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Dans quels draps se fout Guardiola ?

Membre de la liste indépendantiste, Pep Guardiola est d'ores et déjà l'un des protagonistes de la campagne des élections régionales catalanes. Un statut politique officiel qui conforte ses nombreuses prises de position passées, mais qui le plonge dans un houleux débat politico-démagogigue.

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Le 6 juin, Berlin est blaugrana. Des maillots aux écharpes, des chaussettes aux casquettes, les couleurs du FC Barcelone entourent le stade olympique de Berlin. De même, une litanie de drapeaux jaune et rouge, parfois teintés de bleu, habitent ses travées. Ces esteladas, ou étendards de l'indépendance catalane, rayonnent tandis que le binôme Xavi-Iniesta soulève la coupe aux grandes oreilles. Une combinaison qui rend sa fierté à une certaine Catalogne, empreinte de velléité d'affranchissement vis-à-vis de l'Espagne, mais qui ne plaît pas à la bien nommée commission de contrôle, d'éthique et de discipline de l'UEFA. De fait, elle tance la direction azulgrana et lui inflige, depuis hier, une amende de 30 000 euros. La raison ? De « vilains hooligans » aux « comportements exquis » ont orné les tribunes de « drapeaux inappropriés » . Une sanction qui ne plaît guère en Catalogne. Et en Bavière. Car depuis quelques jours, Munich compte en son sein l'un des membres de la liste indépendantiste des prochaines élections régionales. Pep Guardiola, autrement connu comme le coach du Rekordmeister, se veut également en protagoniste politique.

« Depuis notre clocher, on peut voir celui du voisin »


Les liens entre le natif de Santpedor et le combat indépendantiste ne date pas d'hier. Ni d'avant-hier. À dire vrai, son attachement à sa terre et ses racines ne s'est jamais démenti tout au long de sa carrière. Lors de sa dernière saison de joueur, alors qu'il milite aux Dorados de Sinaola mexicains, il déclare « ne pas pouvoir renier ce qu('il) sen(t), ce qu('il) aime » : « Moi, je me sens très lié à mon pays, à la Catalogne. Je me sens très lié à ce que je sens dans ma tête, dans mon cœur. » Son changement de statut, de joueur à entraîneur, ne lui coupe pas la langue. Mieux, contraint à l'exercice des conférences de presse, il s'épanche à plus d'une reprise en faveur de l'indépendance. Sa plus célèbre tirade, il la réserve, comme un symbole, à une salle de presse du Santiago Bernabéu médusée : « Nous nous sommes relevés de nombreuses fois, en tant qu'équipe et en tant que pays, et nous nous sommes relevés, encore et encore… Regardez, notre pays est si petit que de notre clocher, on peut voir le clocher du voisin. » Une victimisation pour les uns, une vérité historique pour les autres, et une même conclusion : Pep Guardiola divise l'Espagne.

Cette division dans l'opinion, moitié voulue, moitié subie, le tracasse peu. Son départ du Mes que à l'été 2012 suivi d'un exil d'un an à New York le presse même à se montrer de plus en plus insistant dans ses sorties médiatiques. Lors de la Diada - la fête nationale catalane -, une vidéo retransmet un message pré-enregistré par Pep Guardiola depuis Big Apple. Les manifestants l'y découvrent, bulletin vert en main, donner son « oui » pour un référendum d'auto-détermination. Ce vote qui n'arrive jamais, il ne cesse de le défendre et de le promouvoir. Son arrivée en Bavière n'y change rien, si ce n'est une plus grande présence médiatique. Il répète à qui veut l'entendre que « la Catalogne n'est pas l'Espagne » et complète le casting des personnalités catalanes en faveur du si désiré passage par les urnes. Dans l'un des spots de campagne, il récite le premier article du Pacte international des droits civils et politiques des Nations unies, puis ajoute une touche personnelle : « Quand tant de gens le demandent, aucune loi ne l'interdit. Le travail des politiques est d'entendre le peuple. »


L'officialisation de sa présence dans la liste des indépendantistes « Junts pel Si » n'est, en soi, que la continuité d'un combat personnel qui ne s'est jamais effrité. De même, sa position en queue de liste lui promet de ne pas être élu. Qu'importe, la machine à polémique est ouverte dans un pays où les ressentiments régionaux sont toujours sources de conflits. Le ministre de l'Intérieur, membre du parti droitiste PP, a ainsi été le premier à dégainer. Selon Jorge Fernandez Diaz, « on voit enfin que des gens qui ont joué et gagné avec la sélection espagnole de football n'y allaient que pour des intérêts économiques et non patriotiques » . Un avis largement répandu dans les différentes couches de la population espagnole et qui n'annonce que huées et quolibets pour le retour de Guardiola outre-Pyrénées. L'intéressé, lui, ne se démonte pas : « Tout ce que nous faisons dans la vie est toujours politique. Pourquoi ne puis-je pas défendre mon opinion ? Les partis m'ont demandé et j'ai dit oui. » Un « oui » qu'il espère fort et majoritaire le 27 septembre prochain, jour pour lequel il devrait, sans aucun doute, lever fièrement le drapeau de l'estelada.

Par Robin Delorme
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