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Débat : Deschamps a-t-il raison de se passer de Nasri ?

Samir Nasri au Brésil, c'est mort. L'intéressé a avoué s'être fait une raison et ne rien attendre de la liste de Didier Deschamps. Tout frais champion d'Angleterre, Nasri va rater encore une fois une phase finale de Coupe du monde. Incompréhensible, si on se fie à son talent et ses performances. Un choix logique pour la bonne vie du groupe. Le débat est lancé et devrait durer toute la semaine.

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Oui, parce que Nasri est capable de foutre le bordel dans un collectif en trois minutes


Visiblement, Didier Deschamps a décidé de ne pas emmener Samir Nasri et ses Adidas au Brésil. Son but contre West Ham et son deuxième titre de champion d'Angleterre en trois saisons à City ne changent rien. Le talent de Samir Nasri, personne ne le discute. Sa personnalité, c'est autre chose. Surtout en France où les petits cons, si talentueux soient-ils, n'ont jamais été aimés de la plèbe. Nasri, Anelka, Ben Arfa, Ménez, ces footeux talentueux que la France du football très franchouillarde n'a jamais su apprivoiser ni disséquer. Avec Nasri, les Bleus ont fait du social depuis le début. Sauf que le môme n'a jamais rendu la pareille. À l'inverse d'un Gourcuff, très gendre idéal, et qui aura toujours une seconde chance, quoi qu'il arrive, car il n'est jamais sorti des clous. Oui, Nasri a un côté trop frondeur pour l'équipe de France. L'opinion publique n'aime pas ça. La presse non plus. Et comme on sait que ce sont eux qui décident… Même s'il n'a jamais été performant en équipe de France, l'ancien joueur de l'OM a du talent, une certaine intelligence et une forme de maturité.

Pourtant, le choix de Deschamps est logique, censé et justifié. Le sélectionneur se préserve. Il limite les risques en quelque sorte. La Dèche, qui connaît l'importance du « bien vivre ensemble » , l'a toujours dit : « Les caractères, les personnalités sont des éléments à prendre en haute considération. Je ne vais pas prendre les 23 meilleurs, mais les 23 les plus aptes à aller loin ensemble dans ce Mondial.  » Le mot « ensemble  » est primordial. Nasri, formidable meneur de jeu, n'est plus en mesure, à l'heure actuelle, de s'intégrer à cet « ensemble » . Au sein d'un collectif, le numéro 8 de City est capable de foutre le bordel en trois minutes. Surtout en équipe de France où le garçon a déjà sévi. Raymond Domenech peut en témoigner, lui qui, dans son ouvrage Tout seul, avait des mots doux pour le garçon au sourire en coin. « Au sein d'un groupe, il vient toujours appuyer là où ça fait mal et révèle la faille plutôt que de la colmater.  » Ce n'est pas tout, dans France Football, François Manardo, chef de presse des Bleus de 2010 à 2012, balance aussi sur le petit prince de Marseille. On est sous Laurent Blanc, peu de temps avant le quart de finale contre l'Espagne. « Samir venait de croiser son coéquipier à City Silva, qui lui avait dit que l'Espagne jouait sans véritable numéro 9. Et le voilà qui vient expliquer au staff que c'est une erreur de jouer avec Debuchy et Réveillère. Résultat : Alain Boghossian passe 40 minutes à lui expliquer le pourquoi du comment. À une heure d'un match capital. » Et comme le résultat ne plaide pas pour le staff des Bleus, Nasri en ressort avec le boulard, du style : « J'avais raison.  »

