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De la cohérence du projet technique du PSG

En matière de résultats, le Paris Saint-Germain réalise un départ canon et se lance vers une quatrième saison riche en trophées. Sur le plan du jeu, en revanche, les hommes de Laurent Blanc ne parviennent pas à épanouir un potentiel qui tutoie pourtant les sommets européens. Faut-il accabler le choix des joueurs ? Le niveau de ces derniers ? Le coaching ? Certes, certaines grandes rencontres des Parisiens se sont décidées sur des erreurs tactiques ces deux dernières années. Mais alors que Laurent Blanc est la cible des critiques, c'est bien toute la cohérence de la stratégie sportive du club qui pourrait être remise en question.

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Et si le football était un tango ? Sur la piste, habillé de son costume d'homme autoritaire et charmeur, c'est l'entraîneur qui dirige, donne le tempo et annonce les changements de rythme. Déterminé et convaincu par son idée du mouvement, c'est lui qui persuade sa partenaire de la direction à prendre. Les joueurs, eux, sont cette partenaire chargée de mettre en mouvement ces consignes, de les faire vivre. Ils peuvent y ajouter de la fantaisie, à condition de suivre le rythme dicté. En fonction de leur talent, la danse peut ainsi prendre une dimension plus ou moins fabuleuse, mais l'essentiel est ailleurs : c'est la cohérence entre les consignes données et le potentiel de la partenaire à les réaliser qui décide de la grandeur de la danse. Ailleurs, un beau football est aussi le résultat du mariage entre une idée de jeu et le potentiel des joueurs à la réaliser.

Peu importe le style de la musique, les attaques placées ou les contres éclair, le public apprécie toujours la symbiose, la cohérence, l'intelligence. Au-delà du niveau tactique de l'entraîneur et bien au-delà de la maîtrise technique de ses interprètes, la cohérence prime avant tout : c'est la fameuse « fonctionnalité » des joueurs. Quand Arrigo Sacchi répond à la question « d'où est sorti votre grand Milan ? » , la réponse est claire : « C'est venu grâce à la réunion de nombreux facteurs. Avant tout grâce à un club ambitieux, bien organisé, patient, et aussi compétent, qui nous a fait travailler dans les meilleures conditions possibles. Un club où le projet technique a pu prendre plus de place que les intérêts qu'imposent le merchandising et le marketing, un projet qui a fait comprendre qu'il fallait prendre les joueurs les plus fonctionnels pour le jeu que nous voulions réaliser. »

Boucs émissaires et crise du jeu


Cette saison, le potentiel du groupe du PSG est immense. Verratti, Ibrahimović, Pastore, Di María, Thiago Motta, Thiago Silva, Matuidi, Cavani, Marquinhos, Aurier, Maxwell, Lucas, Lavezzi, Rabiot, Trapp, Sirigu… À vrai dire, si ce groupe ne possède pas la qualité et l'expérience pour remporter la C1, qui la possède ? Seulement, sa production collective s'avère décevante. Son apogée ? Le huitième de finale de l'édition 2014 de la Ligue des champions, à Leverkusen. Car depuis, la progression dans le jeu semble enrayée. En une demi-saison, Laurent Blanc avait réussi à imposer des principes édifiants : un contrôle du jeu maîtrisé, l'influence créative de Zlatan dans le troisième quart du terrain, les courses de Matuidi, Lavezzi et Cavani… Aujourd'hui, en revanche, le jeu parisien a moins de fluidité. Mercredi soir au Parc contre le Real, comme contre Marseille, le PSG s'est parfois retrouvé coupé en deux, n'a pas réussi à porter le ballon dans le camp adverse et a mis en scène une attaque sans solution. Comment une troupe de danseurs étoiles peuvent s'éloigner autant du bon rythme ? Comme il fallait s'y attendre, le public de l'opéra parisien n'a pas tardé à chercher des boucs émissaires. La première victime serait Ibrahimović, l'étoile la plus prestigieuse. Historiquement, après tout, la France aime couper les têtes les plus puissantes. Les critiques tombent aussi sur Di María parce qu'il vient d'arriver et que sa saison à Manchester le rend peut-être plus vulnérable que d'autres. Enfin, Laurent Blanc ne convainc pas. Paris lui crie, à raison, que Pastore doit être titulaire. Paris lui crie, à tort, qu'Ibra doit aller s'asseoir. Mais peu importent Ibra, Pastore et Di María : le PSG ne traverse pas un problème de choix d'interprètes. La capitale vit une crise de jeu.

