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Courbis et son amour secret pour Gourcuff

Il a fait comme si l'arrivée de Gourcuff n'était pas un immense plaisir, comme s’il avait d’autres chats à fouetter, mais ça fait un moment qu’il l’attend ce moment, le Rolland.

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Yoann Gourcuff, c’est un peu comme la météo. On a beau détester en parler, le reléguer au dernier sujet de discussion avant le malaise, ne finalement pas trop savoir qu’en dire, c’est un thème qui revient toujours hanter nos discussions de comptoir, à intervalles irréguliers. Et Rolland Courbis est bien placé pour le savoir. Le plus loquace des coachs de Ligue 1, commentateur et chroniqueur à ses heures perdues, a eu le temps d’aborder, d’épuiser même, la matière. D’ailleurs aujourd’hui, en conférence de presse, il joue la carte de l’humour : « Je ne vois pas de qui vous voulez parler. » Humour peut-être, mais surtout la meilleure manière de camoufler son contentement excessif. Ça fait au moins six ans qu’il en parle. Et aujourd’hui, il l’a enfin sous ses ordres.

Fascination


Été 2010, les vuvuzelas bourdonnent jour et nuit dans nos oreilles, Rolland Courbis s'est séparé une première fois de Montpellier et a passé quelques semaines en prison. Jusque-là, rien d’anormal. Si ce n’est que l’on retrouve le fumeur de gitanes sur nos écrans un soir sur deux durant le Mondial sud-africain. Et c’est d’ailleurs l’une des premières fois qu’il évoque Yoann, qu’il explique comment lui le ferait jouer s’il était sélectionneur, qu’il le défend, et ce, à la surprise générale et face à un Éric Zemmour dubitatif : « Pour moi, ce n’est pas un attaquant, Gourcuff. Pour moi, c’est un numéro 8, relayeur, qui devient 10 quand nous avons le ballon. Donc il accepte de jouer à un poste qui n’est pas le sien. » Un cri du cœur.

Youtube

Depuis ce jour, que ce soit sur RMC ou bien n’importe où, c’est un sujet de prédilection pour Rolland. Une sorte de fascination. Une source d’inspiration pour ses vannes. Novembre 2010 : « Gourcuff, c'est un magicien, il arrive même à se faire disparaître du terrain. » Toutes les raisons sont bonnes pour en parler. Surtout pour en dire du bien quand il est dans le dur à Lyon. Septembre 2011 : « C’est un garçon qui a perdu ses jambes, sa confiance en lui. Maintenant, en étant bien dans ses jambes, il ne peut qu’être bien dans sa tête. Ça n'est pas seulement un petit plus pour Lyon, ça sera probablement une énorme plus-value. » Et puis, il est aussi un des seuls à lui glisser des mots doux en période de rémission. Novembre 2011 : « Il doit redevenir ce joueur talentueux. » Avec plus ou moins d’enthousiasme. Juin 2013 : « Si Gourcuff ne saisit pas sa chance, ce sera fini. » Avant de finalement l’affronter, en tant qu’entraîneur de Montpellier, et de s’en prendre deux dans les dents fin 2014.

Séduction


Ce coup de poignard marque un tournant dans l’esprit de la « Grande Gueule » . Fini les tentatives pour l'amadouer. Place à de la drague en bonne et due forme. Rolland Courbis aime les artistes dans son genre et ferait tout pour l’attirer à Montpellier. Il multiplie les appels du pied, parfois relou, dans la presse. Il rend visite à Yoann et sa chérie Karine, pas jalouse, à Saint-Raphaël cet été. Il l’appelle, lui laisse des messages, lui pose même un ultimatum - « le mercato se termine le 31 août, il a encore trois semaines pour se déplacer vers nous, la balle est dans son camp » - qui résonne comme un all-in sentimental. Et puis, l’histoire se répète, encore une fois. Rolland se sépare de Montpellier. Rolland veut se reposer. Et puis finalement, Rolland ressurgit de nulle part pour tenter sa chance, sur un coup de tête, du côté du… « C’est quoi déjà le nom du stade » … Roazhon Park. Et autant dire que ce n’est pas pour l’armoire à trophées du Stade rennais.


