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De l’importance de Cruyff au Real Madrid

Longtemps, le FC Barcelone a couru derrière le Real Madrid sans jamais le rattraper. Un sentiment d’infériorité qui prend fin dès l’arrivée de Johan Cruyff en 1974 et qui n’a cessé d'aller en s'amenuisant au gré des exploits du Hollandais. Et ce jusqu’à marquer profondément le fanion merengue.

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Certains se plaisent à marquer de leur empreinte les grands rendez-vous. D’autres, plus rares, préfèrent les écrire. Johan Cruyff est de cette dernière caste. Et en donne l’illustration lors de son premier Clásico. Un classique du football espagnol, daté du 17 février 1974, qu’il marque de son empreinte. Alors que le Barça, sans trophée depuis quatorze piges, et dont la morosité est devenue l’état d’esprit, pulvérise le Real Madrid dans son Chamartin par une manita passée à la postérité. « Je n’étais encore qu'un gamin, mais la voix du commentateur radio me revient. J’avais l’impression que le ciel venait de lui tomber sur la tête. Et à en croire mon père, c’était le cas » , se remémore Rafael Martín Vázquez, madridista depuis le berceau. De nombreuses légendes populaires découlent de cette débâcle historique. Du fantasme à l’état pur qui confirme tout de même une théorie : plus que l’histoire du FC Barcelone, Johan Cruyff marque également celle de l’ennemi juré qu’est le Real Madrid. Un constat que certifie Miguel Ángel Nadal : « Rarement dans l’histoire du foot, un joueur a autant pesé sur l’histoire du club rival. »

« C’était notre plus grande motivation : battre Cruyff »


Avant même qu’il ne foule le sol espagnol, Johan Cruyff y change les règles. Néerlandais de naissance, le règlement de la Fédération espagnole, succursale des services franquistes, lui interdit de participer à la Liga. Un refus administratif qui met dans tous ses états le président du Mes que : armé de ses meilleurs avocats, Agusti Montal espère démolir les raisons avancées par le pouvoir à travers un rapport sur les oriundi - joueur étranger disposant d’une supposée descendance espagnole. Un an plus tard, en 1973, le rapport remis par ses sbires fait mouche et lève l’interdiction. Sans le savoir, Johan Cruyff vient de bousculer la loi en vigueur outre-Pyrénées et ouvre la frontière aux étrangers. L’anecdote prête à sourire, mais « change à jamais le visage du championnat, et donc du Real Madrid » , dixit Rafael Martín Vázquez. Ce changement, Johan Cruyff n’en a cure lorsqu’il débarque à Barcelone du haut de ses 26 ans. Avec ses cheveux longs assumés et ses tenues vestimentaires osées, il détonne dans un pays adepte de la polémique en tout genre. Surtout, sa présence sur les prés rend au FCB une grandeur perdue.


Comme en ce mois de février 1974, lorsqu’après quatre-vingt-dix minutes de haut vol, il ridiculise le Real Madrid. « Dans l’histoire du Real Madrid, cette date est importante, même si tout le monde essaye de l’oublier, synthétise le señor Vázquez. Pour la première fois depuis des années en Espagne, le Real trouvait face à lui un adversaire à sa hauteur. » « Et puis il y a une autre manita, celle de Johan quand il était entraîneur  » , sourit Miguel Ángel Nadal, alors titulaire au cœur de la défense de la Dream Team. Alors sur le banc de touche, el Flaco se la joue chef d’orchestre et punit les largesses merengues. Une saison plus tard, c’est au tour du Real Madrid de venir cueillir l’ennemi blaugrana d’un 5-0. « Là encore, je dirais que l’un des personnages principaux de cette victoire reste Cruyff » , insiste le membre de la Quinta del Buitre. « C’était une question d’honneur que de laver l’humiliation de la saison précédente. C’était notre plus grande motivation : battre Cruyff. Je pense que sans l’arrivée de Cruyff, la rivalité entre les deux clubs n’auraient pas connu une telle importance sur le strict plan du jeu. »

Désormais, au Real de s’adapter


Sur le long terme, l’héritage de Johan Cruyff dans les consciences espagnoles restent toujours aussi palpables. Comme aime à le rappeler Jorge Valdano, ancien Merengue et, surtout, grand philosophe du ballon rond, « après Cruyff, le football n’a plus jamais été pareil » . Surtout en Espagne, où la Furia Roja - surnom apposé à la sélection par le régime franquiste pour les valeurs guerrières qu’il dégage - laisse petit à petit place à un jeu fait de redoublements et de dédoublements, de mouvements et de technique. « Petit à petit, le Real Madrid a dû se plier aux nouvelles "contraintes" du football espagnol. Dans un club dont le style de jeu a toujours été "la gagne", ce processus prend du temps et requiert de la patience. Et c’est tout ce qu’il manque aux dirigeants comme aux supporters » , plussoie Martín Vázquez. Le rapport de force se retrouve donc aujourd’hui inversé entre les deux mastodontes de Catalogne et de Castille. « Désormais, l’on compare le Real au Barça, et non l’inverse » , renchérit l’ancien défenseur blaugrana. « Même les manitas sont moins importantes aux yeux du supporter barcelonais que cette fierté retrouvée. »

Par Robin Delorme
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