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Créer une franchise MLS, mode d’emploi

La MLS s’apprête à accueillir deux petits nouveaux : Atlanta et Minnesota. Pour ces deux franchises fraîchement créées, le chantier est immense dans l'optique d'être prêtes et compétitives dès la première journée en mars prochain. Depuis leur dépôt de candidature auprès de la ligue jusqu’à la constitution du groupe pro, nombreuses sont les étapes à respecter.

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1. Se faire accepter des instances de la MLS


Il faut le rappeler, la MLS est une ligue fermée fonctionnant sans système de promotion et de relégation avec les championnats inférieurs, qu’il s’agisse de la NASL ou de l’USL. Pour y participer, il faut donc réussir à obtenir son carton d’invitation des instances et particulièrement du commissaire Don Garber. Ce dernier souhaite une Major League Soccer bien plus imposante que ce qu’elle est actuellement et reste donc ouvert à toutes les discussions avec des candidatures un tant soit peu sérieuses. Deux critères prédominent dans ses choix : 1/ que le dossier de candidature concerne un bassin de population conséquent et ouvert à la pratique du football/soccer ; 2/ qu’il y ait une volonté d’équiper la franchise concernée d’équipements spécifiques à la pratique de ce sport, donc d’un stade dédié au foot en gazon naturel. Néanmoins, ce deuxième point peut être sujet à discussion (lire ci-dessous)... Atlanta United a vu sa candidature retenue par les instances le 16 avril 2014, Minnesota le 25 mars 2015. L’une et l’autre vont être respectivement la 21e et la 22e franchises de MLS pour la prochaine saison. Ces deux projets en ont doublé d’autres, notamment San Francisco FC, qui était en concurrence avec Minnesota pour démarrer la saison 2017. L’arrivée en MLS n’est reportée que d’une année pour les Californiens. Une 24e équipe devrait bientôt faire son apparition : Miami, le fameux projet de David Beckham lancé depuis plusieurs années maintenant, mais qui peine à être accepté, la faute à des difficultés avec les instances publiques locales pour la construction du stade. Parmi les autres projets à l’étude pour parvenir à un objectif de 26 à 30 franchises en place à l’horizon 2020, il y a Detroit, Cincinnati, San Antonio, St Louis, Nashville, Raleigh, Tampa Bay ou encore Charlotte.

2. Donner des garanties quant aux infrastructures


En théorie, le temps d’une ligue de soccer qui se pratiquait sur des terrains synthétiques, dans des stades prêtés par des clubs d’autres sports (foot américain, baseball...) est révolu. Aujourd’hui, la grande majorité des équipes de MLS disposent de leur propre stade adapté. C’est même logiquement un critère déterminant pour s’y faire accepter. Il peut néanmoins y avoir des exceptions. C’est le cas par exemple dans un passé récent de New York City FC, qui s’est installé - à défaut pour l’instant de pouvoir construire sa propre enceinte - dans le vieux Yankee Stadium, aux dimensions plus adaptées pour y jouer du baseball. C’est le cas aussi d’Atlanta United, l’une des deux nouvelles franchises à faire son apparition en 2017, qui a reçu l’autorisation d’évoluer en MLS dans un stade partagé, en colocation avec l’équipe locale de foot américain des Falcons. Les deux vont occuper l’impressionnant Mercedes-Benz Stadium lorsqu’il sera terminé (courant de l’année 2017), un écrin exceptionnel à 1,5 milliard de dollars qui sera peut-être le plus beau stade du monde une fois achevé. Configurable, l’enceinte de plus de 70 000 places pourra être réduite à 30 000 pour la pratique du soccer. S’agissant de Minnesota United, la franchise fait les choses bien en construisant son propre stade (de 21 500 places) dans la ville voisine de St Paul. Les travaux doivent commencer très prochainement pour une inauguration prévue en cours de saison 2018. En attendant, l’équipe va évoluer au TFC Bank Stadium de l’université du Minnesota, de même qu’Atlanta va provisoirement squatter le Bobby Dodd Stadium de Georgia Tech avant de pouvoir s’installer au Mercedes-Benz Stadium.

