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Courtois, le Blues de l’Atlético

Du haut de son double mètre et de ses 20 piges, Thibaut Courtois vit un rêve éveillé. Normal : le minot, successeur désigné de Petr Čech, est un véritable porte-bonheur. Genk, l'Atlético ou Chelsea peuvent en témoigner. Sauf que ce vendredi, il y aura forcément un déçu entre Blues et Colchoneros.

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Thibaut Courtois est un enfant gâté. Non content d’un physique monstrueux ponctué par une envergure de goéland, le minot de vingt printemps bichonne également les clubs dans lesquels il pose sa carcasse. Ainsi, le RC Genk, où il a parfait sa formation, s’empare de la Jupiler League lors de son premier exercice dans la peau d’un titulaire. Débauché par Chelsea, puis illico envoyé à l’Atlético Madrid, il voit ses deux fanions s’emparer des deux coupes d’Europe. Cette même saison, il gagne ses premiers galons chez les Diables Rouges, où il se dispute une place de titulaire avec le portier de Sunderland Simon Mignolet. Avec seulement deux décennies au compteur, le natif de Brée est promis à un avenir somptueux, tant ses performances parlent en sa faveur. Par-dessus le marché, là où Thibaut passe, les trophées trépassent. Un porte-bonheur. Sauf que ce soir, entre son propriétaire blues et son intérimaire colchonero, il y aura forcément un déçu.

Gardien par défaut

Alors que nombre de ses jeunes collègues goalkeepers galèrent dans des clubs de seconde zone pour se faire un nom, lui n’a pas ce genre de tracas. Pis, le garçon est même tombé dans la profession par le plus grand hasard. Alors qu’il n’a que sept ans, Thibaut s’éclate au poste de latéral gauche dans son club d’enfance du VV Bilzen. Lors d’un tournoi au Racing Genk, en 1999, son équipe recherche désespérément un portier. Lui se porte volontaire et se voit attribuer le titre honorifique de meilleur gardien à la fin de la compétition. Mauvaise pioche pour son VV Bilzen qui ne le verra pas remonter dans le bus du retour. Le RC Genk sent le bon coup et l’intègre dans son centre de formation. Dix ans durant, Courtois s’impose dans toutes les catégories de jeunes et honore son dépucelage chez les pros du haut de ses 17 ans. L’année suivante, il s’adjuge une place dans le onze du Koninklijke Racing Club Genk. Quarante coups d’envoi plus tard, les Bleu et Blanc remporte leur troisième breloque nationale, et lui son trophée de meilleur gardien de l’année. Le minot garde les pieds sur terre car il sait que « la barre est placée plus haut la saison prochaine  » .

Cette barre, Chelsea la lui offre. Enfin, contre neuf millions d’euros, un beau pactole pour un gardien en devenir. Barré par le grand Petr Čech, les Blues l’envoient donc en prêt sur le banc de l’Atlético Madrid. Profitant de la blessure de Sergio Asenjo, il est quasi directement propulsé sur le devant de la scène. Pour son premier frisson dans le derby de Madrid, Courtois se rate dans les grandes largeurs. Sur une seule et même action, alors que sa team fait jeu égal avec le rival merengue, il se fait expulser et offre un penalty à Cristiano Ronaldo. Un craquage XXL qui se découvrira n’être qu’un feu de paille. Bah oui, son double mètre va se faire un plaisir de foutre les jetons à bon nombre de pointes ibériques. Ainsi, Thibaut va vite devenir l’une des coqueluches d’une Frente Atlético gâtée en fin de saison. Avec sa sérénité et son flegme directement importé du Plat Pays, il détonne dans la marmite du Vicente Calderón. Dans le succès européen de l’Atlético Madrid, Courtois y prend une part prépondérante, n’allant ramasser que neuf fois le cuir au fond de ses filets. Sans jeu de mot mal placé, ce gars-là a tout d’un grand.

La relève de Čech

Avec 52 matchs dans les gants durant le millésime précédent, le sophisme aurait voulu le rapatrier à Stamford Bridge. Sauf qu’un certain Petr Čech sévit dans les cages blues. Sans la moindre amertume, Thibaut Courtois garde son intérim matelassier. Une dépêche qui le réjouit tout autant que son coach, Diego Simeone : le garçon à la marge de progression énorme va pouvoir poursuivre son apprentissage du haut niveau. «  Courtois a acquis beaucoup d’expérience en étant champion avec Genk. Il joue maintenant à un bon niveau avec l’Atlético Madrid. Il a aussi une chance de devenir le gardien de l’équipe nationale. Il a vraiment fait des progrès impressionnants » , lâchait son mentor Petr Čech. Une semaine après ce bel éloge, Marc Wilmots, sélectionneur des Diables Rouges, lui confie d’ailleurs la charge de titulaire dans le 125e derby du Benelux. Une nouvelle preuve de sa maturité précoce. Histoire de manifester une dernière fois ce potentiel monstrueux, le géant flamand s’en va défier ce vendredi à Monaco son Chelsea qui ne l’a pas encore adopté. Le cul entre deux chaises, Thibaut reste modeste : « Ce sera effectivement une rencontre assez spéciale pour moi, car je dois évoluer face à mon club. C’est une rencontre face à Chelsea que j’ai envie de gagner. J’ai tout de même une pensée pour mes coéquipiers londoniens. J’espère que la meilleure équipe gagnera en faisant un super match.  » Et oui, Thibaut Courtois est également fin diplomate.


Par Robin Delorme
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est "une".
Putain² vous commencez bien !
Pour moi dans tout ça il y a juste un hic, c'est que Cech (30 ans) a encore quelques années (voir presque une décennie si il l'a fait à la Van der Sar). Et de ce fait je me demande bien si Courtois sera titulaire à Chelsea d'ici la fin de son contrat... Si pas j'espère qu'il sera constamment prêté et qu'il ne se retrouvera pas deuxième gardien.

Enfin Chelsea est pas loin de faire de la spéculation avec les grands espoirs belges (Lukaku, Courtois et De Bruyne).
Bon gardien, beau gosse et très poli, il a tout pour réussir une grande carrière. Le nouveau Jean Marie Pfaff est arrivé. A moins qu'il nous fasse une Gilbert Bodart. Bref la nouvelle génération Belge a de la gueule!
Il doit, pas être là par hasard, c'est un fait.

Mais enfin, les seuls gros souvenirs que j'ai de lui sont le triplé pris face au Real Madrid sur sa ligne de but. Dur dur.
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