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«Si il n’y avait pas eu le football, je crois qu’on serait encore tous vierges» Claudio "el Turco" García
Amical - Brésil /Angleterre (1-0)

Dans le chaleur de l’ennui

Equipe d’Angleterre   Equipe du Brésil   Manchester United   Olympique lyonnais   Real Madrid C.F.   Wayne Rooney  

14 novembre 2009
Sous la chaleur étouffante de Doha, l’Angleterre et le Brésil s’étaient donné rendez-vous pour s’étalonner à quelques mois du Mondial. Au coeur d’une saison déjà harassante, l’ennui menaçait de ne pas être en retard. Il n’a pas déçu.

Un match amical en novembre au Qatar. Une première entre le Brésil et l’Angleterre mais sûrement pas la dernière. 30 degrés centigrade à l’ombre au Khalifa international stadium. Si les Qataris obtiennent le Mondial 2022 comme ils l’escomptent, ils doteront les tribunes de leurs enceintes de l’air conditionné. Seulement s’ils l’organisent. Dans l’hypothèse contraire, les fans locaux devront faire avec la canicule ambiante.

Cette rencontre de prestige permettait à Michel Bastos de fêter sa première cape avec la Seleçao comme… arrière gauche et à Wayne Rooney de porter le brassard de capitaine pour la première fois. La minute de silence en l’honneur de Robert Enke déclenchait les habituels quolibets que l’on connaît en Europe. Outre Bastos, Dunga alignait son équipe type à l’exception de Nilmar en lieu et place de Robinho. Le banc de touche se passait de commentaires : Julio Baptista, Doni, Dani Alvès, Hulk, Aurelio, Lucas, Alex et Robinho donc.

L’Angleterre en revanche était privée de Lampard, Terry, Rio Ferdinand et Ashley Cole. En plein milieu du gué, entre Champion’s et championnats européens, la première mi-temps n’accouchait de rien de bon. Une rencontre agréable à suivre, sur un tempo alerte mais sans véritables occasions de but. Comme des fans britanniques du boxeur Ricky Hatton à Las Vegas ou les supporters de l’Eire mercredi prochain au Stade de France, les aficionados des Three Lions s’étaient déplacés en nombre au Qatar. Leurs vociférations sortaient le Khalifa stadium de Doha de sa torpeur. A l’exception d’une tête de Rooney et d’une frappe de Bastos, rien ou peu s’en faut. Heureusement Wes Brown allait entamer la deuxième mi-temps pied au plancher. En coproduction avec Upson, il oubliait Nilmar sur un service au cordeau d’Elano au cœur de la défense anglaise et le centre-avant de VillarReal ajustait Foster d’une tête décroisée (47ème).

Sept minutes plus tard, sur une transversale, a priori sans danger, l’arrière droit de Manchester United transmettait trop faiblement de la poitrine à son gardien et Nilmar s’emparait du ballon avant que l’ultime rempart anglais ne le crochète. Carton jaune et penalty que Luis Fabiano expédiait au-dessus. Ensuite, le match reprenait son tempo erratique initial. Milner, sur un coup-franc de Jonas de trente-cinq mètres (63ème) et sur une frappe limpide (69ème) échouait de peu pour égaliser. Heureusement, si l’on ose dire, Wes Brown réalisait une sorte de hat-trick en oubliant Nilmar à la suite d’un corner puis d’un centre de Daniel Alvès. La tête de l’ex-Lyonnais ne parvenait pas néanmoins à trouver le cadre (75ème). Au contraire de Lucio, trois minutes plus tard, dont la frappe du gauche rentrait en collision avec le poteau de Foster. Dans le ballet d’entrées et de sorties en fin de match, seul Hulk, le monstrueux attaquant de Porto, apportait un peu de fantaisie à cette portion d’ennui savamment distillée. Qui a dit qu’il faudrait interdire les matchs amicaux ?

Rico Rizzitelli




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