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Danijel Ljuboja : « J’avais un jeu fait pour enflammer les stades »

Strasbourg-PSG serait donc un match sans importance, déséquilibré. Pas pour Danijel Ljuboja, qui a porté le maillot des deux clubs et semble croire à la surprise strasbourgeoise. En attendant de connaître l’issue de ce pronostic, on a taillé la bavette avec l’ex-plus belle crête de l'Hexagone.

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Ce Strasbourg-PSG, ça ne te paraît pas être le match des extrêmes ?
Dans le foot, on ne sait jamais. C’est clair que les chances de Strasbourg sont minces, mais je suis certain que les joueurs ne pensent pas à perdre en entrant sur le terrain. Le foot se joue parfois sur des détails et je suis sûr que les Strasbourgeois sont persuadés de pouvoir réaliser un coup. En 2003, on avait bien réussi à battre l’OM de Drogba et Van Buyten. Tout le monde nous voyait perdre 4-0, mais on s’est imposé 4-1 et on a calmé tout le monde. À l’entraîneur de savoir motiver ses joueurs comme Antoine Kombouaré avait su le faire.

Tu penses que tu aurais pu avoir un rôle à jouer dans ce PSG-là ?
On n’est jamais meilleur que lorsqu'on joue avec de grands joueurs, donc pourquoi pas. Personnellement, j’avais un jeu fait pour enflammer les stades, mais je n’ai jamais eu de phénomènes à mes côtés. J’étais très fort techniquement, mais je dépendais aussi de mes coéquipiers... Et ça change tout : si Cavani met autant de buts aujourd’hui, c’est aussi grâce à Neymar. Pas sûr qu’il marque autant dans une équipe moins forte.


Ton jeu, justement, était fait de déviations, de crochets et de frappe puissantes. Tu penses avoir des héritiers dans le foot actuel ?
J’étais un joueur très spécifique. Je fais 1,90 mètre et je jouais technique comme un mec d’1,70 mètre. D’ailleurs, lorsqu'on me croisait en dehors du terrain, on était souvent surpris de me voir aussi grand... Tout ça pour dire que c’est très difficile de trouver un joueur proche de mon style aujourd’hui, même si Marcus Thuram à Guingamp peut s’en rapprocher. Il est grand et a une certaine facilité à éliminer en un contre un.

À choisir, tu préférais la passe décisive ou le but ?
Jusqu’à mes 17 ans, j’étais n°10 et je préférais faire une passe. Mais la formation à Sochaux a tout changé. À 18 ans, là-bas, on ne croyait plus trop en moi, on me demandait d’être plus décisif. Je suis donc passé attaquant et je me suis forcé à être plus égoïste une fois dans la surface. Ça a bien marché pour moi, finalement. Mais, avec le recul, j’aurais aimé que les gens du centre de formation réussissent à voir ce potentiel un peu plus tôt. Attention, je ne remets pas en cause ma formation, ni ma carrière, qui a été plus que correcte, mais j’aurais aimé avoir plus d’attention à ce moment-là de ma carrière.

« En arrivant à Paris, j’avais pour but de devenir le meilleur joueur du monde, de m’imposer en attaque avant de rejoindre un top 5 européen. Je voyais Paris comme une étape... »

Ce sont vraiment tes trois saisons à Strasbourg qui te révèlent au grand public. Aujourd’hui, quel regard portes-tu sur ce passage en Alsace ?
La première année a été assez difficile. Je venais de passer dix ans à Sochaux, j’étais jeune et je vivais mal le départ... Mais j’ai eu la chance de côtoyer de grands entraîneurs comme Ivan Hašek ou Antoine Kombouaré, et ça a été une vraie chance. Pareil avec le reste de l’effectif. On avait vraiment un bon groupe à l’époque, avec des joueurs comme Habib Beye ou Corentin Martins.

Il y avait aussi Mamadou Niang là-bas, qui reste sans doute le joueur avec qui tu t’es le mieux entendu en attaque. C’était facile de jouer avec lui ?
Quand tu tombes sur un joueur qui a toutes les qualités, qui sait faire des passes en profondeur, décrocher, dribbler et te donner la balle quand il faut, c’est forcément facile ! Que ce soit à l’entraînement ou en match, ça a tout de suite marché entre nous. Ça aurait été un plaisir de jouer plus longtemps à ses côtés, mais on a chacun fait notre carrière par la suite.

Quel joueur t’a le plus impressionné, techniquement et humainement ?
C’est difficile à dire, mais des mecs comme Sorín, Kompany, Vidić ou Van der Vaart ont été d’excellentes rencontres. Corentin Martins également. Et je ne parle pas uniquement de l’homme. Le joueur était également exemplaire, incroyable à voir sur un terrain.


Estimes-tu que ton arrivée à Paris à l’hiver 2003 a été un tournant dans ta carrière ?
Tu sais, quand on débarque dans un grand club, ça veut dire qu’on a réussi à prouver quelque chose et à démontrer certaines qualités. Peu de joueurs arrivent à ce stade, finalement. En arrivant à Paris, j’avais pour but de devenir le meilleur joueur du monde, de m’imposer en attaque avant de rejoindre un top 5 européen. Je voyais Paris comme une étape parce que je sais qu’il y a des étapes à respecter dans le foot. Malheureusement, il y a eu quelques difficultés...

La concurrence avec Pauleta, notamment ? Il y avait une rivalité entre vous ?
Non, pas du tout. C’était un grand plaisir de jouer avec lui, les six premiers mois à Paris se sont d’ailleurs super bien passés. Malheureusement, j’ai fini par être de plus en plus remplaçant. Et là, c’est l’engrenage : quand tu joues dix minutes, tu ne peux pas être aussi performant que ton copain qui joue 80 minutes. Moi, je demandais simplement à ne pas être jugé de la même façon qu’un titulaire... Après tout, c’est comme si je partais avec dix secondes de retard sur un cent mètres. Il y a un moment où tu ne peux mathématiquement pas lutter.