Le projet technique est-il vraiment la priorité ?


Depuis son arrivée, Blanc a clairement décrit sa danse idéale. Possession, maîtrise du ballon, contrôle du jeu, « philosophie barcelonaise » . « J'aime qu'on garde le ballon » , répète le Président. Et c'est tout à son honneur. Seulement, si le PSG parvient à garder le ballon aisément dans son camp, à l'aide des pieds exceptionnels de Verratti, Motta et Thiago Silva, il n'a jamais réussi à étendre la domination territoriale jusqu'au camp adverse avec la constance et les variations du Bayern et du Barça. À vrai dire, il ne s'en est même pas approché. Et la raison est très simple : les interprètes choisis depuis l'arrivée de Blanc n'ont absolument rien à voir avec cette idée de football placé. Il y a eu Lucas l'ailier de débordement, Cavani l'attaquant guerrier aux pieds rebelles, Cabaye le milieu à l'anglaise, Di María l'animal mourinhesque du football de contre, David Luiz le bouclier mobile, Marquinhos le défenseur à l'italienne, Stambouli la lourde sentinelle, Kurzawa et Digne les latéraux accélérateurs. Parmi tous ces grands joueurs, qui serait une cible intéressante pour les projets de jeu du Bayern et du Barça aujourd'hui ? Personne.

Aucun de ces joueurs n'est apte pour faire briller un système visant 70% de possession de balle. Aucun. Ces joueurs ont les pieds et la tête pour jouer un football direct, rapide, agressif, comme Di María au Real, David Luiz à Chelsea, Motta à l'Inter, Cavani à Naples, Cabaye en Premier League. Le PSG n'est pas allé chercher les joueurs capables de satisfaire les exigences tactiques de Blanc : le projet technique ne serait pas la priorité du recrutement ? L'ambition de recruter Cristiano le démontre aussi. Paris n'est jamais allé chercher un milieu intérieur ayant une relation fusionnelle avec le ballon, à la Iniesta, Isco, Borja Valero, Modrić, David Silva ou Herrera. Paris n'est pas allé chercher non plus un ailier sachant presser et construire, à la Pedro. Dans la lignée de la construction opérée par Leonardo et Ancelotti, le PSG a continué à construire une équipe de joueurs habiles en contre. Et le plus beau symbole en est évidemment Javier Pastore. Mais pourquoi ?

Mais qui décide ?


Cette incohérence peut être la fille de deux facteurs. La première option est une mauvaise planification tactique : le PSG essaye de faire du projet technique une priorité, mais les joueurs engagés sont mal analysés. L'exemple de Lucas est frappant : pourquoi faire venir un joueur aussi percutant pour lui demander de jouer un football de contrôle ? La seconde est une mauvaise priorisation : les joueurs ne sont pas pris pour leur fonctionnalité dans l'idée de football de Laurent Blanc. Di María et Cavani auraient été pris parce qu'ils étaient les plus gros noms disponibles sur le marché, d'où un impact marketing conséquent, Cabaye et Stambouli auraient été pris pour leur nationalité, Lucas parce qu'il était le jeune Brésilien que l'élite européenne voulait, etc. Et c'est ici que l'on revient au rôle de l'entraîneur dans ce projet. Si les joueurs ne sont pas choisis pour leur fonctionnalité dans le projet tactique de Blanc, ils sont probablement choisis sans l'accord de l'entraîneur.