Non, c’est surtout que Rolland a enfin trouvé la parade pour se rapprocher de sa proie, discret, serein, sans éveiller les soupçons plus qu’ils ne le sont déjà. Dans L'Équipe, il plaide par exemple le hasard : « C’est un concours de circonstances et une coïncidence qui me fait marrer. » Personne n'est dupe, et pourtant, jamais, au grand jamais, il ne laisse transparaître son bouillonnement interne : « Il est dans le groupe, il va assez bien, je réfléchis encore 24 heures sur des choses qui me paraissent encore plus importantes que la situation de Yoann. » S’il ne l’a pas fait jouer depuis son arrivée, c’est parce qu’au fond de lui, il aimerait l’avoir en pleine forme à ses côtés. Pouvoir le faire jouer plus de deux matchs consécutifs, chose qu’il n’a pas réalisée depuis plus d’un an. Il aimerait aussi pouvoir l’associer à Quintero, histoire de le faire jouer à son vrai poste, en relayeur. Et pourquoi pas lui servir de tremplin pour un retour en Bleu. La boucle serait enfin bouclée et il n'aurait plus jamais à en parler.

Par Ugo Bocchi

Dans cet article

Le Baldé Vampire Niveau : Ligue 2
Alors je sens qu'on s'en carre complet, mais pour le coup sur la vidéo Zemmour est tout sauf "dubitatif". C'est simple je l'ai jamais vu autant d'accord avec quelqu'un. Soit tu t'es trompé de mot Ugo, soit faut t'acheter un dico!!
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Météo de chien errant + propension à serrer la défense d'Angers + attaque en mousse de Rennes = 1-0 bien crade pour Rennes, suite à but sur contre favorable (le genre de but ou on a des doutes sur l'identité de l'homme qu'il l'a inscrit).
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Je ne sais pas si cela est dû l’élargissement des effectifs professionnels (il fut un temps ou l'entraîneur devait coucher 16 noms au maximum sur la feuille de match ; de nos jours, je ne les compte même plus, ils sont 22 au minimum), mais j'ai l'impression que nombreux sont les joueurs qui disparaissent de la circulation pendant de longues périodes, à la manière de Gourcuff.

M.Martin, Menez, Ribéry, Nasri, Grenier, M'vila plus anciennement Kapo...et je ne parle que des français.

Je me demande si l'explication ne réside pas dans le fait que, plus que des blessures physiques, ces Messieurs ne font pas de longues dépressions qui les empêchent de jouer.La blessure existe...Mais ils n'ont plus envie de reprendre.C'est vrai, il y a l'argent qui suit...Mais malgré cela, je trouve que la plupart des joueurs ont un regard étrange pendant les entretiens par exemple.Comme si ils avaient en permanence envie de gerber, qu'ils ne sont pas à leur aise.
d equateur Niveau : DHR
Message posté par Cheric Zghemmfour
Météo de chien errant + propension à serrer la défense d'Angers + attaque en mousse de Rennes = 1-0 bien crade pour Rennes, suite à but sur contre favorable (le genre de but ou on a des doutes sur l'identité de l'homme qu'il l'a inscrit).


Salut, j'ai des petits problèmes de thunes, t'aurais pas les autres résultats s'il te plait ? (J'ai fait l'erreur de ne pas miser toute mon épargne sur ton pronostique -pardon, ta prédiction).
Message posté par Cheric Zghemmfour
Je ne sais pas si cela est dû l’élargissement des effectifs professionnels (il fut un temps ou l'entraîneur devait coucher 16 noms au maximum sur la feuille de match ; de nos jours, je ne les compte même plus, ils sont 22 au minimum), mais j'ai l'impression que nombreux sont les joueurs qui disparaissent de la circulation pendant de longues périodes, à la manière de Gourcuff.

M.Martin, Menez, Ribéry, Nasri, Grenier, M'vila plus anciennement Kapo...et je ne parle que des français.

Je me demande si l'explication ne réside pas dans le fait que, plus que des blessures physiques, ces Messieurs ne font pas de longues dépressions qui les empêchent de jouer.La blessure existe...Mais ils n'ont plus envie de reprendre.C'est vrai, il y a l'argent qui suit...Mais malgré cela, je trouve que la plupart des joueurs ont un regard étrange pendant les entretiens par exemple.Comme si ils avaient en permanence envie de gerber, qu'ils ne sont pas à leur aise.


En même temps c'est aussi un des effets de la surmédiatisation. #BorjaValero

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