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Danilo brillant rejoint les étoiles

Et un gros transfert de plus pour Porto et le Real. Danilo filera dans la capitale espagnole à la fin de la saison. Coût de la transaction : 31,5 millions d'euros. Beaucoup d'oseille et autant de questions.

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Mercredi matin, Funchal. Les joueurs du FC Porto atterrissent sur l'une des pistes d'aéroport les plus flippantes du monde dans le cadre du déplacement sur la pelouse de Maritimo comptant pour la demi-finale de la Coupe de la Ligue portugaise. Plusieurs dizaines de supporters attendent les hommes de Lopetegui à la sortie, ou plutôt un seul. Danilo, latéral droit de 23 ans, est accueilli comme une recrue star. Ce qu'il est réellement depuis minuit et des poussières le même jour, moment choisi par le Real Madrid pour officialiser le transfert du joueur du Dragão à la Casa Blanca. Comme d'habitude, les négociations avec Pinto da Costa ont un prix, 31,5 millions d'euros (le tarif « défenseur de luxe » , puisque Pepe et Carvalho ont quitté le club pour des sommes similaires), soit une plus-value de 18,5 millions d'euros (les 3 millions supplémentaires en commissions n'étant pas compris dans les comptes).

C'est beaucoup, mais c'est aussi plus réaliste que le prix de Mangala, si l'on prend en compte ses prestations et son nouveau statut de titulaire indiscutable en Seleção où il fait désormais l'unanimité au poste jadis occupé par son idole, Cafu. À Madrid, il essayera de s'approcher du niveau du meilleur latéral droit de l'histoire en faisant parler sa vitesse, sa puissance, son endurance, sa qualité de passe, son mental et sa rigueur tactique. Tant de qualités auxquelles Florentino Pérez et Carlo Ancelotti n'ont visiblement pas été insensibles. Reste à savoir si cela sera suffisant pour s'imposer au Real Madrid et résister à la pression folle qui entoure l'institution.

Concurrence avec Carvajal, bye bye Arbeloa ?


Une chose est sûre, Danilo se devait de partir afin de poursuivre sa progression, ce que le championnat portugais et ses quelques matchs à haute intensité par saison n'allaient bientôt plus pouvoir lui offrir. À Porto, le natif de Bicas a évolué au sein d'une parfaite machine de transition qui lui a fait connaître la pression, l'hostilité d'un Classico et l'envie de gagner chaque match. Mais il a aussi oublié ce qu'était la concurrence au sein d'une même équipe. Dépourvu de doublure chez les Dragons, Danilo devra s'acclimater à la rude concurrence que lui offrira sans doute Dani Carvajal avant d'essayer de le pousser sur le banc. À moins qu'il ne soit condamné à jouer les roues de secours de luxe, tel un Coentrão sur le flanc gauche (ce qui ferait 61,5 millions les deux remplaçants). Peu probable. Réduire un marathonien capable de répéter une cinquantaine de fois un effort de 90 minutes par année au simple statut de remplaçant relèverait du gâchis.

Car à l'instar de Gareth Bale et à l'inverse de Carvajal, Danilo est crevant pour tout le monde. Les attaquants, les défenseurs, les milieux...Il est partout et souvent au bon endroit sans jamais avoir l'air d'être à bout. Idéal pour détruire un côté de la défense adverse. Sa ressemblance avec l'attaquent gallois va même plus loin, du fait de sa verticalité, sa vitesse et sa frappe (avec sans doute un peu plus d'aisance dans les périmètres réduits pour le Brésilien) qui collent parfaitement avec l'idéologie « contre-attaquante » du Real. S'offrir Danilo, c'est donc s'armer d'un profil différent de celui de Carvajal et multiplier sa capacité à s'adapter à l'adversaire. On peut dès lors imaginer grossièrement que Carvajal aura la priorité lors des matchs à forte possession du Real et que Danilo aura sa chance lors des combats plus durs.

Passerelle avec Porto et divers fantasmes


Si l'arrivée de l'ancien de Santos est donc tout a fait justifiée, elle n'en demeure pas moins polémique. D'aucuns parlent d'un plan « anti-Barça » , actuellement à la recherche d'un successeur à Daniel Alves et... interdit de recrutement jusqu'à janvier 2016. Si le Real a voulu devancer quelqu'un, c'est plutôt les clubs anglais comme Manchester United qui étaient aussi prêts à mettre le paquet pour l'homme fort de Porto. Vient alors la question du timing, autre source de fantaisies en tout genre. On parle d'un Florentino Pérez pressé de signer un maximum de recrues avant une éventuelle mise au ban à venir des Madridistes en matière de recrutement pour les mêmes raisons que le FC Barcelone. En revanche, on parle très peu de la solide relation entre dirigeants portistas et merengues remise au goût du jour après quelques années d'éloignement. Outre le transfert de Danilo, le Real a prêté Casemiro à Lopetegui, et il n'est pas impossible que Lucas Silva suive la même voie en 2015-2016. En contrepartie d'une priorité sur les perles de Pinto da Costa ? Rien n'est sûr. Mais ce n'est pas impossible.

Par William Pereira
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