Si les joueurs lui sont imposés, Blanc a donc deux options. La première – qui serait la plus logique – est d'adapter son schéma aux joueurs recrutés, abandonner le 4-3-3 et faire jouer un football direct au PSG. Mais ce n'est clairement pas la direction prise. La seconde est de s'imposer à son tour en imposant son idée de jeu, la possession et le 4-3-3. D'après cette dernière éventualité, il y aurait un bras de fer continu entre l'entraîneur et sa direction, alors que tout semble indiquer le contraire. Alors, une dernière possibilité émerge : les joueurs et l'idée de jeu sont imposés. En clair, d'après cette hypothèse, il serait imposé à Blanc de jouer à la barcelonaise avec des joueurs de contre. Ce ne sont que des hypothèses et il est impossible de juger intelligemment cette situation d'un point de vue extérieur. Mais pour le moment, et ce, depuis maintenant deux saisons, le terrain ne ment pas sur l'incohérence du projet technique parisien.

Par Markus Kaufmann À visiter :

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Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
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El_Tabasseur Niveau : District
Mourinho's coming
Le recrutement cité, Di Maria en particulier, est au contraire hyper cohérent. Il vise clairement à apporter de la verticalité à un jeu ronronnant devenu sa propre caricature.

Après il peut y avoir des echecs dans les recrutement, par ex Lucas qui n'est pas dimensionné pour un club de cet envergure. C'est pas la fin des haricots. Comme le match contre Real, on dirait que la victoire était obligatoire et inéluctable. Alors qu'on est tombé contre meilleur que nous tout simplement. On dirait qu'on a perdu 4 à 0 au vu des critiques.
Chardee Macdennis Niveau : DHR
Intéressant. Je pense que le jeu de possession est tellement exigeant techniquement qu'il faut des génies du football pour y arriver. Le Barça est passé à un style bcp plus direct depuis le départ de Xavi.
Le Bayern est la seule équipe ajd à maîtriser ce jeu mais de 1) leur effectif est au dessus de celui du PSG 2) meme eux ne connaissent pas les résultats européens qu'ils désirent.

Peut être que ce tango a disparu avec son plus grand danseur, Xavi
Parce qu'il va bientôt falloir penser à faire jouer Layvin, parce que Marqui mérite sa place, parce que Pastore la mérite encore plus, parce que Di Maria doit jouer au milieu, parce que Cavani doit jouer en pointe, parce que Ibra le talisman c'est bien, un Ibra qui marque, c'est mieux. Et parce que Laurent à tendance à penser plus aux sponsors qu'à un équilibre quand il fait ses feuilles de matchs.
Madrapour Niveau : DHR
L'article est pas mal mais on ressent un peu trop la volonté d'accumuler les arguments pour étayer coûte que coûte l'idée de départ.

Si je suis en partie d'accord avec le fait que "les joueurs -dans l'ensemble- ne correspondent pas à la philosophie de jeu souhaitée", dire que Motta ne colle pas à cette philosophie est une aberration.

Motta c'est contrôle-passe-contrôle-passe-etc. Son jeu est aussi simple qu'efficace. Dans la lignée des milieux barcelonais. Et d'ailleurs ça n'a rien d'étonnant vu qu'il a fait ses classes là-bas.
didier gomis Niveau : CFA
Comment danser du tango avec les autres eauipes de L1 ? Faire de la contre attaque contre des bus ca risque de donner des putains de purges !
we want the world and we want it now Niveau : Loisir
Oli

Un Ibra qui marque c'est mieux ? Il est juste l'actuel meilleur buteur du PSG en L1 avec un ratio d'un but/match, et a déjà deux passes décisives à son actif. Donc on peut pas parler d'un Ibra qui ne plante pas.
Enfin, je dis ça par pur plaisir pour la contradiction. Je suis d'accord avec ton constat, Ibra me semble fini et doit aller sur le banc.

Chardee

Tu oublies de spécifier que si le Bayern joue avec autant de facilités le jeu de possession c'est aussi du à son entraineur,qui a une toute autre gueule que Blanc, quoiqu'on en dise.


Sinon, pour l'article, j'ai l'impression qu'à chaque début de saison c'est la même chose: le PSG ne sait plus jouer, il y a les résultats mais pas le fond de jeu, etc... Et chaque année tout le monde finit par ravaler ses paroles. Je vois pas ce qui a changé cette année. Les principaux dépositaires du jeu du PSG sont toujours là, et l'entraîneur est le même. Le jeu reviendra donc tôt ou tard.
Et leur Iniesta, Isco, Modric, Herera, Silva c'est Javier...il n'est pas bon qu'en contre c'est faux de dire ça.
Skywalker Texas Ranger Niveau : DHR
Ce que je trouve très décevant au contraire, c'est l'abandon d'un pressing haut et agressif à la perte du ballon de la 1e saison. Maintenant, la défense joue sur sa surface, et le milieu livré à lui-même.