3. S’appuyer sur un début de popularité du foot sur place


Pour ce qui est du critère de la future popularité du foot sur place, il n’y a semble-t-il pas d’inquiétude à avoir concernant Atlanta, qui était la dernière très grande ville américaine à ne pas avoir sa franchise de MLS. Anomalie réparée, donc, et a priori il y a déjà une grosse attente autour de ce nouveau projet avec déjà 20 à 30 000 abonnés annoncés pour la saison prochaine ! La métropole de Géorgie dispose d’une petite expérience en matière de foot avec la présence pendant cinq ans d’un autre club, les Atlanta Silverbacks, en NASL, la D2 locale. Quant à Minnesota United, la nouvelle franchise de MLS n’est autre que l’émanation d’un club qui évoluait dans cette même NASL jusqu’à la saison 2016. Elle s’appelait déjà Minnesota United, ex-Minnesota Stars, qui avait pris la suite des défunts Minnesota Thunders, ex-formation d’USL. Dans la grande cité de Minneapolis aussi, on semble bien aimer le football à l’européenne. La saison passée, dans une NASL en totale perte de vitesse, Minnesota United affichait la meilleure affluence de la ligue avec 8 500 spectateurs de moyenne par match à domicile. Il ne devrait pas y avoir de souci à doubler, voire tripler ce chiffre en MLS.

4. Se créer un nom et une identité visuelle


Quand on crée un club de toutes pièces, il faut l’habiller. C’est parfois évident, comme dans le cas des Red Bull qui ont repris l’intégralité du visuel de la canette sponsor, ou de New York City, qui reprend le bleu « citizen » des cousins de Manchester. Pour Minnesota United non plus, ça n’a pas été très compliqué, le boss de la franchise, Bill McGuire, ayant décidé de reprendre l’identité déjà en place en NASL : le bleu ciel du Mississipi, le gris de l’Iron Range (la chaîne de montagnes à proximité), et le plongeon huard sur le blason, l’animal symbole du Minnesota. Quant au « United » , il peut faire référence à UnitedHealth, le groupe d’assurance propriétaire du club. Le « United » d’Atlanta, lui, n’a pas de lien, mais a l’avantage de sonner « soccer » . Il a été décidé de parer la franchise des couleurs originelles des Falcons à leurs débuts en 1966 : du rouge, du noir et du doré, avec un grand A pour la ville, entourée d’un anneau olympique, référence à 1996.

5. Remplir le vestiaire grâce (notamment) à l’Expansion Draft


Dernière étape, non des moindres : présenter une équipe compétitive pour disputer la première journée de la saison en mars. Sur ce point, Atlanta est bien plus en avance que l’autre newcomer de la MLS. La franchise de Géorgie prépare cette saison inaugurale depuis plusieurs mois déjà et a commencé il y a longtemps à recruter des joueurs, puis à les prêter pour qu’ils gardent le rythme de la compétition, comme City l’avait fait avec David Villa. Kenwyne Jones et l’Irlandais McCann ont ainsi été les premiers joueurs à signer pour Atlanta. Ils sont aujourd’hui déjà vingt joueurs recensés dans le vestiaire, avec des jeunes issus de l’académie, un centre de formation déjà en place, deux « joueurs désignés » (Villalba et Almiron) et des transfuges d’autres franchises débarqués il y a quelques jours lors de la MLS Expansion Draft. Ce repêchage d’expansion en VF est une spécificité nord-américaine qui consiste à pouvoir récupérer des joueurs adverses lorsqu’on est une nouvelle franchise, hors joueurs protégés par les franchises concurrentes. On peut ensuite s’échanger ces joueurs, contre un autre, contre une indemnité ou encore contre un tour de draft, laquelle aura lieu le 13 janvier. À l’occasion de cette draft, les deux nouvelles franchises auront aussi naturellement les deux premiers choix. Du côté de Minnesota en revanche, on semble bien plus en retard, avec actuellement seulement huit joueurs dans l’effectif : le résultat de l’Expansion Draft, ainsi que d’anciens joueurs de Minnesota époque NASL. Il n’y a pas encore de joueurs désignés, aucun gros nom et globalement cette équipe reste encore à l’état de vaste chantier, ce qui n’a rien d’étonnant, car elle n’a su que tardivement qu’elle allait disputer la saison 2017 en lieu et place de San Francisco. Dans les deux cas en tout cas, ces deux nouvelles formations vont être coachées par un étranger, ce qui amorce une tendance forte en MLS : Tata Martino (ex-Barcelone et sélection argentine) pour Atlanta, et l’Anglais Adrian Heath (viré d’Orlando en juillet) à Minnesota.

Par Régis Delanoë
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