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Cristiano Ronaldo et le syndrome de juin

Automne, hiver, printemps, Cristiano Ronaldo marque beaucoup et tout le temps. Ou presque. Le mois de juin paraît moins l’inspirer. Dommage pour lui et surtout pour le Portugal.

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Cristiano Ronaldo a toujours vu la vérité dans les chiffres. Ces chiffres qui prouvent son talent, sa dévotion à son sport et font taire toutes les critiques. Alors il faut répondre par des chiffres. CR7 dispute lors de cet Euro en France sa septième phase finale avec la sélection portugaise. Avant la rencontre face à l’Islande, il tournait à une moyenne de 0,33 but par match, bien loin de ses standards en club. Entre le mois de juin et le triple Ballon d’or, il y aurait donc comme un problème ou juste pas mal de rencards ratés.

  • Euro 2004

    Il n’y a pas d’âge pour avoir rendez-vous avec l'histoire. Le gamin de Funchal a 19 ans, un ventre d’adolescent encore lisse et toute une carrière prometteuse devant lui. Impossible pourtant de couper l’arrivée des larmes. Cristiano chiale, et tout un pays le regarde attendri. C’est encore le temps de l’innocence, celui des passements de jambes, des roulettes et du geste gratuit. CR7 n’existe pas encore, son obsession comptable des statistiques individuelles est encore en sommeil, Cristiano Ronaldo Dos Santos Aveiro pleure une défaite en finale d’un Euro contre la Grèce. Cette même équipe face à laquelle il débute son tournoi en concédant un penalty sur sa première action. Cette équipe face à laquelle il marque de la tête pour l’honneur. Un prélude à la suite du tournoi et son but contre les Pays-Bas en demi-finale, mais aussi un avant-goût « de la spéciale Ronaldo » et de la suite de sa carrière.

    Est-il possible de gagner l’Euro avec un milieu si jeune ?

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  • Coupe du monde 2006

    Deux ans plus tard, Cristiano reste une promesse qui voit le trophée de révélation du tournoi filer vers… Lukas Podolski. Il n’est pas encore devenu plus important que son équipe, pour la dernière fois sa sélection n’est pas « le Portugal de Cristiano Ronaldo » et Figo joue toujours les chaperons. Moins virevoltant mais pas encore buteur, le Mancunien est en transition, à l’image de ce Mondial allemand. Face à l’Iran, il gagne le droit de tirer et transformer un penalty pour le dédier à la mémoire de son père disparu un an plus tôt d’un trop grand amour du vin blanc de Madère. Il n’est pas encore enveloppé par cette armure de muscles et de testostérone, il craint encore les crampons de Boulharouz ou le marquage serré de Thuram. Mais déjà, il réclame et prend ses responsabilités à l’image de son tir au but décisif face à l’Angleterre en quarts de finale. Un match dont il sort avec un contrat des tabloïds sur sa tête après le gate du clin d’œil sur l’expulsion de Rooney. On lui prédit l’enfer de retour à Manchester… On connaît la suite.

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  • Euro 2008

    Finie la conduite accompagnée, CR7 roule seul et avec le brassard de capitaine. Une façon pour Luiz Felipe Scolari de responsabiliser et de satisfaire l’ego de celui qui sort d’une saison à 31 buts avec Man United. Alors que le Portugal s’avance comme un des favoris de ce championnat d’Europe, Cristiano est déjà pris entre cette contradiction qui est la sienne depuis huit ans. D’un côté, il y a le patriote dont l’engagement avec son équipe nationale ne peut être remis en cause, et de l’autre la star mondialisée déjà obsédée par les chiffres, les honneurs et ce foutu Ballon d’or. Le second tire trop sur sa cheville, ne prend pas le temps de « tricher en club » comme l’a un jour théorisé Michel Platini et oblige le premier à évoluer sur une jambe. Résultat : un petit but et une élimination en quarts de finale face à l’Allemagne.

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  • Coupe du monde 2010

    « Les buts, c'est comme le ketchup : quand ils arrivent, ils viennent tous en même temps. » Muet en sélection (un penalty marqué contre la Finlande en deux ans), Cristiano manie la métaphore pour rassurer. Parce qu’il travaille plus que les autres, qu’il sort d’une première saison à 26 réalisations avec le Real, il ne conçoit pas que ce Mondial sud-africain ne soit pas le sien. Déjà, le Portugal est devenu une extension de lui-même. Tout tourne autour de lui, de son rendement, du système à adopter pour le mettre en valeur. Mais le ketchup ne jaillit pas, tout juste une tache anecdotique lors du massacre de la Corée du Nord. CR7 tâtonne, et Queiroz bétonne. La puissance du Madrilène ne supporte pas de contre-pouvoir, même celui de son sélectionneur qui a le tort de ne pas être un second père comme l’était Scolari ou son dévoué comme le sera Bento. Cristiano signale la mise à mort de son sélectionneur à chaud après l’élimination face à l’Espagne : « Vous voulez des explications ? Demandez à Carlos Queiroz. » Lui-même en aurait pourtant quelques-unes à donner.

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  • Euro 2012

    Invisible contre l’Allemagne, CR7 mange la feuille contre le Danemark et voit pour une fois la presse et l’opinion publique portugaise l’égratigner. Mais l’homme est un monstre d’orgueil. Contre les Pays-Bas puis face aux Tchèques en quarts, Ronaldo prend enfin son équipe sur les épaules, inscrit trois buts (son meilleur total sur une phase finale) et endosse les habits du Maradona de 86 pense-t-on. En demi-finales, face à l’Espagne, l'histoire lui donne même un second rendez-vous sous la forme d’une contre-attaque à la 89e minute. Alors oui, la passe de Meireles le décale un peu trop, oui il se retrouve sur son pied gauche, mais tout un pays voit déjà cette frappe dedans comme au Real, le voisin terrassé et la route vers la finale grande ouverte. Mais le capitaine de la Selecção envoie le ballon dans les tribunes et les espoirs de son équipe avec.

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  • Coupe du monde 2014

    Ronaldo n’a toujours pas écouté Platini. Il a trop joué, trop sollicité son corps et exploité la moindre minute de jeu en Liga pour soigner ses stats. Accessoirement, il a aussi gagné une Ligue des champions, mais aussi qualifié presque à lui seul son pays quelques mois plus tôt en barrage contre la Suède. Mais au Brésil, le cyborg est renvoyé à sa condition humaine. CR7 a le genou qui siffle, serre les dents, inconcevable de déclarer forfait en bon Portugais. Sur le terrain, il râle, rate et doit composer avec Éder comme colocataire en attaque avant de prendre la porte après un tour et un but anecdotique contre le Ghana. Pas de quoi l’empêcher de trinquer à l’eau plate à son troisième Ballon d’or en fin de saison. Une récompense qu’il est allée chercher surtout en septembre, octobre et novembre avec le Real. Aujourd’hui, les titres individuels ne se gagnent plus fin juin-début juillet, mais l'histoire s’écrit toujours pendant cette période. Cristiano Ronaldo a encore un été en France (et peut-être un en Russie dans deux ans) pour y remédier.



    Par Alexandre Pedro
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