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  2. // Inter/Barcelone (3-1)

De l'Inter à la Lune

Grosse sensation à San Siro où l'Inter a largement surclassé Barcelone (3-1) malgré l'ouverture du score par les tenants du titre. Oui, le Barça va devoir sacrément se sortir les doigts pour refaire ses deux buts de handicap dans une semaine au Camp Nou.

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Ils l'ont fait ! En faisant tomber le FC Barcelone (3-1), l'Inter ne s'est pas contenté de déjouer les pronostics. Il a surtout démontré que l'on pouvait dominer les Catalans à la régulière. Et cela, ça valait une immense cote. Car depuis deux ans, l'Europe, non le Monde vit sous le joug du Barça. Au tour précédent, Arsenal a même ressemblé à un aimable sparring pour Messi et ses potes. Seulement voilà, pour la venue des maîtres de la planète foot, José Mourinho avait concocté un plan à peu près aussi diabolique que celui imaginé pour aller bousiller Chelsea à Stamford. Pas seulement à l'embrouille comme on l'avait imaginé mais aussi au mental, au physique, à la tactique et, si si, au talent. Celui de Milito bien entendu, poison absolu de Puyol et sa ligne, mais aussi ceux de Sneijder, Eto'o, Pandev et de toute cette fichue équipe noire et bleue. Alors évidemment, les jeux sont loin d'être faits et dans une semaine le Barça peut remettre tout le monde au pas. Il n'empêche, l'Inter s'est donné d'immenses raisons d'espérer.

Mais où est donc Messi ?

Dès les premières minutes, le choc des cultures opère. Soit des passes redoublées encore et encore pour le Barça ; un pressing déclenché à 40 mètres, pas avant, pour l'Inter et jeu ultra direct vers Milito, son sens de l'appel et sa capacité à fixer. Nota bene : quelques esprits mesquins avaient ressuscité Helenio Herrera en prêtant à Mourinho l'intention de faire une bonne vieille indiv' des familles sur Lionel Messi. Ben non ! Ce sera une zone classique... mais bien serrée hein ! Evidemment, dans pareille touffeur, l'idée des Blaugranas, accoutrés de leur horrible maillot orange, est de desserrer l'étau en faisant courir la gonfle. Même si personne n'est dupe : quand Xavi multiplie les transmissions dans son propre camp, c'est que la possession de balle catalane est stérile. Et à force de jouer à l'envers, c'est bel et bien les Milanais qui s'installent tranquillou. Et se voient tout près de forcer la porte avec une frappe d'Eto'o aux vingt mètres, repoussée par Valdès dans les pieds de Milito qui ne cadre pas dans un angle un peu fermé (17e). Et on ne rêve pas, l'Inter confisque carrément la balle à Barcelone et commence à prendre confiance. Trop même quand Lucio perd le cuir devant Maxwell qui déborde sur son flanc gauche et centre en retrait pour le plat du pied gauche de Pedro (19e, 0-1). Ou quand les Espagnols filent une leçon de réalisme aux Italiens. De quoi faire se retourner Herrera dans sa tombe. Surtout quand Lucio de la tête (20e) puis Milito d'une frappe enroulée du droit (26e) s'amusent à rater le cadre à quelques mètres de Valdes.

Alors face à tant de maladresses, de gabegie presque, il faut s'en remettre au patron. Comprenez Wesley Sneijder. Centre de Maicon au ras, contrôle en pivot de Milito qui décale dans son dos son meneur néerlandais qui, lui, ne se gêne pas pour exécuter le gardien barcelonais (30e, 1-1). La faute, en vérité, à Daniel Alves un peu balourd dans son choix de venir lui aussi sur Milito (z'étaient que trois sur l'Argentin) en oubliant Sneijder. Mérité quand même. D'autant que dans le dernier quart d'heure, les Nerazzurri font mieux que jeu égal avec leurs visiteurs dans les rangs desquels on note un absent de marque : Lionel Messi ! Car, comme on le pressentait un peu, le Ballon d'Or n'est pas à la fête et perd quasiment tous ses duels, notamment face à cette teigne de Cambiasso, impitoyable pour son jeune compatriote, quitte même à le finir à coups de latte au besoin. L'Inter ça change d'Arsenal, pas vrai ?

Milito militari

Conscients que le Barça est bon à prendre ce soir, les hommes de Mourinho attaquent la seconde période tambour battant. Une première alerte sur un bon travail d'Eto'o, prompt à resquiller entre les lignes, qui décale Sneijder, passe en profondeur pour Milito qui centre au cordeau pour Pandev un poil court (46e). Une simple répétition en fait. Messi se fait une nouvelle fois contrer, Pandev déshabille tout l'entrejeu catalan, lance Milito entre les centraux qui centre en retrait pour Maicon et sa conclusion en force (48e, 2-1). Eh bé : qui l'eut cru ? Au vrai, rien de bien surprenant au regard des faits car c'est bel et bien le milieu lombard qui fait la loi, poussant l'idée jusqu'à aller chercher le Barça dans son propre camp désormais. Messi tente bien sa spéciale à droite, je repique dans l'axe pour allumer plein fer du gauche mais Julio Cesar sort la manchette qui va bien (51e) avant de sortir le grand jeu sur une balle dans sa boîte (54e). Mais malgré ces deux saillies, la bande à Guardiola tangue sérieusement. Avant de tomber KO. Rush avorté de Maicon, récupération barcelonaise mais pressing illico de Thiago Motta dans les pieds de Messi, démarrage d'Eto'o sur le flanc droit de la surface qui centre au second poteau vers la tête de Sneijder qui trouve celle de Milito (60e, 3-1). Du grand art ! Hors-jeu ou pas ? Dur à juger...

Dans cette soirée d'allégresse, Mourinho fait même preuve de mansuétude en lançant le paria de la péninsule, Balotelli, à la place de Milito, un but, deux passes déc' et les crampes qui vont avec, merci beaucoup. Le coup d'envoi d'une pression insensée du Barça, tout près de parvenir à ses fins via un penalty oublié (?) sur Alves, une reprise de Pique sauvée sur sa ligne et on ne sait trop comment par Lucio (85e) ou ce retourné de Pedro sur une remise du même Pique avant-centre en cette fin de match (90e). Avant que l'arbitre ne délivre tout un stade embrasé comme rarement dans son histoire moderne. Un peuple qui déjà se prend à rêver de l'impossible exploit : éliminer l'invincible Barça et jouer sa première finale de C1 depuis 38 ans.



Inter Mian - FC Barcelone : 3 - 1

Buts : Sneijder (30), Maicon (49), Milito (60) pour l'Inter, Pedro (19) pour Barcelone

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Bah avec la nonchalance de Maicon et les relances horrrrribles de Motta et de Combiasso, y a peu de chances et je ne parle pas des ratés de Milito!
Habituellement, j'aurais milité pour le remplacement d'Eto'o par Balotelli mais je le verrais bien à la place de Milito, l'Inter y perdrait en jeu dos au but mais gagnerait en réalisme
moi j'ai vu un super milito et un très bon eto'o, par contre, je trouve que le gamin n'a rien à faire dans ce collectif, ce Ballotelli, il faut qu'il aille jouer ailleurs, quel que soit son talent, quand on a son age, on regarde et on apprend, on enregistre le plus d'experience possible...mais avec son carafon et sa nonchalance, c'est un danger pour l'Inter. L'équilibre d'un collectif est très fragile et un type avec un globe pareil à la place de la tête, ça peut être dangereux...mais enfin,...il y a the Special One, donc, ça peut le faire...
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