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Cristiano et la panne qui inquiète

En plein cœur de son plus mauvais exercice madridista, que ce soit en matière de rendement statistique comme dans le jeu, Cristiano Ronaldo inquiète son monde au sein de la capitale espagnole. À tel point que certains prophétisent déjà la fin de son règne.

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À défaut de panique, l’impatience gagne déjà le Santiago Bernabéu. Pourtant qualifiés pour les huitièmes de Ligue des champions, pourtant toujours en vie en Coupe du Roi, pourtant premiers d’une Liga qui leur échappe depuis des saisons, les Madridistas aiment à s’inventer des crises, aussi insignifiantes soient-elles. Ce qu’ils font, donc, dès le week-end passé et un succès étriqué face à Málaga (2-1) sur deux pions salvateurs du capitaine Ramos. Un héros du Madridismo qui, sitôt le coup de sifflet final, vole au secours de l’autre géant de la nébuleuse de Chamartin : « Comme l’a dit Marcelo en Coupe, ce public a déjà sifflé tous les plus grands. C’est une touche de rappel pour que l’équipe réagisse, mais dans les moments difficiles, quand quelqu’un a besoin de soutien, autant ne pas redonner des coups. » En filigrane, l’Andalou se réfère au traitement reçu par Cristiano Ronaldo, auteur d’une nouvelle prestation fantomatique et cible des attaques des supporters de la Casa Blanca. Des quolibets déplacés malgré la sévère baisse de régime du Ballon d’or, dans le dur depuis la trêve estivale et son retour de l’Euro français.

Une défense collective en forme d’aveu


Quelques semaines plus tôt, dans les prémices du mois de novembre, les sourires pullulent dans les arcanes du Santiago Bernabéu. Aucune rencontre n’est au programme de l’antre madridista qui festoie tout de même autour de la prolongation de contrat de son meilleur buteur. Désormais sous contrat jusqu’en juin 2021, soit jusqu’à ses trente-six printemps, le Portugais renfile son statut de plus gros salaire du club et promet d’officialiser sa retraite sous la liquette blanche immaculée. « Que du bonheur  » , s’imagine déjà un Florentino Pérez qui, loin de cette euphorie commerciale – CR7 étant sa meilleure arme de merchandising –, doit pourtant se plier à une nouvelle réalité : le Ballon d’or ne dispose plus des mêmes cannes ni de la même efficacité. Cette saison actuelle, chiffrée à dix-huit pions toutes compétitions confondues sous les couleurs du Real Madrid, se retrouve la plus mauvaise, et de loin, depuis son arrivée sur les bords du Manzanares à l’été 2009. Et encore, sans quelques triplés face à Alavés et Kashima ou ses penaltys (5 sur ses 18 buts), ce bilan arithmétique atteindrait difficilement la dizaine. Ou quand le cyborg se redécouvre sa part d’humanité.


Autant que dans ses statistiques, cette nette baisse de régime s’illustre également au travers de son comportement. Souvent crispé, toujours grognon, il n’affiche plus le visage conquérant et l’assurance communicative qui définissent jusqu’à aujourd’hui son étape madridista. Depuis son début d’exercice, perturbé par les pépins physiques et sa blessure en finale de l’Euro, les exemples sont nombreux : face à Leganés, en novembre, il ne cadre pas la moindre de ses frappes et prolonge sa plus longue série sans marquer au Real Madrid, avec cinq rencontres consécutives. Même à l’entraînement, ouvert un quart d’heure par semaine aux journalistes, il trouve le moyen de se montrer de mauvais poil en envoyant une ogive sur les quelques caméras présentes. « Il n’est pas frustré, nous savons comment il est, ses buts arriveront  » , profère Marcelo, tandis que Zinédine Zidane joue la surprise : « Cristiano, énervé ? En ce qui concerne l’entraînement d’aujourd’hui, ce n’est qu’une anecdote. » Des sorties médiatiques en forme de pare-feu, comme pour décharger Cristiano de cette anxiété qui ne cesse de le gagner sur le pré.

Cristiano Ronaldo : « Je dois me ménager »


Certes ronchon, Cristiano Ronaldo n’en devient pas pour autant aveugle et sait mieux que quiconque que son niveau affiché en cet exercice, selon ses propres standards, frôle le médiocre. Tout juste auréolé du Ballon d’or et du premier trophée The Best de la FIFA, il laisse planer le doute quant à sa fin de règne. C’est que, déjà trentenaire, il entame, bon gré mal gré, la phase descendante de sa carrière. Sa baisse de régime en matière de buts – 0,78 par match cette saison, contre 1,03 depuis qu’il est au Real – ne fait ainsi qu’illustrer sa perte d’influence sur le jeu madridista.


De longiligne ailier, il est passé à une masse de 78 kilos de muscle et a enfilé le statut de buteur presque robotique. Même si l’âge produit ses effets et qu’une tendinite récalcitrante l’enquiquine, lui, en bon glouton, veut continuer à tout jouer. « Je me suis sans doute trompé à ce niveau, je dois me ménager » , avouait-il il y a peu, comme pour tenter d’expliquer ce coup de mou qui dure. De là à l’imaginer souffler sous la guérite, il y a un monde : pour tenter de valider la remontada face au Celta, il sera bien aligné d’entrée ce mercredi soir au Balaídos.

Par Robin Delorme
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