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Dall’Oglio : « Je voulais piquer les joueurs »

Séché à Guingamp samedi dernier (0-4), Dijon, redevenu barragiste, n’aura pas le droit à l’erreur contre Nancy. Bien remonté après le match au Roudourou, Olivier Dall’Oglio a décidé d’organiser un de ces stages dits « commandos » dans les Vosges pour préparer la réception de l’ASNL, premier relégable à un point de son équipe. Le genre de match qui peut faire basculer une saison dans le bon ou le mauvais sens.

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On vous avait rarement vu aussi en colère que lors de votre conférence de presse à Guingamp...
J’étais bien chaud, en effet. Parce que les consignes n’avaient pas été respectées, alors qu’on jouait un match très important en vue du maintien.

Vous avez parlé de manque de professionnalisme de la part de certains de vos joueurs. Ce sont des paroles très dures. Quel était votre objectif ?
Je voulais piquer les joueurs. Et je pense que ça a été le cas. Quand j’ai employé ces termes, c’était pour mettre l’accent sur certaines attitudes vues à Guingamp. On a refait les mêmes erreurs que contre Bastia (1-2, le 8 avril), alors que là aussi, il s’agissait d’un match avec beaucoup d’enjeu, chez nous, face à un mal-classé. Cela m’a d’autant plus énervé que nous restions sur deux bonnes prestations face à Angers (3-2, le 22 avril) et Bordeaux (0-0, le 30 avril). Je pensais que la leçon bastiaise avait été retenue. Mais non ! On savait que Guingamp est une équipe qui aime jouer en contre, et on part à l’abordage, sans trop réfléchir. Et au bout de cinq minutes, on prend un but, sur un corner en notre faveur... Ensuite, chacun a fait son cinéma, devant, derrière. Tout le monde voulait aller vite, et finalement, ça ne ressemblait pas à grand-chose...


Vous ne regrettez pas vos déclarations ? Parfois, on dit certaines choses à chaud...
Mais cela correspondait parfaitement avec ce que j’ai vu à Guingamp ! Quand on est professionnel, il y a des choses à respecter quand on dispute un match, surtout de cette importance. Nous sommes des professionnels, des compétiteurs. Nous sommes là pour gagner, pas seulement pour jouer. Le football est un jeu sérieux. Il y a des emplois à préserver. Si on descend en Ligue 2, il y aura des conséquences, même si, comme l’a dit le président Olivier Delcourt, le club est sain financièrement. Il y a des supporters qui nous suivent, des gens qui nous soutiennent. Il ne faut jamais oublier cela. Nous avons des responsabilités.

Il paraît que votre président a vu les joueurs ?
Oui, un peu plus tard dans la semaine. Il n’est pas monté dans les tours. Il fallait laisser retomber la température. Il a parlé aux joueurs et rencontré les cadres de l’équipe. On a raté notre match à Guingamp, alors qu’on pouvait se placer dans une situation plus confortable en cas de résultat positif. Il faut se servir de ce qui n’a pas marché, mais aussi de ce qui a pu fonctionner avant cette rencontre. Il nous reste cent quatre-vingt minutes pour nous maintenir. Comme je le répète souvent, nous ne maîtrisons pas forcément le résultat. Mais notre attitude, si !

« L’ASNL a un point de moins que nous, une moins bonne différence de buts. Ce sera un match avec beaucoup d’enjeu, peut-être de la tension. »

Vous avez décidé d’organiser un stage, avec tout l’effectif professionnel. Hôtel à Contrexéville, entraînements à Vittel du jeudi matin au samedi soir, puis mise au vert dans la foulée dans un hôtel près de Dijon. Ce n’est pas vraiment dans les habitudes de la maison...
Oui, mais il fallait justement casser la routine. Partir trois jours, pour travailler dans le calme. Se parler, se reposer. On voulait se donner les moyens de préparer au mieux ce match. Partir plusieurs jours, cela change les habitudes. C’est exactement ce que nous souhaitions. Je sais que certains ne sont pas fans des stages. D’autres l’acceptent sans problème. Il n’y a pas eu de contestations officielles (rires). Les dix-huit joueurs qui seront retenus n’auront pas le temps de repasser chez eux samedi soir pour embrasser leurs enfants... Il y a une prise de conscience à avoir par rapport à l’immense importance de ce match face à Nancy, puis de celui de la semaine prochaine, à Toulouse.

Avec ce que vous avez dit après Guingamp-DFCO, peut-on s’attendre à quelques changements contre Nancy ?
Je vais me baser sur les derniers matchs, sur les entraînements de cette semaine, les attitudes. Dans ce genre de situation, il y a des joueurs qui sont plus à l’aise que d’autres. J’ai un groupe qui s’entend bien, c’est vrai. Et c’est une bonne chose. On a des cadres, mais tous ne sont pas des leaders naturels. On le sait. Ce sont des questions de caractère, de personnalité. Nous n’avons personne, ici, qui va rentrer dans la gueule des autres.



Frédéric Sammaritano, qui s’y connaît en maintien puisqu'il l’a joué à Auxerre et à l’AC Ajaccio, a déclaré dans Le Bien Public qu’il faudrait prendre Nancy à la gorge...
On sera chez nous, où nous sommes beaucoup plus à l’aise qu’à l’extérieur, comme vous avez pu le remarquer. Ce sera donc au DFCO de prendre les choses en main. Mais avec sérénité, en réfléchissant. Nancy a des arguments. C’est une équipe qui compte dans son effectif des joueurs expérimentés. L’ASNL a un point de moins que nous, une moins bonne différence de buts. Ce sera un match avec beaucoup d’enjeu, peut-être de la tension. L’appui de notre public sera important. On ressent depuis quelques semaines qu’il est encore plus derrière. Après Nancy, il y aura Toulouse. Beaucoup de choses peuvent de passer en deux journées.

Les commentaires sur Dijon sont plutôt positifs. Ont-ils pu parfois influencer négativement le comportement de l’équipe ?
On a toujours cherché à produire du jeu. Et c’est vrai qu’on a souvent pu entendre des choses agréables sur notre attitude. On ne sait pas bétonner. Prendre des risques, attaquer, ok. Mais il faut le faire avec plus de réflexion. Plus de solidarité. Se battre pour récupérer le ballon quand votre partenaire le perd. Faire preuve de plus d’attention, de concentration. Il faut sentir le danger arriver. Mais franchement, ce serait dommage qu’on descende en Ligue 2, avec ce que nous avons montré...



Propos recueillis par Alexis Billebault
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