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David Luiz taulier chevelu, Cavani martyr chevelu

Positionné dans l’entrejeu, le Brésilien a brisé le PSG à lui tout seul. Sans respect. En face, Edinson Cavani a raté son match et l’occasion de briller sur la scène européenne. Globalement, les Parisiens ont fait dans leur dessous. Et certains plusieurs fois.

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Chelsea

Čech (7) : La moufle solide sur le coup franc de Lavezzi, toujours dans le coup sur des frappes de Lucas et Marquinhos. Le Serge Betsen du Caucase a envoyé un message à Courtois. Prends un ticket, petit, je reste en place.

Ivanović (6) : Le Serbe charcute Matuidi, comme à la bonne époque de la Guerre froide, termine avec des crampes et prend sa galette qui le suspendra pour la demi-finale. À part ça, le latéral droit a confirmé qu’il était un joueur de football de très, très haut niveau.

Terry (6,5) : Il y a dix piges, il se faisait sortir de la Ligue des champions par Édouard Cissé et Gaël Givet. Alors se faire lourder par Christophe Jallet, non merci. Capitaine courage. Ce soir, un coït et puis au lit.

Cahill (6,5) : Un homme des airs, de combat, de duels, de pintes et de rots. Bref, un Anglais qui prend son pied dans l’adversité, accoudé au bar, le bronzage écrevisse en sus.

Azpilicueta (6,5) : Il a mis Lucas dans sa poche, Lavezzi dans ses chaussettes et Cavani derrière l’oreille. Dire qu’il ne joue même pas à son poste. Crâneur.

Lampard (6,5) : Ils sont encore trois à jouer avec un cycliste sous leur short dans ce monde moderne. L’un évolue en CFA2, l’autre dans son garage. Le troisième est un maître artificier encore qualifié pour une demi-finale de C1. Patron. Remplacé par Ba, abonné 24 567 du Parc des Princes entre 2000 et 2006. Buteur héroïque du tibia en toute fin de match. Le but qui fait mal au cul.

David Luiz (9) : Un poil de cocker d’un très beau pedigree. Passeur du dos sur le but, omniprésent au milieu de terrain pendant tout le match, le Brésilien a même demandé à Frank Lampard de faire une sieste. Dans son registre de sentinelle, il aura livré deux matchs énormes. Lui, c’est certain, il a pris son pied en marchant sur tout le monde.

Willian (6) : Capable de distiller des caviars dans les intervalles, le Brésilien a été intéressant quand il fallait faire bouger le bloc parisien. On le reverra cet été en tournée sur les routes de France avec Earth Wind & Fire. Le 13 juillet à Bayonne, le 15 à Montélimar, le 17 à Thionville et le 23 à Bagneux. Un classique.

Oscar (6,5) : Techniquement, c’est un bonheur. Sur chaque crochet, il fait brouter son adversaire. Énorme dans les intervalles, il se permet même de toucher la barre sur coup franc. Son petit corps a pourtant craqué en fin de match, remplacé par Fernando Torres, toujours dans les bons coups malgré tout.

Hazard (/) : Une clause l’empêchait de jouer contre son futur club. Le board de Chelsea l’avait oublié et a dû se résoudre à le sortir au bout de 17 minutes. C’est le Laurent Fournier de Londres, en fait. Remplacé par Schürrle qui trouve les ficelles et la barre du droit en deux actions.

Eto’o (-6) : Le grand bluff. Blessé, pas blessé. Trop vieux. Trop jeune. Finalement, « Sameto » était de la partie contre son club de cœur. Il sera encore présent dans le dernier carré. Alain Delon dans le style.

PSG

Sirigu (7) : Hugo qui ? Énorme parade sur un coup franc détourné de Lampard à la 27’ et un très bon match, globalement. Le seul à la hauteur de l’événement. Au moins, Nasser peut se rassurer, il a un grand gardien.

Jallet (4) : Trop confiant après son match aller, le divin chauve a eu plus de mal, notamment face à Schürrle qui s’est enfoncé dans son dos comme papa dans maman.

Alex (5,5) : Le tank retrouvait son ancienne garnison. Du bon Alex : duel aérien, dégagement, duel aérien, dégagement, duel aérien, dégagement et pour finir, une montée dans les cinq dernières minutes. Une recette de grand-mère.

Thiago Silva (6) : Comme contre le Barça, le Monstre a été au niveau. Précieux dans les airs et dans la relance, le fantôme de l’Opéra a globalement réussi son match. Le meilleur défenseur d’une équipe qui en a quand même pris deux dans la tronche, sur deux erreurs. CQFD.

Maxwell (4,5) : Le meilleur ami de Zlatan Ibrahimović est en train de gentiment rater sa sortie européenne. Moyen au Parc des Princes, le gaucher a rendu la même copie que la semaine derrière. Il semble vraiment fatigué. Confraternité nationale oblige, Willian n’est jamais venu l’emmerder. Au Brésil, on respecte les vieux. Par contre, Lucas Digne peut sourire, c’est bientôt son tour.

Thiago Motta (5) : Bien meilleur qu’à l’aller, la plaque tournante n’a pas eu besoin de mettre de coups pour exister. Il a été très intéressant pendant vingt minutes avant de servir de plat de résistance à David Luiz.

Verratti (3) : Il n’a que 21 ans et ça se voit. L’Italien est bipolaire et ce soir, il a encore pris trop de risques inutiles. Bouffé physiquement, il est vite sorti du match, remplacé par Cabaye. Habitué à la Premier League, l’ancien Lillois a fait du bien. Une belle entrée pour le garçon préféré du Marais.

Matuidi (5) : Le meilleur milieu de terrain parisien du soir. En seconde période, il a fait du Jérôme Rothen sur le côté gauche. L’esprit Troyes. Les jeans Kaporal, tout ça.

Lucas (4) : La mobylette a toujours du mal à lever sa tête du guidon. Perturbé par le fait de croiser pour la première fois de sa vie un blond, il lâche Schürrle au marquage sur le but. Le Tom-Tom n’était visiblement pas à jour sur la cartographie Europe. Il s’est perdu à la première intersection.

Cavani (3,5) : Edinson, où étais-tu ? Un jaune d’enfant. Une mentalité fragile. L’Uruguayen a complètement raté son match. En même temps, quand un simple divorce vous flingue le moral, c’est bien la preuve que le mental est en carton. En 180 minutes face aux Blues, le numéro 9 n'a pas cadré un seul tir.

Lavezzi (5) : À la dixième minute, il avait déjà couru 3 bornes dans le vide. Toujours aussi volontaire, mais terriblement seul au monde. Remplacé par Pastore, qui n’a eu la même grâce divine qu’au Parc des Princes.

Par Mathieu Faure
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