« Si tu tombes un jour sur un remplaçant qui te dit qu’il est content quand son concurrent direct met un doublé, c’est qu’il ment ou qu’il n’est pas compétiteur. On ne dépasse pas la CFA avec cette mentalité-là. »

Est-ce que l’on n’espère pas qu’un joueur se blesse quand on est cantonné sur le banc ?
Je n’ai jamais pensé à ce genre de choses. Certes, je suis un compétiteur, mais j’essaye d’être une bonne personne avant tout. Après, je ne te cache pas que j’ai toujours espéré que mes concurrents ne marquent pas un doublé ou un quadruplé. Là, tu sais que tu es mort pour quelques matchs... D’ailleurs, si tu tombes un jour sur un remplaçant qui te dit qu’il est content quand son concurrent direct met un doublé, c’est qu’il ment ou qu’il n’est pas compétiteur. On ne dépasse pas la CFA avec cette mentalité-là.


Passer de l’ambiance du Parc des Princes et des stades allemands à celle de Grenoble en 2009, ça n’a pas été trop dur ?
Disons que la présence de Mehmet Baždarević a été déterminante. Il m’avait énormément fait progresser lorsque j’étais à Sochaux, avec Stéphane Paille à qui je pense régulièrement. Repose en paix... Là, c’était la possibilité de rebondir dans un club ambitieux, avec un bon stade, un super public et un entraîneur de confiance.


À cette époque, Grenoble était très ambitieux. Qu’est-ce qui fait que ça n’a pas marché ?

Il y avait pas mal de blessures au sein de l’effectif, on n’avait jamais les mêmes défenseurs sur le terrain. Forcément, on manquait de confiance derrière et on se faisait avoir là-dessus. C’est dommage, parce qu’on avait du potentiel. On avait quand même gagné 5-0 contre Auxerre, 4-0 contre le PSG et on avait fait match nul face à Lyon.

Tu as eu une longue carrière et de nombreux coachs, lesquels t’ont le plus marqué ?
Il y a en a eu trois. Kombouaré parce qu’il m’a permis de partir au PSG, m’a de nouveau fait confiance à Lens et parce qu’il sait motiver un groupe. Baždarević parce qu’il a contribué à ma formation et parce que c’est un entraîneur hyper compétent. Il a quand même fait monter Istres et Grenoble en L1, peu d’entraîneurs peuvent s’en vanter, surtout pas ceux que l’on considère comme de grands entraîneurs alors qu’ils ne font que coacher des mecs surdoués. Enfin, il y a aussi Trapattoni, que j’ai connu à Stuggart et qui m’a impressionné grâce à son sens du détail et sa science tactique. Quand on le côtoie, on comprend direct pourquoi il est si réputé à l’international.

« Dans le foot, 15 ou 20% de tes décisions sont finalement réalisables. Le reste est soumis au hasard, à la réalité du marché ou aux dirigeants. »

De ton côté, tu penses qu’il te manquait quoi pour passer un palier ?
Même si le PSG n’avait pas la même stature qu’aujourd’hui, j’y ai quand même joué, ainsi qu’à Stuggart et Wolfsburg, qui faisaient partie des trois ou quatre meilleurs clubs allemands à l’époque. En revanche, c’est vrai qu’il me manquait sans doute un peu d’expérience pour atteindre un club comme le Barça ou le Real. C’est ce que j’essaye de faire comprendre aujourd’hui aux joueurs dont je m’occupe. Je suis agent, notamment de Benjamin Bourigeaud à Rennes, et je pense que c’est important que les plus jeunes aient conscience de ça.

En 2012, lorsque tu étais au Legia Varsovie, des photos te montraient en train de manger des spécialités culinaires françaises. C'était inconcevable pour toi de ne pas finir ta carrière en France ?
C’était juste une opportunité à saisir. Dans le foot, 15 ou 20% de tes décisions sont finalement réalisables. Le reste est soumis au hasard, à la réalité du marché ou aux dirigeants. Mais je ne me plains pas. Bien sûr, gamin, j’aurais rêvé de terminer ma carrière au Real, mais ma dernière saison à Lens était une bonne façon de conclure. Avec la montée en L1, qui plus est.


Justement, pourquoi ne pas être resté une saison de plus pour aider le club à se maintenir ?
J’étais fatigué par le foot, plus forcément en forme pour tenir une saison supplémentaire, et les dirigeants voulaient des joueurs plus jeunes. J’avais 36 ans, c’était l’occasion de terminer sur une bonne note.

Connaissant ton goût pour les coupes de cheveux extravagantes, on est obligé de conclure l’interview par cette question : tu penses quoi des coupes de footballeurs aujourd’hui ?
Pour moi, c’était d’abord une volonté de me démarquer, un défi que je m’étais lancé avec un ami. Puis c’est devenu du marketing... Aujourd’hui, je peux donc comprendre les joueurs qui se lancent dans des coupes atypiques, même s’ils sont souvent moqués. Ce que je ne comprends pas, en revanche, ce sont les tatouages. Personnellement, je conseille systématiquement à mes joueurs de ne pas céder à cette tendance. En matière d’images ou même par rapport à ton corps, ce n’est pas correct. Si Dieu avait voulu nous créer avec ce genre de dessins sur les bras ou ailleurs, il l’aurait fait...



Propos recueillis par Maxime Delcourt
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