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Cours Chris, cours !

Parti dans la bonne échappée dès les premiers kilomètres, Thomas De Gendt a réussi une ascension parfaite pour finir en tête au chalet Reynard. Derrière, c'est une nouvelle fois Froome qui a fait le spectacle dans un peloton sans doute trop frileux.

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On a beau les répéter chaque année, les informations les plus basiques ont du mal à rentrer dans la tête de beaucoup. Sur les routes surpeuplées du Ventoux, la cohue a empêché plusieurs coureurs de grimper comme ils l'entendaient. Pire, la bêtise humaine a même obligé le maillot jaune à courir sur les routes du tour, sa voiture ne pouvant passer pour lui apporter un autre vélo. Au final, Christopher Froome a un temps perdu son maillot jaune avant d'être « sauvé » par les commissaires. Quoi qu’il en soit, les organisateurs et les spectateurs devraient logiquement se faire tirer les oreilles par les coureurs et leurs directeurs techniques.

Gard à vous !


Après un long défilé dans les rues de Montpellier et alors que Gérard Holtz s'essaye à l'italien en mondovision, les coureurs partent à l'assaut d'une étape écourtée de six kilomètres. Très rapidement, une échappée de 14 coureurs prend les devants et dépose le peloton, prenant plus de 18 minutes d'écart sans trop forcer. Chavanel et Lemoine ont accroché le bon wagon et espère sans doute offrir aux Français une victoire symbolique en ce jour de fête nationale et de traditionnelle interview Pujadas/Hollande. Les quelques intercalés en chasse-patates se font finalement reprendre par le peloton qui, comme la veille, décide de se servir du vent pour créer des cassures.


Sur un coup de bordure bien senti, les coureurs de l'Etixx QuickStep coupent le peloton en deux. Personne n'est vraiment surpris en entendant que Thibaut Pinot est lâché avec à ses côtés Peter Sagan. Encore une fois dans un mauvais jour, l'actuel maillot blanc à pois rouges n'en finit plus de (se) décevoir. L'écart avec le groupe de tête tombe sous les dix minutes et tout le monde pense alors que les courageux seront repris dans le mont Ventoux. Seulement voilà, c'était sans compter sur l'énorme gamelle de Gerrans, qui entraîne avec lui les coureurs de la Sky, dont Walter Poels. Froome pose le pied à terre pour ramener ses copains vers un peloton fair-play.

Le Mont Ventoux, une fois


À l'avant de la course, alors qu'on essaye d'oublier l'horrible fond vert de France Télévision derrière monsieur Adam, André Greipel attaque au pied du Ventoux. Il permet ainsi à son coéquipier Thomas De Gendt de rester dans les roues de la Cofidis, qui roule pour Navarro. Dans les premiers mètres du Ventoux, Lemoine accélère et écrème ce groupe de tête. Les bords de la route sont surpeuplés, jour férié oblige. Sept minutes plus tard, Pierre Rolland se détache du peloton avant de se faire rattraper. Romain Bardet perd lui tous ses coéquipiers, mais s'accroche alors que la Sky mène la danse.


À six kilomètres de l'arrivée, Valverde attaque à son tour. S'il ne représente pas une grande menace pour Froome, la Sky hausse le ton pour ne pas le laisser partir trop loin. Dans la foulée, c'est ENFIN Nairo Quintana qui place une attaque, sans pour autant réussir à creuser l'écart. Ces accélérations successives font des dégâts : énormément de coureurs écrasent les pédales en queue de peloton, dont le maillot blanc, Adam Yates. La Sky gère très bien la fin de course et protège un maillot jaune qui semble tirer la langue. Sans doute très bon joueur de poker, Froome cesse son bluff et s'envole en déposant Quintana. Richie Porte l'accompagne en fidèle ex-coéquipier, et Bauke Mollema effectue le saut de puce. C'était avant que l'Australien ne percute une moto à l'arrêt à 2km de l'arrivée et entraîne ses deux camarades dans sa chute. La suite appartient déjà à la légende du Tour. Froome redevient le Kenyan blanc au footing sur les pentes du Ventoux à la recherche d'un vélo en état de marche et pense avoir perdu son maillot jaune au profit d'Adam Yates. Mais après de longues discussions, le tenant du titre et Porte sont reclassés dans le même temps que Bauke Mollema, le plus rapide à se relever. Le Britannique reste donc en jaune et a encore animé à sa façon la course. À chaque étape sa folie. Mais que va-t-il encore inventer vendredi pour le premier contre-la-montre de cette édition 2016 ?

Par Gabriel Cnudde
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"Mais que va-t-il encore inventer vendredi pour le premier contre-la-montre de cette édition 2016?"

Il va le faire en roue arrière.
volontaire 82 Niveau : CFA2
Quelle étape de malade mental ! Jamais vu un truc pareil.
J'ai pas de mots pour qualifier l'incroyable débilité des spectateurs. Surtout le supporter polonais avec sa pancarte 'Majka', sans déconner... Heureusement pas d'incidence sur les temps finaux, Froome leur mettait tellement un tir de toue façon.. Quintana encore ultra décevant, surpris en bien par le niveau de Mollema en revanche.

Et je parlais hier des Movistar, en les comparant à Domenech, mais face à eux les équipes françaises, c'est Bazdarevic. la FDJ qui roule, on m'explique ? Des zéros de bout en bout. A l'image de leur leader Pinot...
Un peu sévère pour les autres ce reclassement non ? La chute leur a aussi fait perdre un peu de temps dans la désorganisation générale.

Enfin bon de toute façon ce tour est plié depuis le départ. Quintana n'y arrivera pas, Porte est incapable de poser une attaque (il a même joué l'équipier modèle pour Froome)...

Vivement la relève et la fin de l'hégémonie Skype, juste histoire d'avoir un peu de suspense.
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