend service à personne. Un partenariat avec Hadopi ou Motown pourrait alors s’avérer utile.

Par amour du jeu

Côté mode, on tire un trait sur les gants au bout des mains des joueurs de champ, surtout s’ils sont grands, ça porte à confusion quand ils s’aventurent près des cages. On oublie, tant qu’à faire, les maillots dégueulasses designés par le fils d’une cousine d’un ami. Les troisièmes, voilà. Ceux dont le dévoilement en début de saison est une souffrance pour tout le monde. Pour aller plus loin, pourquoi ne pas interdire aussi les abdominaux ? Dans la mesure où leur mettre un carton jaune ne démotive pas les Balotelli et autres joueurs lambda à se déshabiller après un but, il suffirait qu’ils n’aient rien à montrer pour ne plus soulever aucun T-shirt. Élémentaire. Les matchs seraient plus fluides. Surtout si, dans la foulée, on bannit les démonstrations d’Actor’s Studio vides de toute dignité. Les plongeons retournés groupés synchronisés pendant les JO : oui ; pendant la Ligue des champions : non. Quant à l’improvisation qui pousse à se tenir le genou après un coup de coude dans l’épaule, inutile d’en discuter. Ce n’est pas comme ça que l’exclamation « C’est le nouveau Zidane » va enfin prendre un sens*. Pour toujours plus de fluidité dans les rencontres, il faudrait également veiller à prohiber les enfants idiots au bord des terrains qui lancent une balle dans le jeu, alors qu’il y en a déjà une. Ou qu’on leur apprenne les règles. Les 0-0 sont à proscrire. Peu importent les exceptions type Angleterre-Italie Euro 2012, en règle générale, ce sont des matchs de merde. Et si des matchs avec des buts, ça redore pas l’image du football…

«  Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions » (André Gide)


Ensuite, il y a les solutions extrêmes, les solutions aux problèmes de fond. Celles qui ne sont pas là pour rigoler. La première, la plus évidente, serait d’interdire l’équipe d’Espagne. Elle gagne tout, c’est chiant. Un sport sans suspense, ça sert à quoi ? Autant jouer à Puissance 4 avec un daltonien. Il faudrait alors supprimer les stades, pour laisser les joueurs s’exprimer. C’est bien connu – les Brésiliens et Nike l’ont bien compris -, le beau jeu, c’est dans la rue, point barre. Ah, et puis, proscrire les morts pendant les matchs, ça fout le bordel, ça casse le jeu. Tout ça alors que, sincèrement, il y a plein de temps entre les rencontres pour mourir. C’est fait pour ça. Et dans le but de vraiment ôter au football sa mauvaise réputation, il est nécessaire - et personne ne pourra dire le contraire – de le détacher de toute forme de racisme. Très bien, on n’a qu’à interdire les Noirs. Ça permettrait de faire d’une pierre deux coups en clôturant le débat sur les quotas, en plus. Il faut aller chercher les solutions à la source des problèmes. Sur la tête, ok. Dans la tête, ce serait bien aussi.

*NB : interdire ceux qui voient en chaque jeune joueur arabe avec du potentiel un «  Nouveau Zidane » et puis voilà.

Noémie Pennacino
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