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Coupe d’Italie : la coupe en carton ?

Stades quasiment vides, équipes réserves alignées, blessures inutiles… Cette année, encore une fois, la Coupe d’Italie a plutôt l’air d’une corvée qu’autre chose pour les clubs italiens. Pourtant, les quarts de finale qui auront lieu cette semaine ont de quoi faire rêver. Enquête sur un paradoxe à l’italienne.

Juventus-Roma ce soir. Napoli-Inter demain. Milan-Lazio jeudi. Trois affiches, complétées par un plus modeste Chievo-Sienne, qui font des quarts de finale de la Coupe d’Italie des affiches aussi alléchantes qu’attendues. Pourtant, qu’on se le dise, la bien-nommée Tim Cup est loin de faire l’unanimité en Italie. Et il n’y a qu’à regarder les chiffres pour s’en convaincre. Les huitièmes de finale ont, en tout et pour tout, ramené 103 834 personnes au stade. Soit une triste moyenne de 12 879 par rencontre. Très peu, surtout si l’on considère que toutes les affiches se sont disputées dans des grands stades, de San Siro au Stadio Olimpico. La palme revient sans conteste au Milan-Novara de mercredi, qui a ramené 1 920 âmes en peine à Giuseppe Meazza. On est loin, très loin, des huitièmes de finale de Coupe d’Allemagne, qui ont ramené 36 809 supporters de moyenne par match, dont cinq qui se sont disputés à guichets fermés. Mais alors, quel est le problème ? En réalité, en Italie, la Coupe a véritablement perdu de sa valeur au fil des années. Déjà, par son enjeu. Les Italiens ne sont pas franchement attachés à l’Europa League, comme les dernières saisons ont pu le prouver. Or, la carotte de la Coupe d’Italie, c’est une place en barrages de l’Europa League. Pas forcément attrayant pour des équipes qui visent clairement la Ligue des Champions via le championnat

Football virtuel

Mais le faible enjeu n’est pas le seul facteur « discriminatoire » pour la Coupe d’Italie. En effet, le très sérieux quotidien La Repubblica explique qu’elle est même en train de devenir un exemple de « football virtuel » . La semaine dernière, pendant que les 1 920 tifosi se gelaient les miches par -5°C à San Siro, 2,7 millions de téléspectateurs regardaient ce Milan-Novara en direct sur Rai2. Or, pour la chaîne nationale, il s’agit là d’une véritable satisfaction, puisqu’elle paye 12 millions d’euros par an pour les droits télévisés de la Coppa Italia, seule compétition dont elle conserve l’exclusivité (avec les matches de la Nazionale). Qui dit gros contrat, dit forcément exigence de la part de la Rai. C’est pour cela que les matches se disputent en soirée, pour être conforme à la grille des programmes et réunir le plus de téléspectateurs. Tout cela aux dépens de l’ambiance, puisque, en plein hiver, les supporters n’ont pas franchement envie d’aller au stade pour voir une équipe-bis s’imposer contre un club de Serie B. Car, en vrai, c’est ce qui se passe chaque année. « La télévision tente de masquer les stades vides. Mercredi dernier, lorsque Radovanovic a égalisé pour Novara, les caméras ont filmé une poignée de supporters en train d’exulter » souligne La Repubblica. On appelle ça un cache-misère.

Petits poucets en perdition

Autre explication aberrante de ce manque d’intérêt pour la Coupe d’Italie : le calendrier. Du grand n’importe quoi. Les premiers tours se disputent pendant l’été, et les grosses équipes de Serie A n’entrent dans la compétition qu’au mois de janvier. Les quarts de finale ont lieu une semaine à peine après les huitièmes, tandis qu’ensuite, il faut attendre près d’un mois et demi entre la demi-finale aller (8 février) et demi-finale retour (21 mars). Quant à la finale, elle a lieu deux mois après la demi-finale retour, soit le 20 mai. On l’aura compris : la Lega Calcio essaie surtout de caser la Coupe dans les trous du calendrier. Pourtant, l’Italie est un pays où, contrairement à l’Angleterre et la France, il n’existe pas de Coupe de la Ligue. Il devrait donc y avoir plus de temps pour donner une meilleure visibilité et une plus grande cohérence à cette compétition. Et puis, il y a le scandale des « petites équipes » . En Italie, tout est fait pour que les clubs de Serie C et de Serie B soient éliminées le plus tôt possible. Ces derniers, s’ils parviennent à se hisser miraculeusement jusqu’aux huitièmes, iront de toutes façons affronter l’un des cadors de la Serie A à l’extérieur. Conséquence : la dernière fois qu’un club de division inférieure a accédé aux quarts de finale, c’était Arezzo, alors en Serie B (désormais en Serie D), en 2006. Autant dire que pour les fables des petits poucets, c’est raté.


Tradition et turn-over

Enfin, dernier point, la tradition. Contrairement à l’Angleterre, l’Italie n’a jamais donné une forte importance à la Coupe. « En Angleterre, la situation est complètement différente. La fascination pour la FA Cup vient du fait que plus de 500 équipes y participent et que le tirage est intégral. Le temps et la tradition lui ont donné de l’importance, tandis qu’en Italie, la Coupe est un peu une solution de repli. Et en Angleterre, la télévision n’est pas le patron absolu  » assure Franco Baldini, directeur général de la Roma, qui a travaillé outre Manche de 2007 à 2011. De fait, jusqu’aux quarts, et même jusqu’aux demi-finales, il n’est pas rare que les entraîneurs profitent de la Coupe pour faire du turn-over. Ainsi, la semaine dernière, des joueurs comme Viviani, Cicinho (Roma), Salifu (Fiorentina), Cavanda (Lazio), Rosati (Napoli), Poli (Inter), Sampirisi (Genoa) ou encore Inzaghi (Milan AC) ont eu l’occasion de disputer, à peu de choses près, leurs premières minutes cette saison. Or, il faut souvent attendre la finale (et encore) pour voir une équipe-type et un stade plein (et encore-bis). Les trois jours qui viennent vont permettre de réaffirmer, ou non, cette tendance. Les Juve-Roma, Napoli-Inter et Milan-Lazio sont des affiches qui devraient remplir les stades. Oui... Sauf si les techniciens jugent que les matches du week-end ont plus d’importance. Question de priorités.

Eric Maggiori
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