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Dalé : « On ne cadenasse pas comme une bonne vieille équipe italienne »

Dix-neuvième avant la réception de Monaco samedi, Nancy va devoir faire des miracles pour ne pas retrouver une Ligue 2 qu’elle a quittée il y a un an. Le problème, c’est que l’attaque nancéienne, la plus mauvaise de l’élite, souffre d’anémie (26 buts). Et Maurice-Junior Dalé (31 ans), qui n’est pas satisfait de ses stats, culmine à trois réalisations.

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On ne va pas se mentir, avec Bastia et Caen, Nancy est donné favori pour occuper une des deux places de relégable, ou au mieux celle de barragiste. Comment est l’ambiance dans le groupe ?
Bonne, malgré ce qu’on pourrait croire. On vient de Ligue 2. Donc, pour nous, ce n’est pas une surprise d’être en lutte pour le maintien à trois journées de la fin. L’effectif, le staff, le club, les spectateurs étaient préparés à ce scénario. Nous y sommes. Il reste trois matchs, trois finales, neuf points à prendre. Nous avons encore notre destin entre nos mains. Alors, on travaille. La défaite à Metz (1-2) a fait du mal, mais quelque part, elle est logique. Nous n’étions pas assez en mode « guerriers » . Il faudra l’être contre Monaco, contre Dijon, contre Saint-Étienne. Cette grosse solidarité qu’il y a entre nous, il faut davantage la montrer sur le terrain. C’est peut-être ce qui explique notre mauvaise passe.

Monaco, qui n’a plus guère de chances de se qualifier pour la finale de la Ligue des champions, va tout miser sur la Ligue 1...
Je m’attends à ce que Jardim aligne sa meilleure équipe possible. Il est probable que nous n’aurons pas la maîtrise du ballon. Mais dès que ce sera le cas, il faudra bien l’utiliser, et essayer de profiter de nos occasions. Et surtout, il faudra bien défendre. Le résultat du match aller (0-6) a fait mal... Samedi, il faudra être à 200%. On a montré des choses intéressantes contre Marseille (0-0, le 21 avril). On a su poser des problèmes au PSG, chez lui (0-1, le 4 mars).


D’accord, mais le problème, c’est que Nancy marque très peu de buts. Vingt-six en trente-cinq matchs. Cela vient entretenir la réputation d’une équipe laborieuse, plutôt défensive...
C’est vrai qu’on a souvent entendu cela sur l’ASNL, depuis des années : une équipe besogneuse, qui travaille beaucoup. Pourtant, du jeu, nous en avons produit. Mais on doit s’adapter aussi aux adversaires. Et il faut aussi tenir compte de notre manque d’efficacité ou de réussite, car les occasions sont là.

Dijon, Lorient, qui jouent aussi le maintien, proposent un jeu plus ambitieux...
(Il coupe) C’est vrai que ces équipes marquent plus que nous. Mais aujourd’hui, elles ne comptent finalement qu’un (Dijon) ou deux points (Lorient) de plus que nous. Ce sont celles qui se maintiendront qui auront raison. Et puis, il ne faut pas exagérer : on cherche à bien défendre, mais on ne cadenasse pas non plus comme une bonne vieille équipe italienne de l’époque (rires). On a des joueurs offensifs. Nous avons été capables de gagner des matchs avec des scores importants, comme face à Metz (4-0), Rennes (3-0).

« En Roumanie, j’ai découvert un pays assez éloigné de ce que je pouvais en lire ou en entendre avant d’y aller. Bucarest, c’est une ville assez étonnante. »

Nancy n’a gagné qu’un seul de ses treize derniers matchs, justement contre Rennes. Est-ce que la défaite face à Lorient (2-3, le 18 mars) n’a pas un peu plombé le moral des troupes ?
Elle fait très mal... On mène 2-0 à la mi-temps, et si on gagne ce match, ça peut changer pas mal de choses. Nous étions déjà dans une spirale négative, et ça n’a pas arrangé les choses, puisque derrière, on perd à Guingamp (0-1). Mais cette claque nous a aussi permis de prendre vraiment conscience de la situation. En avril, on bat Rennes, on fait match nul contre l’OM, on pose des problèmes à Nice (1-3, le 15 avril). Contre Monaco, on peut très bien marquer en premier et les faire douter, si on défend bien.

Et votre cas personnel ?
J’ai marqué trois buts. Je suis lucide : pour un attaquant, ce n’est pas satisfaisant d’être aussi peu décisif. Ce n’est pas ma meilleure saison, j’en suis parfaitement conscient. Même si j’ai été blessé, même s'il y a eu du turn-over... Je veux tout donner en cette fin de saison pour aider l’équipe à se maintenir. C’est mon objectif.



Vous avez connu certaines expériences difficiles, en Roumanie d’abord (Unirea Urziceni), en Grèce ensuite (Panserraikos FC). Ou en tout cas présentées comme difficiles...
La Roumanie, je n’y suis resté que quelques mois, car le club commençait à connaître de sérieux problèmes financiers (il a disparu en 2011, ndlr). J’ai pourtant de bons souvenirs. J’ai découvert un pays assez éloigné de ce que je pouvais en lire ou en entendre avant d’y aller. Bucarest, c’est une ville assez étonnante, avec beaucoup de richesse d’un côté et de pauvreté de l’autre. En gros, c’est tout ou rien. Je suis allé en Grèce, à Panserraikos, pour finir la saison. C’était bien aussi, mais il fallait que je revienne en France. J’étais proche de Dijon, qui montait en Ligue 1 (2011-2012), mais je suis allé à Nantes, en L2. Ce transfert manqué à Dijon me laisse des regrets, car j’aurais pu rejouer en L1 plus tôt.

Et vous avez connu l’AC Arles-Avignon de ce bon président Marcel Salerno, où tout est parti en vrille il y a deux ans...
Ah, le président Salerno... Il a mis beaucoup d’argent dans le club. Il était cool, il avait plutôt une bonne relation avec les joueurs. Le problème, c’est qu’il ne connaissait pas bien le milieu du foot, la façon dont on gère un club. Il s’est entouré de certaines personnes, qui n’ont sans doute pas donné les bons conseils. Il y avait pourtant de quoi faire quelque chose à l’ACA . Il y a eu des entraîneurs comme Thierry Laurey, Franck Dumas. C’est dommage de voir mon ancien club être tombé si bas...



Propos recueillis par Alexis Billebault
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