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Darren d’Angleterre et sa coupe

Opposé à Leicester au quatrième tour de FA Cup, Derby County pourra compter une nouvelle fois sur Darren Bent. Amoureux des coupes anglaises, l’attaquant se rappelle régulièrement au bon souvenir de son pays en faisant trembler les filets contre des clubs de l’élite. Comme avant.

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Il est des occasions qui ne se loupent pas. Des opportunités éphémères à croquer, comme ça, sans réfléchir, et surtout en se faisant plaisir. Des moments destinés à montrer à tout le monde qu’on est encore en vie. Pour Darren Bent, ces instants ont désormais lieu durant les coupes nationales, que les Britanniques apprécient tant. Si certains doutaient encore de sa profession, l’attaquant a ainsi remis les pendules à l’heure le 7 janvier dernier. Son Derby County s’avance alors en outsider à West Bromwich Albion pour le troisième tour de la FA Cup, et est même mené 1-0 quand l’Anglais se distingue. Sa frappe des trente mètres, d’une pureté rugissante, vient trouer les filets de Boaz Myhill. Le panneau d’affichage indique la 51e minute, et en égalisant de fort belle manière, l’avant-centre vient de lancer la qualification surprise des siens. «  C’était la seule option que j'avais à ce moment-là, a-t-il réagi face à la presse après la victoire de sa team. C’est un résultat fantastique. Je crois que nous avons vraiment bien joué et nous avons montré que nous pouvons rivaliser avec un adversaire de Premier League. La FA Cup est une compétition spéciale.  »

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Un geste qui n’étonne pas Ulrich Le Pen, son coéquipier à Ipswich Town en 2001-2002, au début de la carrière de Darren : « Il arrivait tout juste dans l’Academy, mais il était très rapide et très véloce et on sentait qu’il avait une marge de progression impressionnante. Surtout, c’était déjà quelqu’un qui avait énormément confiance en lui et en ses capacités. Bien qu’il était nouveau, et malgré un certain déchet dans son jeu, il amenait de la folie dès qu’il entrait. Il mettait le feu, et son insouciance était une force. Il n’a jamais eu peur et ne se posait pas de question. Toujours à fond, quoi. Et il tentait plein de trucs, à l’image de cette frappe. » Un geste, aussi, qui envoie les Rams au tour suivant, où ils trouveront Leicester sur leur passage. Et encore une fois, les gars de Derby compteront sur Bent. Car ce dernier, qui en est à seize buts en FA Cup et qui ne parle pas de « compétition spéciale » par hasard, s’est fait une spécialité de briller dans ce genre de tournoi. Histoire de montrer que son talent ne s’est pas évaporé dans les méandres de la Premier League, lui qui squatte le Championship depuis 2014.

Des stats qui parlent d'elles-mêmes


En trois saisons avec County, l’ancien espoir a ainsi frappé quatre fois en FA Cup et une fois en League Cup. Pas franchement impressionnant, pourrait-on avancer. C’est oublier que ces réalisations ont été inscrites en huit rencontres. Tout de suite, la statistique prend plus d’ampleur. Même quand il évoluait ailleurs, le natif de Tooting faisait des coupes l’une de ses passions. Avec Ipswich, le club de ses débuts, l’international (treize sélections) avait fait trembler les filets adverses à sept reprises lors des coupes nationales (en quinze parties). À Charlton, six buts en dix matchs. Un en quatre rencontres à Tottenham. Quatre en cinq parties à Sunderland. Quatre en dix à Aston Villa. Et trois en six à Fulham. Résultat : son ratio en coupes (il marque environ une fois toutes les deux heures) explose largement celui calculé en championnat (à peu près un but toutes les trois heures).

Le meilleur à venir ?


Cette efficacité en coupe se retrouve même – dans une moindre mesure – dans les compétitions européennes. L’ancien Spur, qui a disputé la Ligue Europa avec Tottenham en 2008-2009, avait dégainé à quatre reprises en l’espace de 452 minutes, après avoir ouvert son compteur un an plus tôt (toujours en C3). De là à dire que Bent n’est qu’un joueur de coupe, uniquement stimulé par les matchs couperets ? Non, ce serait trop facile. Et même s’il n’est plus franchement inspiré en Championship ces derniers temps (seulement cinq réalisations en 39 journées sur les deux dernières années), ses 170 pions en championnat donnent une réponse implacable. Seulement, les grandes affiches galvanisent désormais celui dont le talent aurait dû lui offrir une bien meilleure carrière. Elles subliment l’homme, tout simplement. Comme si le Bent de Championship n’était pas le même que celui des coupes. « Le caractère d’un joueur varie en fonction de sa carrière, ajoute Le Pen. Et s’il s’est senti un peu perdu, un peu jugé pendant sa carrière, c’est certain qu’il veut faire parler de lui dans des matchs plus médiatisés qu’à l’accoutumée. » Que Claudio Ranieri et ses hommes prennent donc leurs précautions. Dans l’ombre de la Premier League, Darren Bent aime toujours la lumière.

Par Florian Cadu
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