Certes, on attend plus dans la construction, mais il y a aussi des joueurs trop peu au niveau (Ibra, Motta, Verratti cette saison) et un manque de volonté et motivation.

C'est pas en jouant 10 matches à fond dans la saison que tu vas pouvoir mettre en place un jeu dynamique et dangereux et donc on en revient encore au rythme plan-plan, avec peu de changements de rythme qui tue la philosophie prônée par Blanc, ce qui en fait plus une caricature qu'une vraie idée de jeu.
Balaise Matuidi Niveau : Loisir
J'aime beaucoup cet article.

Cependant des joueurs pour jouer la possession on en a :

Silva, Maxwell, Verratti, Motta, Ibra voir aussi Pastore, Luiz et Aurier.

Tous ces mecs sont techniques, savent jouer dans les petits espaces, savent combiner dans les intervalles etc..

Mais effectivement, Di Maria est surement le meilleur exemple d'incohérence de style de jeu, même si c'est un magnifique joueur.
Ca se voit que c'est un joueur de contre, il use et abuse de longs ballons et il ne sait pas temporiser quand il a la balle.

Après le Barça et le Bayern ne recrutent pas forcément que des joueurs de possession. Suarez n'est clairement pas un joueur de possession, Rakitic bof, Ribery et Robben sont titulaires avec Guardiola quand ils ne sont pas blessés et ils sont l'anti-thèse du jeu de possession...

A mon avis un jeu de possession ne nécessite pas forcément 100% de joueurs possédant le même profil
Balaise Matuidi Niveau : Loisir
Message posté par Skywalker Texas Ranger
Ce que je trouve très décevant au contraire, c'est l'abandon d'un pressing haut et agressif à la perte du ballon de la 1e saison. Maintenant, la défense joue sur sa surface, et le milieu livré à lui-même.

Certes, on attend plus dans la construction, mais il y a aussi des joueurs trop peu au niveau (Ibra, Motta, Verratti cette saison) et un manque de volonté et motivation.

C'est pas en jouant 10 matches à fond dans la saison que tu vas pouvoir mettre en place un jeu dynamique et dangereux et donc on en revient encore au rythme plan-plan, avec peu de changements de rythme qui tue la philosophie prônée par Blanc, ce qui en fait plus une caricature qu'une vraie idée de jeu.


Si Motta et Verratti ne sont pas au niveau, j'aimerai savoir qui est au niveau alors.

Faut pas déconner, citer la déchéance d'Ibra qui est méconnaissable au meme titre que les légères baisses de régime de Motta et Verratti, n'a absolument aucun sens
Message posté par Balaise Matuidi


Si Motta et Verratti ne sont pas au niveau, j'aimerai savoir qui est au niveau alors.

Faut pas déconner, citer la déchéance d'Ibra qui est méconnaissable au meme titre que les légères baisses de régime de Motta et Verratti, n'a absolument aucun sens




Ça a du sens au contraire. Motta est l'architecte du jeu parisien. Verratti est le garant à la fois des bonnes sorties de balle depuis la défense et d'un pressing haut. Quand les deux sont moins biens, ça se ressent. L'équilibre collectif en est beaucoup plus fragile et les espaces beaucoup plus importants entre l'attaque et le milieu (voir les 30 mètres qui séparent systématiquement les deux) et moins importants entre la défense et le milieu (les milieux ayant maintenant tendance à jouer très bas).

Mais cela est aussi dû à l'abandon d'un système de pressing haut (qui était pourtant là pendant le mois d'août). Motta-Verratti, c'est la clef de voûte du jeu du PSG. Quand ils sont moins biens, c'est bien plus grave que quand Ibra ne l'est pas (car Paris peut marquer sans Ibra, mais Paris ne peut pas être performant collectivement sans un bon duo Motta-Verratti).
L'armefatalediabaté Niveau : District
Mais what the fuck ? Les journalistes et supporters parisien se plaignent d'un 0-0 contre le REAL MADRID ???
L'armefatalediabaté Niveau : District
Message posté par L'armefatalediabaté
Mais what the fuck ? Les journalistes et supporters parisien se plaignent d'un 0-0 contre le REAL MADRID ???


