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Crise de foie pour l'Inter, Napoli et Fio au régime

L'Inter dévore (encore) Sassuolo, Naples et la Fiorentina vendangent, la Lazio se rassure et le Torino est immobile.

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L'Inter jusqu'à plus faim


Il faut croire que l'Inter est la bête noire de Sassuolo. On se souvient du 7-0 de l'année dernière. Et bien, l'Inter a réitéré cette après-midi. Et il suffit de regarder le premier but de ce crevard d'Icardi pour comprendre que Sassuolo n'est pas du tout verni face à l'Inter. Icardi a tous les contres favorables. Tous. Il part à la limite du hors-jeu et il s'y reprend à quatre fois du pointu avant de mettre le ballon au fond. Le but le plus moche de cette journée est (sans aucun doute possible) décerné à l'Argentin. L'Inter se met très tôt à l'abri dans ce match et confirme avec d'autres actions d'un autre standing. À commencer par un superbe « une, deux, trois » aérien terminé par un extérieur de Kovačić. Icardi se fait ensuite pardonner ce but dégueulasse par deux autres réalisations bien plus agréables à l'œil. Une frappe enroulée de l'extérieur de la surface et une frappe sans contrôle du pied gauche. Sublime. L'entrée terminée, passons maintenant au plat chaud. Osvaldo se joint au festin et inscrit là ses deux premiers buts en Serie A avec l'Inter dont un autre but de crevard. Et enfin, c'est Guarín qui ramène la cerise sur le gâteau. 7-0, c'est rare, mais il y a des matchs comme ça où on ne célèbre plus les buts tellement on en a marqué. On appelle ça une crise de foie. Après le 6e, les Noir et Bleu sont rassasiés. Ils n'ont tout simplement plus de place dans le ventre, plus l'envie nécessaire pour savourer ce dessert qui a pourtant l'air délicieux. Une victoire 7 à 0, c'est bon, mais c'est peut-être un peu trop.

Les pétards de Candreva, l'opportunisme de l'Atalanta


Une détonation. Candreva allume la mèche sur un coup franc aux trente mètres dès les premières minutes du match. Mais Leali est sur la trajectoire. Une deuxième explosion. Au second poteau, Candreva reprend un ballon de volée. Tout est parfait : le geste, la position, la finition, la célébration. Le ballon finit dans le petit filet opposé. Une troisième déflagration. Un centre parfait de Candreva côté gauche pour une tête croisée de Parolo. Les Romains déroulent. Un quatrième et dernier éclair de génie signé Klose pour clore ce match. Un crochet et une passe en retrait à Mauri qui fait but. C'est beau, c'est efficace et ça tombe bien puisque c'est à peu près tout ce que l'on peut se mettre sous la dent. Oubliée cette première défaite face au Milan AC, la Lazio est de nouveau sur de bons rails. Un 3-0 qui fait du bien.

Le football est parfois question de tempo. Entre l'Atalanta et Cagliari, on comprend rapidement qui a le sens du rythme et qui ne l'a pas. L'Atalanta inscrit un but en trois minutes et un break à l'heure de jeu. À la différence des joueurs de Cagliari, en retard sur tout ce qu'ils entreprennent. Menés 1 à 0, ils croient bon de faire tourner le ballon. Et ce n'est qu'une fois qu'ils se prennent le 2e qu'ils se livrent à fond. Du coup, même l'arbitre a du mal à les suivre. M. Cervellera leur oublie au moins un penalty. Ils ont beau pousser en fin de match, ils n'obtiendront que ce qu'ils méritent. Une réduction du score sur pénalty et une défaite à domicile. Bien fait.

Le Napoli et la Fio au régime sec, le Torino méconnaissable


Les hommes de Benítez ont pourtant campé dans la surface du Chievo. Ils s'y sont tous essayés. Hamšík, Mertens et surtout Higuaín qui rate un penalty. Mais tous sont tombés sur un bon Bardi ou sur une défense plutôt en réussite. Naples a de quoi être frustré. Ils n'ont fait qu'attaquer et subir quelques contres. Mais voilà, ce n'était pas leur après-midi. Sur FIFA, ce genre de match aurait nécessité plus d'une manette de rechange.

Un attentat d'Obiang sur Nocerino. C'est ce qu'il faut à la Sampdoria pour lancer la partie. Car pendant une bonne demi-heure de jeu, c'est mou. Des frappes sans conviction et des transmissions hasardeuses des deux côtés. Forcément, ça devient vite saoulant pour tout le monde. Vient alors le moment des tacles en retard. C'est de suite beaucoup mieux. Obiang se charge de montrer l'exemple, les deux pieds levés. Il est suivi de près par Glik qui fauche Soriano à l'entrée de la surface. Ce qui donne à la Samp' la première véritable occasion de match. Gabbiadini est l'élu de son expert de coach, Mihajlović. Il prend le ballon et se charge du coup franc. Il choisit le côté gardien et il fait bien. La Samp' prend l'avantage. Bis repetita en seconde période. Gabbiadini choisit l'autre côté, mais touche la barre. Comme on dit chez nous : « Si c'était dedans, c'était pareil. » Le Toro (à commencer par son gardien Pradelli) est méconnaissable en ce début de saison. Et il se fait piéger en fin de match pour non-combativité. Un festival d'Okaka : grand pont et frappe croisée dans le petit filet. La Samp' finit un Toro sans idée et sans Immobile. Et non, ce n'est pas la même avec Quagliarella et Amauri.

Cuadrado avait certainement très faim avant cette rencontre. Parfois les dribbles à n'en plus finir ça aide, mais parfois pas du tout. Aujourd'hui en tout cas, c'est clairement un jour sans pour la Fiorentina. Certes, Cuadrado fait le show, mais ça ne suffit pas pour gagner. Et dans ces cas-là, ce genre d'attitude énerve plus qu'autre chose. Mais bon, Cuadrado n'est pas non plus le seul fautif. Les frappes ratées et les corners des Violet ont rythmé ce match. Malgré une expulsion côté Genoa, la Fiorentina n'accroche pas mieux qu'un seul petit point à domicile. Mais où est Mario Gómez ?

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Par Ugo Bocchi
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