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De l'autre côté du miroir

Ce soir 20h30, l'équipe d'Allemagne affronte la sélection espagnole pour un match qui inaugurera l'avenir du football européen. Revue de détails d'un match pas comme les autres.

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Le poulpe a parlé avant de manger !

Au grand désarroi des journalistes allemands, le poulpe d'Oberhausen a donc choisi l'Espagne au détriment de la Nationalmannschaft. Après un long délibéré solitaire, Paul l'encornet nous annoncerait donc logiquement un match tendu et, peut-être, à prolongations...Sauf que voilà : Paul avait aussi "oraclé" l'Euro2008, et s'était trompé une seule et unique fois, c'était lors de la finale où la "Roja" était censée s'incliner, selon lui, devant la sélection allemande. Alors que penser de cette prophétie ? What a pythie !!!! Surtout si l'on sait que l'Espagne n'a jamais battu l'Allemagne en Coupe du Monde !

« Ne pas se laisser submerger par l'émotion »

Que vaut vraiment cette équipe d'Allemagne ? Glorifiée, encensée, revenue sur le marché médiatique international pour sa production contre l'Angleterre et l'Argentine, il n'en demeure pas moins que la question mérite d'être posée. Si la désintégration de la baudruche médiatique anglaise est historique, l'absence de "grinta" argentine doit relativiser la performance des hommes du sélectionneur allemand. Joachim Löw n'a-t-il pas déclaré : « Il ne faut pas se laisser submerger par l'émotion » . Cet aspect analytique l'est tout autant concernant les rencontres entre les clubs allemands et les clubs espagnols en Coupe d'Europe depuis quelques années : Schalke 04 en 2008, le Bayern Munich en 2009 et Stuttgart en 2010 se sont fait décimés par leurs homologues espagnols.

Et même le fabuleux huitième de finale retour de l'Europa League (1-1, 4-4) entre le Werder Bremen et Valencia, cette saison, a bien montré que le football espagnol tenait toujours la corde, devançant celui d'outre Rhin. Une analyse confirmée par le classement UEFA des trois dernières saisons, où l'Allemagne s'est certes rapprochée mais n'a pas encore dépassé son modèle. Au-delà du match, cette rencontre est une occasion pour la Nationalmannschaft de se tester contre le pygmalion, Champion d'Europe 2008 qui a tant inspiré le Bundestrainer.

« Toi t'es un Spanier ! »

L'anecdote mérite d'être racontée. Alors que le toque espagnol prive ses adversaires de balle, l'Allemagne souffre de son histoire. La Bundesliga est le pays du Zweikampf, de la lutte, le championnat du 1 contre 1, l'histoire du marquage individuel. Affronter un adversaire invisible perturbe la culture allemande du football. Une version revisitée des moulins invisibles que combat Don Quichotte de la Mancha (cette fois tout droit sorti de la Mannscha...ft). Une opposition relayée par les bubis, les garnements dans les cours de récrés des écoles allemandes lorsqu'il est nécessaire de faire le coup de poing ! Celui qui refuse est alors surnommé « un Spanier » , un Espagnol...

L'heure de Kroos ?

Trochowski a beau être rentré en remplacement de Müller lors du quart de finale, sa prestation plus qu'erratique contre la Bosnie en match amical lui donne peu de chances d'être titularisé ce soir. C'est donc logiquement l'heure de l'autre prodige de la NM : Toni Kroos, 20 ans, va faire son apparition et exploser aux yeux du public mondial. Le joueur du Bayern Munich, prêté depuis une saison et demi au Bayer Leverkusen, est le prototype même du meneur de jeu allemand historique, dans la lignée des Felix Magath ou bien encore Thomas Hassler. L'anti Özil, soit le classicisme germanique contre l'inventivité racée. Deux oppositions de style pour un bien collectif, l'équipe nationale. La feuille morte contre le boulet de canon.

La loi du milieu !


Au-delà des considérations tactiques, c'est bel et bien au milieu que se décidera avec certitude l'issue du match. Schweinsteiger, Khedira, les "Monstres", contre l'Ecole barcelonaise représentée par Xavi, Iniesta et maintenant Busquets.

Un peuple d'affamés !

La dernière victoire d'une équipe nationale allemande remonte à l'Euro 96. La dernière consécration d'un club allemand date de 2001. Depuis c'est une longue litanie de finales perdues, chanson de gestes insupportable pour un pays où la culture de la gagne est érigée en modèle. C'en est trop ! Si ces défaites sont essentiellement la conséquence d'un refus de suivre l'évolution folle du football européen, le désir de victoire est devenu priorité absolue tant la frustration des joueurs comme de la nation allemande est puissante...

La rencontre de ce soir est plus symbolique que réelle. En cas de victoire des hommes de Joachim Löw, c'est le signe d'une passation de pouvoir inaugurant le football de demain. « Miroir, ô mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle des sélections ? » .

Polo

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