Nasri pense avant tout à lui, alors qu'il pratique un sport collectif. En équipe de France, son rôle a d'ailleurs toujours été ambigu. Notamment dans ses rapports avec Ribéry et Valbuena, deux anciens copains olympiens. Le premier a été un ami avant de devenir un rival, le second a toujours été son souffre-douleur. Dans un mauvais soir, Nasri est capable de les monter l'un contre l'autre tout en persuadant Grenier qu'il a le talent des deux premiers réunis. Diviser pour mieux régner, en somme. Et puis le garçon déteste qu'on le juge, alors qu'il se délecte de tout ce qui se dit sur lui. Difficulté à gérer la frustration, qu'on appelle ça. Séparés, le «  Ferme ta bouche  » à un journaliste à l'Euro, les insultes envers celui de l'AFP, la place dans le bus piquée à Thierry Henry à l'Euro 2008, sont des non-événements. Mais comme les trois portent le sceau de Nasri, ça commence à faire beaucoup de preuves à charge contre sa présence en équipe de France. Le tout sans circonstances atténuantes, puisque sur le pré, le garçon a toujours été quelconque en Bleu. En gros, doit-on prendre le risque de l'emmener, alors que l'apport sportif est plus que limité ? Dans le doute, Deschamps préfère ne pas avoir à gérer ce problème supplémentaire. Il laisse le soin à son successeur en Bleu de le faire. Chacun sa merde. Finalement, ne pas l'emmener au Brésil arrange tout le monde. Les Bleus, car ils n'ont pas foncièrement besoin de lui sur et surtout en dehors du terrain, mais également Nasri, qui va pouvoir devenir un martyr, sacrifié sur l'autel du collectif. D'autant plus que si l'aventure tourne au vinaigre, il pourra toujours avancer qu'il n'était pas là. Comme à Knysna où il a toujours dit qu'il « serait descendu du bus, lui  » . Tout l'esprit de groupe de Samir Nasri en une phrase.

Par Mathieu Faure

Non, Nasri est juste un footballeur. Mais à la différence de beaucoup, Nasri est un vrai footballeur.


Nasri, ça rime avec conflits. Rien que lorsqu'il s'est expliqué dimanche soir, sur la pelouse de l'Etihad Stadium avec des confettis sur les épaules, révélant qu'il ne s'attendait pas à être pris au Mondial, il en a énervé plus d'un. Parce qu'avec son accent qui sent encore bon les quartiers nord de Marseille, il a reconnu qu'il avait été mauvais au match aller contre l'Ukraine, « mais comme d'autres » . Et puis qu' « on ne peut pas s'entendre avec tout le monde dans les 23 » . Nous y voilà. Après avoir foutu la merde à l'Euro 2012, le sale gosse a failli cracher sur les Bleus en barrages avec son venin. Et on est en France, le pays champion du monde avec Aimé Jacquet, le sélectionneur qui a écarté Cantona et Ginola. Alors Nasri, ça sera le sacrifié, celui qu'on ne retient pas sur l'autel de la cohésion. Puis pour faire le liant, le sélectionneur n'est autre que Didier Deschamps. Demandez à celui qu'on appelle « The King » dans l'autre coin de Manchester ce qu'il en pense…

C'est vrai qu'il en a eu des secondes chances, Samir Nasri. Presque autant que Yoann Gourcuff, il faut être honnête. Sept ans ont passé depuis sa première convocation chez les A. Sur son bilan, pas deux buts qui se suivent, mais plusieurs polémiques. En même temps, ses victimes, c'est qui ? Des gens comme Gallas ou Domenech ont eu l'occasion de montrer leur grandeur d'âme par la suite... Il ne faut pas pour autant faire de Nasri une figure de proue de l'anti-système, le héros moderne de l'insolence, voire l'incarnation de la revanche des talentueux, contre ceux qui travaillent dur et qui sont pleins de bons sentiments, type Valbuena. Nasri est juste un footballeur. Mais à la différence de beaucoup, Nasri est un vrai footballeur. Ce n'est pas Zidane. Mais il suffit de le voir conduire le cuir, avec cette gestuelle qui lui est propre. De le voir contrôler une balle qui vient du ciel (parce que le jeu de Manchester City, hein, ça ne part pas non plus de derrière, faut pas déconner) et se promener, crocheter, tourner, virer, pour finalement voir son équipe marquer. Si les champions d'Angleterre finissent la saison avec 102 dans la case « buts marqués » , c'est aux interminables slaloms du « petit prince de Marseille » qu'ils le doivent, Nasri ayant été le joueur le plus utilisé des Citizens avec Zabaleta et Yaya Touré.

Alors vous avez le droit de ne pas l'aimer, de le trouver arrogant. De trouver normal de ne pas tout faire pour que cette équipe de France tourne avec lui et de rester figé sur les matchs qualificatifs pour l'Euro 2012 où il faisait huit touches de balle avant de donner vers l'arrière. Mais derrière, il ne faudra pas se plaindre que les belles histoires type Riquelme, ça arrive toujours chez les autres.

Par Romain Canuti
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