Sinon qui joue mieux en Europe ? Le Bayern, Arsenal, Le Barça ? Le PSG est censé faire déjà mieux qu'eux ?
MisterGeorges Niveau : Loisir
Faut arrêter de penser que 0-0 est forcément un mauvais résultat.
Vu la poule, la double confrontation PSG Real est clairement un 16ème de finale vu l'importance de finir 1er de sa poule.
Si on fait 1-1 ou 2-2 à Madrid, je vois déjà toutes les vestes se retourner.

Après c'est certain qu'on est encore en recherche dans notre jeu en ce moment.
Perso je vote pour le remplacement poste pour poste de Matuidi par Di Maria, et un trident Pastore Ibra Cavani.
Pour en revenir à l'article, c'est bien la première fois que je suis déçu en lisant un article de Markus.

Si l'argument principal est intéressant, il ne vaut pas tous les détours et toutes les concessions faites par l'auteur.

Citer 3/4 de remplaçants pour dire que personne ne serait une cible intéressante pour le jeu du Barça et du Bayern, c'est d'abord d'une mauvaise foi incroyable. Mais surtout, dire que Marquinhos ou David Luiz ne seraient pas intéressants pour le jeu du Bayern ou du Barça, c'est une connerie monumentale. Les deux permettent à une défense de jouer haut et d'avoir une relance très propre. N'aurais-tu pas, au passage, Markus, oublier de parler de Thiago Silva quand même, le capitaine du PSG ? Qui était la priorité de recrutement du Barça l'année dernière ?

Quant à ton argumentation, elle est parfois tout simplement absente. Au nom de quoi Ibra ne devrait pas s'asseoir sur le banc ? Ça fait deux (cinq?) mois qu'il ne met plus un pied devant l'autre. Que de mauvaises décisions, des passes simples ratées, une présence dans la surface bien moins importante que par le passé, bref, c'est le type qui ruine toute la construction du jeu du PSG car il met en échec la relation milieu-attaque. En même temps, il empêche Pastore de faire la saison de sa vie (lire l'interview d'Ancelotti quand il rit de l'incompatibilité Pastore/Ibra) même si, éventuellement, tout cela pourrait être évité en demandant à Ibra de jouer plus haut et en supprimant Cavani du 11 (mais serait-ce vraiment la bonne décision que de se priver des appels de Cavani et de son travail défensif haut ?).

Quant à l'aberration sur Motta, je crois que ça a déjà été très bien dit avant moi. Paris n'est jamais allé cherché un relayeur ayant une relation fusionnée avec le ballon ? Herrera? Il est loin du niveau du PSG. Valero? Il va prendre la place de qui? Modric ? Paris a essayé et s'est fait recalé. Isco? Paris a essayé, il a préféré Madrid. David Silva? Impossible de le chiper à City. Iniesta? Je n'en parle pas. Et puis bon, un milieu ayant une relation fusionnelle avec le ballon? Verratti, ça te parle?

Un ailier qui sait presser et construire? Pedro sait construire le jeu? Ah bon. Peut-être que tu souhaitais parler de Eden Hazard que le PSG a essayé en vain de chiper à Chelsea il y a quelques années déjà.

Bref, Markus oublie énormément de circonstances pour prouver un point qui n'est pas forcément bête - l'incohérence du projet technique -. Surtout, Markus oublie l'essentiel : Paris n'est pas le Barça, Paris n'est pas le Real, Paris ne peut toujours pas avoir les joueurs qu'il souhaite, et notamment les top players mondiaux à leur apogée - Modric, Hazard, Iniesta, David Silva, même Isco -.
Balaise Matuidi Niveau : Loisir
Message posté par kelz




Ça a du sens au contraire. Motta est l'architecte du jeu parisien. Verratti est le garant à la fois des bonnes sorties de balle depuis la défense et d'un pressing haut. Quand les deux sont moins biens, ça se ressent. L'équilibre collectif en est beaucoup plus fragile et les espaces beaucoup plus importants entre l'attaque et le milieu (voir les 30 mètres qui séparent systématiquement les deux) et moins importants entre la défense et le milieu (les milieux ayant maintenant tendance à jouer très bas).

