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Darion Godín, casque d'or

Le défenseur central de l'Atlético a crucifié l'équipe d'Italie d'un coup de tête-épaule-dos magistral en fin de match. Il envoie l'Uruguay du cannibale Suárez en huitièmes de finale pendant que Pirlo et Buffon rendent définitivement les armes.

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Italie

Buffon (5) : 142e sélection, une double parade sur Suárez et Lodeiro pour commencer et un festival en fin de match. Mais le meilleur gardien de l'histoire de la Nazionale ne peut rien faire sur le coup de casque de Godín. Il méritait mieux pour son dernier match en sélection. Une légende s'en va par la petite porte.

Barzagli (5) : Beau gosse et efficace dans les duels, le Turinois se laisse bouffer dans les airs sur le corner victorieux. Dommage.

Bonucci (4) : Le défenseur était là pour valider l'option « Juventus » en défense. Cramé physiquement, il n'a pas eu le rendement habituel et confirme que Prandelli a raté sa liste des 23.

Chiellini (4,5) : Le gaucher a parfaitement récité le combo « contrôle raté-grosse boîte physique derrière pour rattraper ma connerie » pendant 90 minutes. Il termine le match sans son épaule gauche, celle-ci ayant atterri dans le gosier de Luis Suárez. Cela faisait longtemps qu'un attaquant ne l'avait pas bouffé comme ça.

Darmian (5) : Il ressemble beaucoup trop à De Siglio.

De Sciglio (5) : Il ressemble beaucoup trop à Darmian.

Verratti (6) : En l'absence de De Rossi, le Parisien devait être le lieutenant de Pirlo. Un rôle qu'il connaît par cœur puisqu'il officie dans l'ombre de Thiago Motta en club. Dans les petits espaces, il viole tout le monde. Une caresse visuelle. Comme un môme, il sort sur crampes à un quart d'heure de la fin. En 2014, Marco Verratti ne tire toujours pas au but.

Pirlo (5,5) : Même dans un match moyen, l'Italien le plus classe du monde est toujours là pour donner un peu de frisson sur coup franc. Comme Buffon, c'était son dernier match avec l'équipe d'Italie. Monde de merde.

Marchisio (4) : Il a les yeux revolver, il a le regard qui tue. Il a tiré le premier, m'a touché, c'est foutu. Dommage pour lui, son carton rouge - logique - a provoqué la chute des siens. Fausse note.

Immobile (4) : Le meilleur buteur de Serie A est victime de tous les choix de Balotelli pendant 45 minutes avant de galérer, seul en pointe, en seconde période. Un match de solitaire. À la force du poignet. Remplacé par Cassano. Inefficace.

Balotelli (1) : Alors qu'il évoluait sous les yeux de sa princesse Fanny Neguesha, Super Mario a enchaîné les mauvais choix sur son kart. Moralité, une sortie de route dès la pause. « Why always him ? » Remplacé par Parolo (5) venu apporter encore plus de densité à un milieu où on se marchait déjà dessus.

Uruguay

Muslera (5,5) : Une parade sur un coup franc de Pirlo et c'est tout. Un après-midi à la cool pour l'ancien de la Lazio.

Cáceres (6) : Voici l'homme qui tente de lober Buffon de soixante mètres deux fois dans la même mi-temps d'un match de Coupe du monde. Y a plus de respect.

Giménez (6) : Un bœuf. Le jeune prodige défensif de l'Atlético Madrid avait la chance de faire équipe avec son compatriote et coéquipier en club Godín. Copycat.

Godín (7) : Le meilleur défenseur central de la dernière Ligue des champions claque encore un caramel sur corner. Injouable dans les airs, le capitaine de la Céleste a définitivement enterré Diego Lugano. Le nouveau patron, c'est lui.

Perreira (5,5) : Une grosse activité sur son côté gauche, mais un manque de justesse dans le dernier geste.

Arévalo Ríos (6) : Pendant longtemps, le milieu de terrain a bien gêné les sorties de balles italiennes avant de baisser pied en fin de match. Une pieuvre au crâne rasé. Un snorky.

Gonzalez (5,5) : Discret mais efficace. Le mec qui ne parle jamais en cours, fait semblant de rien écrire, mais qui récolte toujours un 15.

Rodríguez (6) : « L'oignon » a épluché les ballons et fait chialer les défenseurs italiens. Du déchet, mais une vraie envie de bien faire. Trop maladroit dans le dernier geste par contre. Remplacé par Ramirez qui tire le corner sur le but de Godín.

Lodeiro (5) : Quand on a joué numéro 10 à l'Ajax Amsterdam, on possède le totem de l'immunité. Quoi qu'il arrive. Même quand on fait un match en bois et que l'on sort à la pause. Remplacé par Maxi Pereira (5,5) et son grain de beauté à la mi-temps pour dynamiser le côté droit de la Céleste.

Cavani (5,5) : De la générosité, mais il n'avait pas son coup de rein habituel. Toujours aussi précieux dans le travail défensif, en revanche. Il a joué sur un côté tout en assurant le travail ingrat. Bizarrement, là, ça ne le gêne pas.

Suárez (10) : Bluffant contre l'Angleterre, le lapin n'a pas eu la même réussite contre l'Italie alors qu'il a arrosé la cage de Buffon. Peu importe, il réussi le geste du match : mordre Chiellini à l'épaule en état de récidive après le gueuleton sur Ivanović. Ce type à des TOC et aura bientôt un Confessions intimes entièrement consacré à ses folies.

Par Mathieu Faure
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