Début d'année congelé chez les Reds

Chez les Reds, on achète et on brade, on vend le nom du stade, on envoie se faire « sucer » les supporters, on se blesse à gogo et pour finir on perd des matchs à la con. On se les gèle quoi !

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Drôle de début d'année pour les reds de Liverpool. Un dirigeant, fils d'un des deux proprios américains, se prend pour Maradona et invite un supporter mécontent à « venir le sucer » dans un mail vengeur. Mais le board de Liverpool n'est pas la FIFA et en guise de match de suspension, le bouillonnant Yankee a dû plier bagage. Victoire des supporters sur la direction. Des supporters certainement heureux aussi de la vente de Voronin et Dossena, deux joueurs aux qualités de footballeurs aussi introuvables que leur charisme. Mais ceux-ci auraient tort de se réjouir, car dans la foulée, Ian Ayre, directeur commercial du club, déclare que des consultations sont en cours pour vendre le nom du futur stade du LFC au plus offrant. Adieu Anfield, bienvenue au futur « Carlsberg » , « Standard Chartered » ou « Marks et Spencer » Stadium. Allez donc chanter « you'll never walk alone » après ça. Malgré les problèmes financiers et les difficultés à trouver du cash pour recruter, cette déclaration ne va pas remonter la côte de popularité des patrons. Les plus réalistes diront que le naming est devenu une obligation pour accroître les ressources. Les plus cyniques s'en ficheront, peu inquiets de l'attribution du nom à un stade dont les travaux n'en finissent pas de ne pas commencer et dont l'achèvement tient de la science fiction même si le club annonce le lancement de la construction en avril.

Au milieu de ce marasme en coulisse, il y avait un match de Cup, le premier de l'année 2010 compte tenu du report de la dernière journée de championnat. La soirée, quoique fraîche, s'annonçait bonne, avec la présentation au public de la dernière acquisition, Maxi Rodriguez, en provenance de l'Athletico de Madrid, comme Torres en son temps - ce qui n'est pas une mauvaise référence. Encore un joueur en difficulté dans son club, mais c'est le lot du mercato d'hiver que de jouer la relance. Et puis c'est plus sûr que d'acheter un joueur blessé type Aquilani qui n'aura joué que 3 matchs dans ses 5 premiers mois en Angleterre. Pour ce match à rejouer de Cup, Benitez avait décidé de mettre son équipe type ou presque car écarté en championnat et en League des champions, Liverpool a dû revoir ses objectifs. Reading, 20ème en championship (L2), devait donc subir la loi d'une équipe à la relance, prête à tout bouffer en 2010.

Les bonnes nouvelles se sont arrêtées là. Défaite 2-1 après prolongations. Possession de balle totale ou presque, mais pratiquement pas d'occasions, une fâcheuse tendance à tourner en rond avec la balle, une défense aux abois à la moindre accélération en contre des milieux de Reading (très bons d'ailleurs, notamment Mc Anuff), pas de pénétration, Torres touché au genou sort à la demi-heure, Gerrard blessé à la cuisse ne revient pas après la mi-temps atteinte avec un but d'avance par les Reds (CSC d'un défenseur de Reading). Bizarrement, sans ses deux fers de lance, Liverpool sera meilleur en deuxième période sans avoir de situations très chaudes cependant. Plus le match avance et plus l'équipe devient fébrile, symptomatique d'une confiance en compote. N'Gog est bien sympa devant mais pour remplacer Torres, cela revient à faire jouer un poussin à la place d'un junior. Histoire d'en prendre un bon coup sur la tête, les Reds attendent les arrêts de jeu pour paniquer et provoquer un pénalty : 1-1. Ensuite, malgré le soutien « compationnel » de la foule, le but de la victoire de Reading arrive comme une évidence. Dur d'imaginer que le 20ème de L2 joue avec plus de confiance que le 7ème de Premier League, et pourtant... Rafa pourra toujours se dire qu'Aquilani a fait son premier match correct depuis son arrivée, cela n'empêchera pas les journaux de ne voir en lui qu'un vulgaire Jamie Redknapp, un de ces joueurs surestimés de l'époque des « space boys » de la fin des années 90. Comble de ridicule, Liverpool aurait manifesté un intérêt pour l'achat du gardien australien de Reading, Adam Federici. On se demande bien pourquoi, les Reds ne l'ayant pas vraiment testé hier soir.

Le prochain match en championnat à Stoke s'annonce déjà décisif, parce qu'avec la forme de Manchester City, la solidité de Villa, le brio des Spurs et même l'hermétisme de Birmingham, on ne miserait pas sa fortune sur la présence de Liverpool en Europa League la saison prochaine. Les supporters les plus acharnés se disent qu'il faut déjà oublier 2010 et préparer la saison prochaine... Ca sent l'accident économique grave. Et la question de la responsabilité de Benitez va se poser avec encore plus d'acuité. Car au-delà de la fidélité légendaire des supporters, de la tradition de sublimation du manager à Anfield, de l'union sacrée contre les patrons américains, il va bien falloir examiner froidement le bilan du coach espagnol et estimer sa capacité à passer cette période cruciale. Le rebond est-il possible ?

Traduction : Christophe Lalo, source : The Sun

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