Mais cela est aussi dû à l'abandon d'un système de pressing haut (qui était pourtant là pendant le mois d'août). Motta-Verratti, c'est la clef de voûte du jeu du PSG. Quand ils sont moins biens, c'est bien plus grave que quand Ibra ne l'est pas (car Paris peut marquer sans Ibra, mais Paris ne peut pas être performant collectivement sans un bon duo Motta-Verratti).


Pour moi un Ibra inutile qui traîne sa carcasse sur le terrain c'est aussi très grave. Parce que Zlatan monopolise les ballons offensifs, qu'il n'en fait souvent pas grand chose, par conséquent le jeu du PSG est obligé de passer par les ailes alors qu'avant on savait faire les combinaisons nécessaires pour percer dans l'axe.

Certes Motta et Verratti ne sont plus aussi bons que l'année dernière mais je trouve pas qu'ils soient mauvais pour autant. Notre jeu repose sur eux mais je pense que c'est parce qu'ils n'ont plus autant de solutions que par le passé qu'ils se cantonnent à un jeu horizontal.

A mon sens, le vrai problème est la ligne des 3 offensifs qui sont chacun en méforme, qui ne pressent plus efficacement comme tu l'as dit et qui pourrissent la création du jeu. Quand Pastore en remplace un, on sent déjà que les choses s'améliorent.
we want the world and we want it now Niveau : Loisir
Message posté par L'armefatalediabaté
Mais what the fuck ? Les journalistes et supporters parisien se plaignent d'un 0-0 contre le REAL MADRID ???


Non non, contre le Real Salt Lake city...
Professeur ma boulette Niveau : DHR
Message posté par MisterGeorges
Faut arrêter de penser que 0-0 est forcément un mauvais résultat.
Vu la poule, la double confrontation PSG Real est clairement un 16ème de finale vu l'importance de finir 1er de sa poule.
Si on fait 1-1 ou 2-2 à Madrid, je vois déjà toutes les vestes se retourner.

Après c'est certain qu'on est encore en recherche dans notre jeu en ce moment.
Perso je vote pour le remplacement poste pour poste de Matuidi par Di Maria, et un trident Pastore Ibra Cavani.



Merci ma petite feuille. Au moins tu connais le règlement UEFA. Je parlais récemment avec un ami et je lui disais que limite pour le spectacle, il faudrait qu'il y ait à nouveau un 0-0 à Bernabeu comme ça on verrait Paris et Madrid tenter de mettre des 8-0 au Shaktar et à Malmö pour être sûrs de récolter la première place de la poule. Maintenant si Paris fait son 1-1 à Madrid youpi quoi! Il ne le faudra plus que 2 victoires pour éviter des clients dès le 8èmes comme le Bayern où le Barça qui va bien finir par récupérer Messi.
Pour être objectif à l'heure actuelle, seuls Matuidi, Verratti et Ibra sont en deça de ce qu'il ont pu montrer ces dernières années (désolé Markus mais il n'y a pas de quoi jeter l'équipe avec l'eau du bain). Pas sûr que ça dure toute la saison pour ma part. Il suffit de se rappeler le stage d'hiver de l'année dernière et l'équipe avait vu ses ailes repousser miraculeusement.
En championnat la hype niçoise s'est écroulée hier face au terrifiant Gazelec. Donc Paris roule pépère en Ligue 1 attend son stage d'hiver sereinement au contraire de tous ces commentateurs consternés par cet humiliant 0-0 face à un Madrid-meilleure-défense-d'Europe.
Le projet du Psg est bloqué jusqu'en juin: fin de contrat d'Ibra et départ de L Blanc
Donc pour la C1 il ne faut pas rêver ce n'est certainement pas pour cette saison, il faut juste espèrer que les dirigeants préparent déjà la saison 2016
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